Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01men
01net Pro Entreprise informatique
Actualités
Tests
Vidéos
Sélection Jeux Vidéo
Télécharger
Bons Plans
Jeux gratuits en ligne

Dante's Inferno (Xbox 360)

  • test jeu vidéo Xbox 360 :  Dante's Inferno (Xbox 360)
  • test jeu vidéo PS3 : Dante's Inferno (Xbox 360)
Editeur : Electronic Arts     Développeur : Visceral Games
Electronic Arts vous invite à défier Lucifer et ses démons dans Dante’s Inferno : nettoyez l'enfer à la faux !
laisser un avis
Rage de Dante

Les psychopathes du beat’em all ne savent plus où donner de la tête ces dernières semaines, avec une déferlante de jeux où les concepts du Bien et du Mal sont traités avec ambiguïté. Des casse-têtes moraux que l’on résout en laissant éclater ses incertitudes, le nœud gordien étant fait pour être tranché avec vigueur. Dans le cas de Dante’s Inferno, c’est avec la faux de la Mort que le damné héros répond à ses questions métaphysiques. Le didacticiel, expédié en cinq minutes, permet de découvrir toutes les subtilités du dernier titre de Visceral Games.
Absoudre les âmes ou les plonger dans le plus profond des tourments, le choix est crucial pour Dante, un soldat envoyé sur le front de Jérusalem. L’opération militaire à laquelle il participe tourne en eau de boudin bénite, les otages dont il avait la responsabilité se faisant massacrer sans vergogne par ses zélés coreligionnaires. Trois mille morts sur la conscience, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour s’attirer les grâces divines, pas plus que la compassion de ses chefs. En plus, le vilain Dante trompe sa femme Béatrice, qui dans la foulée se fait trucider par un revanchard envoyé par les familles des otages. On a fait plus léger comme background, mais Dante’s Inferno se positionne comme une tragédie.

Al Dante
Inspiré par les poèmes L’Enfer du vrai Dante, le titre de Visceral Games propose de plonger dans les neuf cercles afin d’aller récupérer l’âme de Béatrice, devenue entre-temps la promise de Lucifer. Le royaume des morts vu par un studio américain pas vraiment caractérisé par sa subtilité de traitement graphique (souvenez-vous du gorissime Dead Space), c’est quelque chose d’assez hollywoodien et, en fait, de pas très effrayant.
La direction artistique a opté pour des environnements et une ambiance sadique et gothique, avec une forte dose d’organique à la Giger. Ceux qui se sentaient mal devant les humanoïdes déformés de Dead Space rebrousseront rapidement  chemin : Dante’s Inferno joue quasi-exclusivement sur ce registre pour mettre le joueur mal à l’aise. Bébés carnassiers, obèses vomissants, catins étripées constitueront l’ordinaire de vos journées de fabricant industriel de steak haché avarié. Pas pour les végétariens, donc, sans parler des rivières de sang où se prélassent des cadavres plus ou moins putréfiés. Bref, pour Visceral, l’enfer est organique, sexuel (ne pas jouer près des plus jeunes !) et finalement conventionnel, proche des films d’horreur et des tableaux de Bosch. Plus judéo-chrétien, tu meurs.

Dante occulte
Dante est tout à fait à son aise en ces lieux où la lumière ne brille pas (pensez d’ailleurs à pousser la luminosité de votre écran), avec son costume cousu à même la peau et son Opinel taille XXL. Un Croisé énervé en Enfer, ce n’est pas ce qu’il y a de plus finaud et, comme expliqué plus haut, c’est en moissonnant des âmes que le rebelle repenti augmente sa puissance. La plupart s’obtiennent pendant les phases de combat, où vous pouvez choisir l’absolution ou la damnation. A noter que dans le premier cas, la manipulation est un poil plus compliquée.
Selon l’orientation choisie, Dante acquiert alors des pouvoirs divins ou maléfiques supplémentaires, comme des nouveaux coups ou des sortilèges. Pour simplifier, on dira que le Mal, ça fait mal, et que le divin protège. A vous de voir selon votre façon de jouer. On remarquera également qu’il n’y aura aucun changement d’arme ou d’armure pendant l’aventure, la partie équipement se bornant à des amulettes octroyant quelques juteux bonus.

Œil pour œil, Dante pour Dante
La prise en main de Dante n’est pas compliquée lors des combats, les combos demandant un nombre réduit d’entrées de touches. Plus que de Bayonetta ou Devil May Cry, on est très proche de God of War, avec des attaques balayant tout l’écran et faisant trembler le sol. Dante n’est pas une demi-portion et utilise sans rémission ses muscles pour décapiter à tout va des créatures bien plus grosses que lui. Les boss de fin de niveaux sont tous gigantesques, bien animés et modélisés avec soin. On regrette en revanche qu’ils ne soient pas très originaux dans leurs attaques, la plupart se contentant de frapper le sol avec leurs poings pour écraser le teigneux moucheron que vous êtes. Pour les vaincre, ouvrir l’œil et avoir un minimum de réflexes suffit : des quick time events font souvent office de mise à mort. Dommage que la lisibilité ne soit pas optimale sur ce point.
L’animation du héros est bonne, bien qu’on ait vu plus fluide, notamment sur le plan des esquives, un peu raides à notre goût. La caméra, bien qu’entièrement fixe, n’handicape en aucun cas les combats ou les déplacements car son positionnement est toujours judicieux. La bande-son est sujette à caution, avec un mixage assez pénible pour les tympans : on entend plus les gémissements des damnés que les parties orchestrales.

Le Bien, le Mal
Dante’s Inferno est une superproduction à l’américaine, avec sa mise en scène convenue mais techniquement irréprochable, ses clichés scénaristiques et sa volonté fébrile d’en mettre toujours plus dans les rétines du joueur. Le titre n’est pas bien méchant, tout au plus s’avère-t-il enquiquinant lors de certaines phases de plates-formes. Et les rares puzzles ne vous claqueront pas le cortex. Parfait pour les joueurs occasionnels qui, après une dizaine d’heures, pourront lire l’épitaphe de ce titre dont on sait déjà qu’il aura une suite et du contenu téléchargeable. Pour le gamer accompli, une journée suffira jusqu’au face à face contre Lucifer, si l’on fait preuve de courage devant le manque d’équilibre de certains boss.
Six heures à presser des boutons comme un forcené, dans un dénuement total de subtilité, ça peut toutefois paraître long… Sans compter qu’aujourd’hui la rejouabilité de Dante’s Inferno est très en-dessous de celles de Bayonetta et de Devil May Cry. Un bon jeu grand public, avec ses limites et ses forces.

Votre note :  
Passez votre souris sur une étoile puis cliquez
imprimer
test
partager sur Viadeo
partager sur Facebook
partager sur LinkedIn
partager sur Scoopeo
partager sur Technorati
partager sur Digg
partager sur Delicious
partager sur Google
partager sur Myspace
partager sur Yahoo!
Nod32 Antivirus
Sécurité totale contre toutes les menaces connues et inconnues !

Navigateur Internet
Découvrez vite la version d'Internet Explorer 9 avec Omar et Fred !
Service 01net
Newsletters 01net
abonnez vous gratuitement !
Téléchargement
Voir le dernier numéro