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Prise en main Fujifilm FinePix F200EXR
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Si le FinePix F200EXR est clairement ce qui se fait de mieux en matière de gestion du bruit numérique, l'ergonomie, le boîtier et l'optique sont à améliorer.
Note de la rédaction
Avis des utilisateurs
Prise en main
Ce compact est le champion de la basse lumière, mais il oublie beaucoup de choses
Avec son nouveau capteur, Fujifilm montre son savoir-faire, mais le FinePix F200EX est pourtant très perfectible.
Adrian Branco 
le 07/05/2009 à 18h18
note de la rédac 
la promesse
Le fossé entre les compacts et les reflex est important: avec des capteurs plus grands et équipés d'optiques plus lumineuses que les compacts, les gros appareils à visée reflex sont intouchables, particulièrement en basse lumière. Or Fujifilm avait présenté, lors de la dernière Photokina de Cologne, en septembre 2008, une des innovations les plus intéressantes du salon dans le domaine des compacts: un capteur capable de shooter dans des sensibilités jusqu'ici interdites aux compacts. Nous avons pu tester le FinePix F200EXR, premier appareil de la marque à être pourvu de cette technologie, avec à la clef des résultats surprenants.
la réalité
Si le capteur est d'une génération totalement nouvelle, le boîtier du FinePix F200EXR n'est pas vraiment un modèle d'originalité esthétique. Sobre dans ses lignes, il l'est aussi par la couleur et la prise en main. Rien, dans son apparence, ne le distingue d'un autre appareil de la marque. On peut trouver que le design est un peu vieillot et qu'il aurait mérité des lignes un peu plus fraîches. Rien de bien grave toutefois.
Une ergonomie d'un autre temps
De bonnes choses, il y en a, mais nous commencerons par un petit carton orange pour l'ergonomie de l'engin. Quel fouillis! Entre les menus de menus et les sous-menus de menus, Fujifilm a un train de retard sur la concurrence du côté de la prise en main. Il faut parfois entrer dans un menu plusieurs fois si l'on veut modifier plusieurs options, car, à chaque fois, l'opération vous fait sortir du menu une fois effectuée. Pas d'icônes, pas de jolis effets de transition, le FinePix F200EXR est un guerrier spartiate dénué de tous sens de l'humour et de l'esthétique. Les ingénieurs de Fujifilm feraient bien de respirer un peu d'hélium et d'embaucher un bon graphiste.
Le roi du traitement numérique et des basses lumières
Soyons brefs, soyons clairs: le capteur du FinePix F200EXR est ce qui se fait de mieux pour la gestion du bruit numérique et les clichés en basse lumière. Un coup d'œil à la technique nous apprend que le capteur de 12 Mpix est doté de deux matrices autonomes de 6 Mpix, chacune étant chargée de travailler dans des sensibilités différentes. Comment cela se traduit-il dans les faits? Ce compact est le seul avec lequel nous ayons pu faire des photos nettes, de nuit, sans pied et surtout sans que les photos soient marquées par une granulation disgracieuse. Pour cela, nous avons laissé faire le mode EXR, qui détermine si l'appareil doit shooter en 12 Mpix ou dans un des deux autres modes en 6 Mpix, un pour les basses lumières, l'autre pour les hautes lumières, qui étend la plage dynamique et évite de trop brûler les blancs.
Mode HDR discrètement efficace
Le mode EXR de plage dynamique étendue (HDR) fonctionne, mais de façon plutôt discrète et au maximum de sa puissance seulement (800%). On récupère ainsi plus de détail, de «matière», dans les nuages notamment ou encore dans les vêtements blancs. Cela ne révolutionne pas la photo mais enrichit discrètement les clichés et rapproche les images de la perception humaine.
Le legs des pellicules, l'autofocus réactif et le grand-angle
Comme tout appareil Fujifilm qui se respecte, le FinePix F200EXR dispose d'un mode simulant les émulsions des pellicules phares de la marque nippone, pour des rendus «comme dans le bon vieux temps» – un bon vieux temps où il fallait payer à chaque fois que l'on faisait des photos (il faut parfois savoir casser le mythe de l'âge d'or). Côté optique, l'autofocus répond bien aux sollicitations, ce qui donne un appareil dynamique et facilement mobilisable. Quant à l'optique, le bon point est le grand-angle de 28 mm. Grand-angle qui cependant n'est pas exempt de reproches…
Oh, la belle ligne droi… euh, courbe!
A 28 mm, ce vilain bloc optique déforme vraiment un peu trop les lignes droites pour un appareil haut de gamme. Pourtant, à 25 mm, Samsung et Panasonic, par exemple, gèrent largement mieux ce problème. Il est étonnant de voir Fujifilm, qui développe pourtant d'excellents blocs optiques (Fujinon), pour les caméras professionnelles notamment, trébucher ainsi.
«La HD? Ça ne sert à rien. Un bel écran non plus!»
Les puristes – mais que font-ils avec un compact? – estimeront qu'un APN sert à faire des photos. Mais on ne peut que s'étonner de l'absence de vidéo HD sur l'appareil le plus haut de gamme de Fujifilm. Réduit à filmer en VGA, il fait un peu pâle figure dans ce domaine face à la concurrence. C'est bien dommage, d'autant que l'écran, très moyen, ne vient pas rattraper le coup.
le verdict
Il est équipé d'une technologie qui pourrait, selon nous, avoir un bel avenir devant elle. Il est capable de faire de belles photos, même en basse lumière, et offre le meilleur grain numérique du moment. Mais ce n'est pas pour autant l'appareil ultime: son bloc optique déforme trop (pour la gamme) en grand-angle, son ergonomie est très médiocre et il ne dispose pas de mode vidéo digne de son rang. Il remporte quatre étoiles pour l'avancée notable en qualité photo et pour son prix, mais sa note réelle serait plus proche de trois étoiles et demie. Le même capteur dans un boîtier à la PowerShot SX200 IS serait un must: encore un effort, mesdames et messieurs de Fujifilm!
Avis utilisateurs
bien
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