Mi-solaire mi-électrique, ce boîtier charge les batteries des appareils mobiles
Malgré un temps de charge un peu long au soleil, l'Apollo 2000 d'Oyama est l'accessoire de voyage indispensable.

Qui n'a pas déjà subi le désagrément d'un mobile entièrement déchargé alors qu'il n'y a pas de prise électrique à proximité? L'Apollo 2000 d'Oyama fait partie des quelques rares chargeurs actuellement disponibles sur le marché fonctionnant à l'énergie solaire. L'ultime solution pour ne jamais tomber en panne de batterie et, par la même occasion, faire des économies d'énergie? Nous avons testé ce produit pour le vérifier.

Contrairement à un produit qui serait commercialisé par un constructeur de mobiles en particulier, l'Apollo 2000 présente l'avantage d'être compatible avec la plupart des téléphones du marché, voire avec toute une série de matériels comme les casques Bluetooth, les baladeurs MP3, les consoles de jeux vidéo et les appareils photo. Seules conditions requises: que la connectique de ces produits soit relativement standard et que le voltage reste compris entre 5 et 5,5 volts.
Compatible avec de nombreux appareils
De dimensions raisonnables et assez léger (220 grammes), le chargeur d'Oyama est ainsi fourni avec neuf connecteurs qui le rendent compatibles avec des appareils dotés de ports Mini USB et Micro USB mais aussi avec la plupart des modèles des principaux constructeurs (LG, Nokia, Samsung ou Sony Ericsson).
Pour l'iPhone, pas d'embout fourni, le câble du mobile pouvant directement se brancher sur le port USB de l'Apollo. Une petite housse pour ranger chargeur et connecteurs est fournie par Oyama.
Il lui faut beaucoup de soleil...
Le fonctionnement du chargeur s'avère simplissime. Composé d'une batterie de type Li-polymer de 2000 mAh (environ deux fois celle d'un mobile comme l'iPhone), l'Apollo s'ouvre à la façon d'un livre, dévoilant deux panneaux solaires qu'il suffit de placer à la lumière pour débuter le chargement. Sous peine d'y passer la semaine, mieux vaut installer l'ensemble directement sous les rayons du soleil.
Le constructeur annonce une durée de six à huit heures pour recharger entièrement la batterie. Le ciel sans nuage de Tarbes, par 30 degrés, n'a pas suffit à cette mission. Le témoin de charge en façade n'annonçait en fin de journée que deux barres sur quatre. Conclusion: pour un fonctionnement exclusif à l'énergie solaire, mieux vaut s'y prendre à l'avance. En revanche, une fois l'Apollo chargé à bloc, sa capacité permet bien deux à trois utilisations (en fonction de la capacité de la batterie de l'appareil à recharger).
... ou une simple prise électrique
Dernière particularité de ce chargeur, très utile: il s'agit d'un produit hybride. Ceux qui habitent au-dessus de la Loire et qui n'ont pas forcément leur dose journalière de soleil apprécieront. L'Apollo est livré avec un adaptateur secteur et un câble USB. Il est donc possible de le recharger en le branchant sur une prise électrique standard, voire sur le port USB d'un ordinateur. Le temps de charge est alors beaucoup plus court (deux ou trois heures) et l'appareil d'Oyama se fait alors batterie de secours, un accessoire de voyage indispensable.
Seul regret, la housse fournie n'est pas assez grande pour contenir la batterie solaire, les embouts et le chargeur.

Peu coûteux, le chargeur Apollo 2000 d'Oyama présente de nombreux avantages qui font un peu oublier le temps important nécessaire à une recharge de type solaire. Tout d'abord, il est compatible avec bon nombre d'appareils grâce à un important jeu de connecteurs fourni. Ensuite, c'est un produit hybride: en plus de fonctionner à l'énergie solaire, il marche aussi à l'électricité. Enfin, la grande capacité de sa batterie permet de recharger jusqu'à deux ou trois fois un mobile.