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Prise en main Canon PowerShot G7
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Note de la rédaction
Avis des utilisateurs
Prise en main
Un compact qui se prend pour un reflex
Le PowerShot G7 est le petit dernier d’une lignée de compacts de référence. Est-il à la hauteur de ses prédécesseurs ?
Julien Bolle 
le 08/12/2006 à 14h32
note de la rédac 
la promesse
Le PowerShot G7 est un des derniers survivants d'une espèce en voie de
disparition : les « gros » compacts. Il n'en est que plus précieux, car
à l'heure de la miniaturisation à tout crin, il est bon de trouver des
appareils photos pour qui les fonctionnalités et la qualité d'image
passent avant tout. Ce boîtier se place donc à mi-chemin entre les
compact tout-venant et les reflex (et autres bridges). Il ne cède pas aux
compromis techniques des premiers mais reste bien moins encombrant que
les seconds. Son prix peut paraître élevé face aux tarifs très
agressifs et quasiment équivalents pratiqués sur les derniers reflex.
Or, si on le compare à un boîtier équipé d'un zoom optionnel de focales
équivalentes (6x) avec stabilisateur optique en sus, le G7 reste une
très bonne affaire sur le papier. Qu'en est-il dans les faits ?
la réalité
Tout d'abord, pour ceux qui auraient du mal à cerner les subtilités techniques différenciant un tel compact d'un appareil reflex, rappelons-les dans les grandes lignes : bien moins gros qu'un reflex, cet appareil est équipé d'un viseur optique d'appoint beaucoup moins confortable que la fameuse visée reflex. Le cadrage se fait donc presque toujours grâce à son large écran, dont la grande qualité compense la médiocrité du viseur. Son objectif n'est pas interchangeable mais il peut recevoir des convertisseurs optiques optionnels pour modifier la focale et aller encore plus loin en grand-angle ou un téléobjectif.Il est vrai que sa focale la plus courte correspond à un 35 mm, ce qui est un peu « étroit » en terme de champ de vision (les reflex proposent un équivalent 28 mm). Ici, le zoom est motorisé, c'est un petit levier qui le commande et non pas une bague manuelle comme sur les reflex. En revanche, l'amplitude de son zoom est supérieure (6x contre 3x sur les kits reflex), et il offre une position macro très courte (jusqu'à 1 cm du sujet). Enfin, l'appareil dispose d'un mode vidéo de très bonne qualité alors que les reflex ne peuvent pas filmer. Voilà pour les fondamentaux.
Pour le reste, on retrouve de nombreuses fonctions « expert » et un large contrôle des paramètres de prise de vue, comme sur les reflex. Le G7 est ainsi l'un des seuls appareils compacts à proposer un sabot pour flash externe (gamme Canon Speedlite). Ceci dit, le flash intégré se montre déjà très efficace, mais il accuse une fâcheuse tendance à l'effet « yeux rouges ». La correction a posteriori, très courante aujourd'hui, n'étant pas prévue ici, seul un pré-éclair est censé remédier au problème. On pourra préférer un flash externe, unique solution réellement efficace.
Par rapport à ses prédécesseurs très appréciés des photographes exigeants, le G7 offre quelques améliorations opportunes, mais aussi quelques régressions assez décevantes. Sur le plan de l'ergonomie tout d'abord, Canon a encore fait des merveilles. Le pilotage de l'appareil est un vrai plaisir, chaque commande se trouvant où il faut quand il faut. Point de fioritures, c'est l'efficacité qui prime. On apprécie particulièrement la molette crantée dédiée au choix de la sensibilité, et la roue de sélection héritée des reflex pour faire défiler rapidement les menus ou effectuer une mise au point manuelle. La finition est elle aussi en progrès, et la construction paraît bien plus soignée que celle de certains reflex d'entrée de gamme.
On regrette par contre l'abandon de l'écran de rappel des principaux réglages, toutes les informations de prise de vue apparaissant dorénavant sur l'écran principal. Mais la grosse déception vient du fait que ce dernier n'est plus orientable. Canon a sans doute voulu faire des économies, c'est dommage. On perd ainsi l'un des principaux avantages de ce type d'appareils, qui permettait de cadrer facilement dans des positions incongrues : à main levée au-dessus d'une foule, à la ceinture, ou l'objectif vers soi pour les autoportraits.
Au chapitre des doléances, citons également l'abandon du format Raw et de la télécommande pour déclenchement à distance, deux fonctions qui n'avaient rien d'anecdotique pour les photographes chevronnés. De même, l'autonomie de la batterie est en baisse. Enfin, on ne retrouve pas la grande ouverture en grand-angle (F:2.0) des modèles précédents, idéale pour les portraits. Au lieu de cela, Canon s'est contenté de jouer sur l'effet d'annonce en augmentant la portée du zoom et la définition du capteur, ce que font à peu près tous les fabricants de compacts lambda. La qualité d'image ne suit pas forcément.
A 100 ISO et en grand-angle, tout va bien : l'objectif continue a faire des merveilles, tout comme l'excellent processeur de traitement d'image. Les clichés sont très nets, les couleurs éclatantes. Cela se gâte dès que la lumière baisse et que l'on a recours aux sensibilités supérieures. La grande densité des pixels sur ce petit capteur provoque un bruit numérique disgracieux. La position 1600 ISO pourra cependant séduire les amateurs d'effets « gros grain ». Les reflex et leur capteur plus sensible conservent donc un large avantage en basse lumière.
Le téléobjectif est plutôt appréciable : le stabilisateur fonctionne très bien, mais l'autofocus a parfois du mal à opérer en longue focale. De même, le détecteur de visages s'avère moins efficace que chez Fujifilm par exemple. Notez que pour un appareil orienté expert, le G7 regorge de fonctions à destination des débutants comme les modes scènes, présents à foison.
le verdict
Au final, le G7 est un appareil qui peut paraître décevant au regard de
l'excellence de ses prédécesseurs, mais qui reste tout de même assez
exceptionnel. En voulant séduire un plus large public, il a perdu
quelques-unes de ses spécificités, tout en gagnant en facilité
d'utilisation et en polyvalence. Il demeure une référence pour tous
ceux qui cherchent un boîtier peu encombrant sans sacrifier aux
possibilités photographiques. Dommage que ses performances moyennes en
basse lumière le pénalisent un peu. Au prix où on le trouve
actuellement, le G7 s'avère cependant tout à fait recommandable.
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