Les développeurs de Relic Entertainment et de Company of Heroes en particulier, doivent sûrement être fans du feuilleton Band of Brothers de Stephen Spielberg. Dans les grandes lignes, ce second stand alone (extension ne nécessitant pas la possession du jeu original) prolongeant la vie de l'émérite jeu de stratégie en temps réel, en est un peu une transcription en jeu vidéo.
Parachutistes britanniques et Panzers allemands sont ici à l'honneur car le jeu change de braquet pour se concentrer davantage sur l'action plutôt que sur la stratégie pure. Les ressources du jeu, points de commandement, munitions et essence ne changent pas, au contraire du mode de récolte!
Récolter ce que l'on sème...
Finie la guerre de tranchées ou plus exactement la capture de portions de territoire qui ramène des ressources, le plein se fait au fur et à mesure de la progression en éliminant les ennemis et leurs positions stratégiques. Pour un soutien aérien il faut par exemple 100 points de munitions. De deux choses l'une, soit vous avez la chance de tomber sur une réserve de munitions, soit vous faites tomber suffisamment d'adversaires pour refaire le plein. Parfois, il faudra ratisser la carte pour pouvoir s'en sortir. Si vous aimez les expéditions punitives, vous allez être servi!
Prends-toi en main!
L'autre «grande» innovation qui fait pencher la stratégie du côté action-tactique est le contrôle direct des unités encore appelé «direct fire». Ce dernier permet de pointer précisément non pas l'escouade ou le peloton que l'on souhaite attaquer, mais bien l'unité en particulier que vous avez décidé de réduire au silence! C'est aussi le joueur qui décide de la cadence de tir car les armes mettent plus ou moins de temps à se recharger. Bien utilisée, cette faculté de prendre directement les choses en main se révèle plaisante, mais pas forcément plus efficace qu'une sélection classique. Du coup le direct fire ne modifie pas profondément la jouabilité même si contrôler la tourelle d'un Tiger a effectivement de quoi réjouir le guerrier qui sommeille en nous.
C'est ton destin!
Grand conflit, grands moyens, grandes désillusions et destructions, grands exploits mais vus par le petit bout de la lorgnette, voilà toute l'ambition de Tales of valor. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas là un reproche, bien au contraire. C'est qu'on finirait presque par s'attacher à ce capitaine de char allemand ou à ce parachutiste anglais. Et ce d'autant que vos troupes peuvent dépenser des points pour améliorer leurs capacités au combat au fur et à mesure qu'elles remportent des batailles.
Comme dit d'un ton «épico-pompeux» le prologue d'une des missions: «Un, ce n'est pas grand-chose mais un seul parfois, fait la différence!» En réalité ce n'est pas un seul mais le maximum de combattants que vous devrez préserver car effectivement, le nombre étant parfois réduit, chaque homme compte. Mais c'est le prix à payer pour vous sentir un vrai héros, d'avoir repoussé avec un seul char ou un maigre peloton, cinq assauts ennemis!
En multi, aussi!
Dans la bataille, le multijoueur n'est pas oublié par ce nouvel épisode. Au programme on trouve ainsi quelques unités nouvelles mais aussi et surtout de nouveaux modes de jeu. Un mode coopératif réunissant jusqu'à quatre joueurs contraints de s'entraider et de s'entendre pour repousser des vagues d'attaques successives sur leur position est ainsi proposé.
On croyait Company of Heroes au bout du rouleau et voilà qu'il renaît de ses cendres. Même si, c'est inévitable, il va bien falloir penser à renouveler un peu plus profondément la série un de ces quatre. Nous serons là, encore debout, toujours vaillant, héroïque, pour surtout ne pas rater ça!
points positifs
- Toujours d'excellentes bases tactiques.
- Des missions aux petits oignons.
- Nouveaux modes multijoueurs.
points négatifs

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