Si vous n'avez jamais touché à l'un des innombrables WarioWare déjà sorti sur GBA, DS ou Wii, le concept de mini-jeux hystériques vous passe peut-être complètement au-dessus de la tête. Rappelons donc le principe : là où les mini-jeux d'un Mario Party sont enrobés d'un jeu de l'oie virtuel, tranquille, à découvrir posément entre amis, WarioWare joue la carte de la surenchère, du speed à tout prix, des « micro-jeux » absurdes qui ne durent jamais plus de quelques secondes.
Aussi rapide que stupide
Le but n'est pas de gagner, mais de perdre le plus tard possible. Et pour ça, il faut moins faire preuve de dextérité que de rapidité d'esprit. Mettre des doigts dans un nez, écraser des insectes ou faire traverser un gué à Mister Game & Watch : vous n'aurez qu'une fraction de seconde pour comprendre les règles, avant de vous faire submerger par l'avalanche de micro-jeux.
Do It Yourself ne déroge pas à la règle, il propose 5 séries de 18 jeux chacune, qu'on débloquera jour après jour (ou en bidouillant le calendrier interne de sa DS si on est un vil tricheur). Toujours aussi rapides, toujours aussi hystériques, toujours aussi idiots, ils occuperont quelque temps les fans du genre.
Mais peut-être pas suffisamment longtemps pour les contenter, quand on se souvient que les WarioWare classiques proposent au moins deux fois plus de contenu. C'est-à-dire que l'intérêt de Do It Yourself, et nos amis anglophones et/ou punks l'auront compris, se situe ailleurs.
Fais-le toi-même
Cet « ailleurs », c'est le Studio. Là, il est possible de créer ses propres jeux, avec son imagination et un brin de talent, pour seules limites ! L'outil est extrêmement puissant, rien n'empêche de créer n'importe quel micro-jeu, de qualité égale (voire supérieure, pour les plus doués !) aux jeux originaux.
Bien sûr, histoire de rendre l'outil accessible au plus grand nombre, l'interface est particulièrement « farce », et les habitués d'outils dits « sérieux » risquent d'avoir du mal à s'y retrouver dans un premier temps. Pour autant, impossible de faire l'impasse sur les innombrables tutoriels. Ceux-ci sont présentés sous la forme de dialogues entre Wario et Penny, son assistante, et malgré l'humour (un peu affligeant) de la chose, autant dire qu'ils sont longs.
Très longs. Trop longs pour un jeu comme WarioWare, habituellement synonyme de vitesse et de pression permanente. On n'insère pas un WarioWare dans sa console en espérant se taper des heures de dialogues, et pourtant, il faudra en passer par là pour débloquer toutes les fonctionnalités.
Faites vous-même cet intertitre
Ajoutez à cela un mode Jobs, qui permet de compléter des mini-jeux créés par Wario himself, game designer brillant s'il en est, mais malheureusement dépourvu de tout talent de graphiste. C'est donc à vous qu'il incombe de dessiner les petits personnages qui viendront animer ses jeux bonus.
N'oublions pas non plus le mode Dojo ! Une sorte de tutoriel interactif pour apprendre en douceur, où le joueur est mis devant un mini-jeu incomplet et une consigne en forme de casse-tête, et où il est chargé de créer les « scripts » nécessaires afin de les rendre jouables. Bref, Do It Yourself n'est pas avare en contenu, mais on aurait clairement aimé, pour les joueurs ne voulant pas se prendre la tête, plus de mini-jeux inédits.
Nouveautés sur La Wii n’est pas épargnée
WarioWare Do It Yourself, c'est aussi un mode en ligne permettant de jouer sur sa Wii ou de télécharger de nouveaux micro-jeux. Si vous voulez connaître notre avis sur WarioWare DIY Showcase sur Wii, envoyez un chèque en blanc à la rédaction ou reportez-vous à notre article sur les sorties WiiWare de la semaine.
points positifs
- Le Studio qui permet de créer ses propres jeux
- Les outils et différents modes correctement inscrits dans l'univers délirant de Wario
points négatifs

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