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Prise en main Sagemcom Spiga
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Nous avons testé le Spiga, un mini netbook doté d'un écran XGA de 4,8 pouces et hautement communiquant (Bluetooth, Wi-Fi et 3G+).
Note de la rédaction
Avis des utilisateurs
Prise en main
Un mini netbook très communicant
Petit, voire carrément minuscule, ce PC est pourtant assez bien équipé ! Mais est-il vraiment utilisable ?
Xavier Regord 
le 08/12/2009 à 18h40
note de la rédac 
la promesse
Avec le Spiga, Sagemcom propose « le plus petit PC du monde », c'est du moins ce que le constructeur affirme haut et fort. Si nous n'avons pas cherché sur le Web une machine encore plus petite afin de vérifier cette affirmation, force est de constater que ce PC est effectivement minuscule et que son équipement est à l'image de ce que l'on trouvait - il y a deux ans - dans les premiers netbooks (voire même mieux sur certains points). Au moment de l'annonce du produit, il y a un mois, un seul doute trottait dans nos têtes : la machine va-t-elle être vraiment utilisable, compte tenu de son mini-écran XGA et de son format, qui - nécessairement - a du exiger quelques sacrifices en termes d'ergonomie et d'équipement ? Pour le savoir, nous avons testé le Spiga. Voici nos conclusions.
la réalité
Revenons un peu dans le passé. Il y a deux ans, Asus lançait le premier netbook, son Eee PC. Outre le fait qu'il fonctionnait sous Linux afin de baisser au maximum le prix de la configuration (299 € à l'époque), il intégrait un écran de 7 pouces (800 x 480 pixels), un disque dur SSD de 4 Go, du Wi-Fi b/g, un processeur Celeron cadencé à 900 MHz et 512 Mo de mémoire. Le tout affichant une autonomie de 3 h 30 min environ pour un poids de 920 grammes et des dimensions de 22,5 x 16,5 x 3 cm.Un mini netbook
Ce qui apparaissait comme un « UPNI » (Ultra portable non identifié) à la fin de 2007 est devenu aujourd'hui un type d'ordinateur portable à part entière, à destination des nombreux utilisateurs nomades qui ont des besoins somme toute assez limités lorsqu'ils sont en déplacement : accéder au Web et à leur messagerie électronique, regarder des films, écouter de la musique, jouer (à des jeux basiques !), etc.
Avec son format mini, le Spiga de Sagemcom n'est pas une nouvelle étape dans l'évolution des netbooks, qui ont - au contraire - plutôt tendance ces derniers temps à devenir de plus en plus grands (écran 12 pouces) et complets, ressemblant ainsi de plus en plus aux ultraportables et aux portables « classiques ». Il s'agit juste de revenir au concept de base en poussant la miniaturisation à l'extrême. On obtient du coup une sorte de mini netbook, avec tous les avantages et les inconvénients que cela implique.
Petit mais complet
Malgré son format plus proche du smartphone que du netbook, le Spiga ne manque pas de
cordes à son arc, à commencer donc par son format : 15,8 x 9,4 x 1,86 cm (presque deux fois plus petit que le premier netbook Asus à écran 7 pouces !), pour 315 grammes. Rappelons que les netbook actuels, à l'instar du HP Mini 110c, sont équipés d'un écran de 10,1 et mesurent environ 26 x 17 x 3 cm pour 1,10-1,20 kg. Ils sont donc presque équivalents à 4 Spiga fermés posés côte à côte ! Comme les premiers netbooks, le mini-PC de Sagemcom est doté de 512 Mo de mémoire, d'un disque dur SSD (mais de 8 Go au lieu de 4 !), d'une Webcam et du Wi-Fi b/g.
Il se différencie de ses ancêtres par quelques ajouts et modifications : processeur Intel Atom (1,1 GHz), Bluetooth, emplacement SIM pour carte 3G, et - surtout - un écran tactile minuscule de 4,8 pouces affichant une résolution plus haute : 1 024 x 768 pixels. Le tout fonctionnant sous le bon vieux Windows XP...
Il a fallu faire des sacrifices
Parmi les concessions que le constructeur a dû faire pour rendre possible ce format lilliputien, signalons le nombre minimal de connecteurs. Ainsi, outre les lecteurs de carte SIM (pour la 3G) et microSD (pour le stockage de données), on ne trouve qu'un connecteur mini-USB (un adaptateur USB classique est fourni), une prise casque (avec un connecteur spécial, pas de type jack !) et... c'est tout ! Pas de connecteur Ethernet (tout se passe sans fil !) ou de sortie vidéo (tout se passe sur le mini-écran !).
Quant au clavier, il est équipé - fatalement - de touches très réduites ! N'espérez pas saisir du texte aussi rapidement qu'avec un vrai clavier ou même qu'avec un clavier de portable « classique ». Ici, on se concentre sur ses deux index ou ses deux pouces (selon que l'on tienne le Spiga en mains ou posé sur une table) et, du coup, chacun fait de son mieux, sachant que les touches Shift et Control ne sont présentes qu'en un seul exemplaire et qu'il faudra jongler assez régulièrement avec la touche Fonction pour obtenir certains caractères spéciaux par exemple. Bon point, un bouton sert à activer / désactiver les trois modes de communication sans fil, ce qui est toujours bon pour optimiser la durée de vie de la batterie.
Attention les yeux !
L'inconvénient principal du Spiga réside dans le format minuscule de l'écran, qui entraîne deux problèmes : premièrement, il faut absolument 10/10 à chaque œil pour lire les données affichées en mode XGA (1 024 x 768 pixels) sur l'écran de 4,8 pouces (environ 12 cm) de diagonale. Ce défaut est compensé par le fait qu'un utilisateur habitué à Windows XP n'aura aucun mal à retrouver ses habitudes. Signalons d'autre part qu'une utilisation prolongée pourra engendrer une certaine fatigue visuelle. Heureusement, le problème se pose moins lorsqu'on surfe sur le Web. En revanche, ce qui pourra poser le plus de problèmes à certains est l'utilisation de l'écran tactile pour sélectionner certaines options dans des menus microscopiques. Si on peut « cliquer » sans trop de problème sur les icônes du Bureau à l'aide du doigt, il faut avoir recours au stylet qui accompagne le Spiga pour d'autres opérations qui demandent plus de précision.
C'est tout de même séduisant !
L'avantage principal du Spiga, on l'a vu, c'est sa portabilité maximale ! Et pour ne rien gâcher, la matrice LCD est de bonne qualité
est permet d'apprécier un film DivX en toute occasion : dans un train,
un avion, une voiture, ou dans son lit !
Autre bon point, la batterie a tenu plus de 4 heures, aussi bien en mode vidéo (visualisation d'un film DivX) qu'en mode bureautique (sur Internet, connecté en 3G).
Atom Inside...
Enfin, les performances globales du mini-PC sont bien sur limitées, l'Atom et les 512 Mo de mémoire aidant... Les applications ne réagissent pas vraiment au quart de seconde, même les plus simples. Cela reste toutefois supportable dans l'ensemble. Une fois le navigateur Internet lancé, la vitesse d'exécution dépend bien sûr de la qualité de la connexion Internet utilisée (3G ou Wi-Fi). Nous n'avons eu aucun souci pour regarder un film DivX depuis une clé USB, après avoir installé l'application VLC. Dernier détail, qui peut avoir son importance : après quelques dizaines de minutes d'utilisation, la température sous le Spiga atteint un maximum d'environ 54 degrés, ce qui est élevé. Pas de quoi se brûler, mais quand même...
le verdict
Sur le plan technique, le Spiga est une rareté intéressante, pour qui n'a pas le moindre problème de vue. Reste enfin l'éternel problème du prix ! A 499 €, sans abonnement 3G, le Spiga paraît assez cher, même si son format encore plus passe-partout que les netbooks et ses fonctions de communication pourront justifier son prix auprès de certains « geeks ». Bien que cela ne soit pas encore annoncé, l'appareil pourrait être proposé à un prix inférieur (299 € ?) par les opérateurs de téléphonie, couplé à un abonnement 3G. A suivre.
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