Avec ce troisième volet, Epic Games met un terme à une saga qui aura défini, plus que toute autre, ce qu’un joueur est en droit d’attendre d’un titre d’action sur cette génération de console. Aussi bien pour la campagne (mode solo qui n’en est pas un, puisque la coopération est au cœur du jeu) qu’en mode multijoueur.
Partie de campagne
Pour la campagne, ce Gears of War 3 améliore les acquis. Visuels pour commencer. Les décors sont plus variés, vous aurez ainsi moins l’impression d’avoir à faire à un pack « speleo in hell ». Les effets d’explosions, de feu, etc. sont vraiment beaux, sans pour autant, renvoyer GoW 2 au rang d’ancêtre.
En termes de jouabilité aussi, on progresse également. La prise en main est plus nerveuse, plus précise aussi. Même si on râlera encore et toujours quand une pression du bouton A mal maîtrisée fera passer Marcus par-dessus sa couverture plutôt que de l’y coller. Oui, le shoot and cover est toujours d’actualité, systématique ou presque, robotique, quasiment, entraînant parfois un léger sentiment de lassitude.
Dijavou
Car dans Gears, comme toujours, tout se règle l’arme en main, ce qui ne peut que provoquer, au bout de trois épisodes et malgré de nouvelles armes et ennemis, un léger sentiment de « déjà-vu », comme disent les Français. Une impression qui laisse parfois la bouche pâteuse. On met alors le jeu en pause et va se chercher un verre. Du lait pour moi, merci.
Ce qui dérange un peu plus, en fait, une fois la campagne terminée, bien mieux rythmée que précédemment, notamment grâce à des petites cinématiques, c’est l’impression de ne pas avoir eu de vrais combats épiques. On y repense et on ne revoit que des scènes du 2. Même le combat final est assez vite expédié… finalement. Il faudra se lancer corps et armes en niveau de difficulté Vétéran, voire Dément, pour ne pas avoir l’impression d’avoir traversé une conclusion, où la dose d’adrénaline n’est pas toujours à la hauteur.
Epic et pique et collegrame
Sans doute la faute à des coéquipiers, trop efficaces parfois, quand ils sont gérés par l’IA. Ils ne se gêneront pas pour achever ce Locuste que vous vous étiez gardé pour la bonne bouche, n’hésiteront pas à nettoyer la zone, quand vous faiblissez, ou s’empresseront de vous relever quand vous mettez un genou en terre, vous évitant de recommencer une longue et difficile progression. Le mieux est de les remplacer par un, deux ou trois amis, c’est comme ça que la campagne prend toute sa saveur. C’est comme ça que vous vous préparez au multi.
Passe à la maison, on va tous les buter
La vraie saveur de ce Gears of War 3, c’est son multi. Commençons par la Horde cuvée 2011. Si on en connaît le principe : des vagues d’ennemis toujours plus puissants et nombreux déferlent, vous devez les annihiler sans mourir, cette version est largement améliorée. Parce que, entre chaque vague, plus question de se regarder dans le blanc des yeux en se disant : « Fiou, on a eu chaud ».
Vous avez désormais des crédits, obtenus à chaque mise à mort, à dépenser pour fortifier des zones à coups de tourelles, de leurres, de barricades, etc. Jouable en solo, c’est évidemment à plusieurs qu’on appréciera de mettre en place des tactiques, de s’échanger des armes, des munitions, voire du pognon. Clairement notre préféré.
Une véritable bête !
Comme dans un miroir, en face du mode Horde, on trouve le Bestial. Vous êtes ici, un Locuste et devez tuer des humains. A vous de choisir la bonne Bête aux bonnes caractéristiques pour massacrer gaiement ces pauvres survivants. Pour le reste, on (re)trouve les modes Roi de la colline, Capture du leader, Zone de guerre ou encore Exécution, qui encourage les mises à mort hyper violentes, puisque ce sont les seules qui « fonctionnent ».
Les matchs à mort font leur entrée dans le monde de Gears, avec un nombre limité de vies par équipes. Cela implique forcément que le meilleur ou le plus chanceux se retrouve, en définitive, seul contre tous. Le palpitant devrait mériter son nom. A y avoir passé quelques heures – ça devrait pas s’arranger – tous ces modes multi font de Gears of War 3 un jeu qui mérite de conclure une saga Epic…
points positifs
- Histoire plus personnelle et bien goupillée
- Rythme mieux travaillé
- Gameplay affiné
- Modes multijoueurs très accrocheurs
points négatifs

test










![]() |
Utilitaires :
Votre PC est lent ? Téléchargez PC Speed Maximizer - Scan gratuit !
|
|


nos newsletters












agrandir la photo
