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Prise en main RIM BlackBerry 9520 Storm2

Plus élégant, plus mûr et toujours aussi efficace, le Storm2 ne joue pas la carte de la rupture avec son prédécesseur.

Note de la rédaction

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Prise en main

Des progrès presque partout pour le Storm2

Plus élégant, plus mûr et toujours aussi efficace, le Storm2 ne joue pas la carte de la rupture avec son prédécesseur.

Pierre Maslo 01net
le 28/10/2009 à 18h30
note de la rédac

la promesse

Le Storm2 est censé corriger les défauts du premier Storm, sorti il y a un an. Pour l'essentiel, ces défauts étaient au nombre de cinq : l'absence de Wi-Fi mal compensée par une liaison  3,5G anémique (c'est la seconde faiblesse), les fuites de mémoire qui obligeaient à redémarrer à froid tous les deux jours, un navigateur Web au scrolling saccadé et un écran mobile prenant la poussière par ses interstices.
Voyons comment RIM a géré ces problèmes en préservant - espérons-le - les qualités du Storm : excellente ergonomie du clavier autorisant la saisie rapide, menus contextuels d'une grande logique d'utilisation, la meilleure autocorrection du marché, des capacités multitâches et une qualité de construction inégalée. Et signalons, au passage, que le Storm2 n'est pas seul à être nouveau, son système d'exploitation, BlackBerry OS, vient également de passer de la version  4.7 à la 5.0. Ce qui fait que les améliorations proviennent tantôt de l'appareil, tantôt du logiciel. Nous jugerons ici l'ensemble.

la réalité

Très proche, physiquement, du Storm, dont il reprend à peu de choses près les cotes, le Storm2 affiche tout de même quelques différences cosmétiques. D'abord, ses lignes sont légèrement plus tendues, avec des habillages latéraux plus fins, toujours métalliques mais plus foncées. Le dos d'acier, qui contribuait déjà à la sensation de solidité générale du Storm, est toujours présent. Légèrement redessiné, il assure désormais la stabilité du téléphone posé sur une surface plane, ce qui n'était pas le cas du Storm. Côté face, l'écran couvre maintenant les boutons de décrocher-raccrocher, la touche BlackBerry et le retour arrière. L'appareil y gagne en look. Et sur le pourtour du boîtier, on retrouve, habillés de plastique noir, les boutons habituels (volume, APN et deux touches programmables).
Depuis le Storm, premier du nom, RIM est toujours le seul constructeur au monde à proposer sur l'un de ses appareils un écran mobile suspendu qui renvoie une sensation de clic et non une banale vibration. Comme si la société canadienne s'était mise au défi de résoudre la quadrature du cercle du constructeur de mobiles : faire cohabiter un grand écran et un clavier quasiment comparable à un modèle physique dans un téléphone de taille moyenne, sans augmenter l'épaisseur totale avec un dispositif coulissant.

Le clic à assistance électrique

Sur le Storm2, l'écran est un peu plus sophistiqué encore que sur le Storm. Les ouïes ramasse-miettes en bordure n'existent plus et le débattement lors de l'appui a été nettement réduit. Les ingénieurs de RIM se sont visiblement fait plaisir, car ils ont imaginé et mis en œuvre une sorte de clic électriquement assisté. Si l'appareil est en veille, l'écran ne clique pas du tout. Une fois ranimé, le téléphone renvoie, cette fois, une très nette sensation de clic. La force d'appui nécessaire a été réduite par rapport au Storm, ce qui est un bon point car la frappe s'en trouve accélérée. En revanche, il nous est arrivé de rencontrer un manque de franchise à l'appui, occasionnant parfois un clic parasite. Même chose pour les touches de fonction qui ont été rapatriées dans la zone de l'écran : le double clic involontaire guette l'utilisateur novice.

Des poignées de sélection bien pratiques

Par ailleurs, en acceptant deux types de touchers, la sélection par effleurement d'une part, le lancement par appui d'autre part, l'interface utilisateur se rapproche de ce que tout le monde fait sur PC sans même y penser : un simple clic pour sélectionner ou déplacer, un double pour lancer ou ouvrir. L'écran est, en outre, capacitif et multipoint.
Même s'il n'offre pas, contrairement à l'iPhone, le zoom en écartant deux doigts, on peut sélectionner des blocs de texte (la délimitation de la zone a été bien améliorée par l'utilisation de poignées de grande taille), des listes d'articles, et même appuyer simultanément sur deux touches du clavier, par exemple pour obtenir rapidement une majuscule.
Côté liaison de données, le Storm2 dispose évidemment, comme son prédécesseur, de la 3,5G. La vitesse de téléchargement de cette liaison est-elle en progrès ? Oui, mais le gain est relativement marginal : de 400 kbit/s sur le Storm, on est passé, avec le vent dans le dos, à 600 kbit/s. Cela reste bien en deçà des standards de la catégorie, c'est-à-dire 1 Mbit/s.
Mais puisque le Wi-Fi fait désormais partie du paquetage, on pourra basculer sur ce lien à proximité d'un point d'accès. Quant au navigateur Web, l'arrivée de BB OS 5.0 ne change pas grand-chose. Les différences se résument à un défilement inertiel - l'iPhone est passé par là ! - plus agréable parce que plus fluide et aux poignées de sélection beaucoup plus pratique à utiliser. Mais, on le regrette, nul d'onglet en vue.

Un peu plus rapide grâce à BB OS 5.0

Pour le reste, le Storm2 reste très proche du Storm, même s'il nous a semblé un poil plus rapide lorsque l'on passe d'une application à une autre ou lors de la manipulation des menus. Mettons cela sur le compte de la mémoire interne utilisée par le système d'exploitation et les programmes, qui est passée de 128 à 256 Mo, et bien sûr de la nouvelle mouture du système d'exploitation lui-même.
Rappelons qu'avec le Storm, il fallait retirer et réinstaller régulièrement la batterie pour redémarrer à froid et ainsi récupérer la totalité de la mémoire. Maintenant que la quantité disponible est plus confortable, cette manipulation ne devrait plus se justifier. Et bien sûr, ces 128 Mo supplémentaires serviront à installer davantage de programmes.
Un mot, enfin, sur l'autonomie, sachant que la batterie du Storm2 est identique à celle du Storm. Au bout de huit heures d'utilisation en mode test, donc avec un taux de charge plus élevé qu'en usage normal, la jauge affichait encore 60 % de capacité. Pas de différence, donc, avec le Storm, ce qui signifie que l'appareil tient une journée complète mais apprécie une recharge nocturne quotidienne.

le verdict

Le Storm2 a droit à notre coup de cœur pour son écran révolutionnaire, qui démontre qu'il existe une autre voie pour les constructeurs de mobiles que de courir derrière Apple. Extrêmement efficace pour qui veut en faire un assistant personnel, à peine moins performant avec son écran magique qu'un appareil à clavier physique, et désormais raisonnablement bien doté en mémoire système, il n'est toujours pas à jour côté liaison mobile et navigateur Web et son écosystème applicatif est loin de valoir celui d'Apple. Mais il a le mérite de constituer l'une des rares alternatives de caractère à l'iPhone.

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