Si l'on insiste si lourdement sur la filiation de Torchlight et de Diablo, c'est qu'une partie de l'équipe de Runic Games a présidé à la naissance de la saga Diablo du temps de son passage chez Blizzard North. Autrement dit, ce ne sont pas des débutants, leur curriculum explique une bonne partie des similitudes entre les deux titres.
Et le prix de l'innovation va…
A quelqu'un d'autre. Pour qui a joué à Diablo et aux jeux Blizzard en général, le changement de bain se fait sans aucune douleur, à température ambiante. On retrouve grosso modo les points forts des titres du papa de Warcraft. On crée son personnage, sans trop de personnalisation, juste le choix entre trois classes (le guerrier, le voleur ou le mage) et on donne un nom à son animal de compagnie, qui peut être un chat ou un chien. Pourquoi pas un ragondin ? Voilà une question d'une brûlante pertinence.
Torchlight, c'est le nom du bled
On débarque ensuite dans Torchlight, une ville minière où bizarrement personne ne s'appelle Charles Ingals, sans doute est-ce un premier signe de qualité. Dès lors, on se déplace comme d'habitude du bout du pointeur. Après quelques excursions dans les mines pourries de démons et autres gobelins, on monte vite en niveau avec des jolis effets de lumière. On répartit alors des points entre force, adresse, magie et résistance.
On doit également faire son choix parmi un arbre « technologique » de pouvoirs, répartis en trois sections. Pour le guerrier, on trouve Berserker, Titan et Spectral. Les sorts qu'on y trouve permettent d'obtenir des attaques plus puissantes, d'accéder plus rapidement à des armes de niveaux supérieurs, etc. Pour l'inventaire, qu'on remplit rapidement, on jongle avec trois onglets, pour le matériel, pour les sorts et pour les poissons.
Non pas 60 millions mais 2 amis
Le poisson qu'on pêche à ses moments perdus peut être donné à manger à son animal de compagnie, qui se transforme alors en araignée géante ou en d'autres bestioles selon le poisson refourgué. Car l'animal de compagnie n'est pas juste là pour décorer, il est capable d'ingurgiter tout cru certains ennemis et d'en faire une belle descente de lit. Il possède également son inventaire et peut d'ailleurs, à votre demande, vous laisser continuer l'aventure seul un moment pour aller en ville vendre tout son paquetage avant de revenir vous assister. Il possède aussi des emplacements pour des bagues d'amélioration et un collier.
Triple loot
Et des colliers, des armes, de l'or, des potions et des scrolls de portail et autres, vous en trouverez plus qu'à votre tour à force d'écraser, de dépecer, d'anéantir un bestiaire varié et complet, du squelette en chaussettes jusqu'aux Ents enragés. De retour à Torchlight, la ville, vous pourrez même, en plus de tout revendre, faire enchanter des armes ou les doper avec des gemmes. C'est aussi à Torchlight que vous dégoterez de nouvelles quêtes. Classique ! Très rapidement, on se retrouve à remonter des profondeurs des armes rares voire uniques, qu'on prendra alors soin de planquer dans l'un des coffres qu'on laisse en surface.
Un petit quelque chose
Si Torchlight n'est pas vraiment original, si l'histoire a des petits côtés de déjà-vu, presque rassurant, à coups de matière étonnante dotée de pouvoirs étranges et pas forcément sains, l'Ember, ce hack'n slash des familles a néanmoins un vrai pouvoir de séduction, de vrais bons points, comme le système de célébrité qui, même en solo, pousse au levelling, une superbe réalisation, des graphismes plaisants qui font parfois un peu penser à World of Warcraft (WoW), une musique tout à fait convaincante même si on a noté à un moment un petit défaut d'ambiance. Imaginez une descente aux Enfers entourés de monstres à pourfendre avec un morceau de piano-bar en guise d'accompagnement…
Mais la vraie force de Torchlight, c'est un gameplay d'une précision et d'une efficacité redoutable qu'on ne trouve pas sous le sabot d'un centaure. Mélange parfait de clics effrénés de souris, de bouton droit pour lancer un sort ou une attaque spéciale et d'une interface qui fait penser à celles des MMORPG, notamment WoW.
Passage du temps oblige, à côté des jauges de vie et de mana, rouge pour l'une, bleue pour l'autre, on trouve dans la barre, en bas d'écran, une interface un peu mieux finie et plus pratique. Il est possible d'attribuer une série de coups spéciaux, d'attaques puissantes, de sorts de destruction ou de soins aux touches de 1 à 9.
Torchlight allume le feu
Bref, ce jeu est sans aucun doute un digne successeur de Diablo 2, qui fera plus que passer le temps en attendant la sortie du troisième épisode de la saga. Il tient grâce à son héritage, à ses références, mais il tient aussi pour lui seul. On y plonge avec plaisir et, à ce prix, il est vraiment difficile de lui reprocher quoi que ce soit de lourd. Certes, on note l'absence de mode multijoueur, pour l'instant, ça arrive. Certes, les boss se tuent presque aussi facilement que leurs sbires, mais l'aventure enchante, on ne demande pas mieux.















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