Un compact qui « bruite » un peu trop mais maîtrise les couleurs
Si le bruit numérique se fait bien sentir dès 400 ISO, le Lumix FS7 maintient un bon niveau de couleur jusqu’au bout.

Panasonic a une place particulière en France. Ses parts de marché y
sont parmi les plus élevées au monde. Mais ses appareils sont
généralement positionnés dans un segment haut de gamme. Crise
économique et psychose de la vie chère aidant, la marque nippone tente
donc de choyer les consommateurs dans l'entrée et le milieu de gamme, avec un
FS7 à moins de 200 euros. Panasonic arrive-t-il à faire
aussi bien dans ce segment ?

Première remarque sur le design, c'est simple et efficace. Le Lumix
DMC-FS7 est un appareil à l'avant en métal brossé, aux lignes claires
et simples. Cela lui confère un aspect et un toucher «classe». En
cela, il peut se mettre en face des plus jolis Ixus ou des Nikon de la
série S.
Lent à l'allumage
Sans conteste son point faible,
c'est un diesel. Si, en fonctionnement, il est dans la bonne norme, il
lui faut 3 secondes entre l'allumage et le premier déclenchement. C'est
un peu mou et c'est frustrant pour un amateur d'instantanés. Quand on
voit certains Sony dégainer en à peine 1 seconde, on regrette que
Panasonic n'ait pas un peu plus travaillé cet aspect de l'appareil.
Mais plus rapide en fonction
Sans atteindre les vitesses démentes des Casio Exilim FS-10
ou FC-100, le FS7 dispose d'une bonne vitesse de croisière. Le temps
entre chaque photo est convenable et le mode rafale sans limite de
prises de vue est d'une image par seconde en plein format, c'est suffisant
pour une utilisation occasionnelle.
Grain fort, mais couleurs maîtrisées
Panasonic a bien
travaillé la gestion du bruit ces dernières années. Celui du FS7 est
assez fort, notamment à partir de 400 ISO, très voyant à 800
et bien crachant à 1600. Mais cela ne se fait pas au détriment de la
cohérence de l'image puisque l'appareil réussit à maintenir une cohérence dans
les couleurs. Cela se traduit par une image, prise dans les mêmes
conditions lumineuses, fine et détaillée à 100 ISO et très bruitée en
1600, conservant dans les deux cas les mêmes teintes.
Il faut arriver en très basses lumières pour qu'une frange violette vienne dégrader les parties sombres ou noires. Cela donne au final une
qualité d'image plutôt bonne dans la plupart des circonstances.
Un mode intelligent pas idiot
Le mode iA n'est pas une pure
forfanterie. L'appareil est capable, dans la majeure partie des cas,
de détecter que l'on soit en mode macro, portrait, paysage en basse
lumière, etc. Si les bidouilleurs auraient préféré un mode
manuel, les débutants, flemmards et autres photographes occasionnels
apprécieront un mode réellement efficace qui leur mâche une grande
partie du travail.

S'il ne restera pas dans les annales comme meilleur compact de tous les
temps, le Lumix DMC-FS7 est un bon petit appareil pour son prix. Mettant
l'accent sur le design et sur la simplicité d'utilisation grâce à son
mode iA, il conviendra aux débutants. Il lui manque en revanche un bon
grand-angle, et un allumage plus rapide eut été le bienvenu.