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Prise en main Pentax K10D + zoom DA 18-55 mm

Note de la rédaction

Avis des utilisateurs

prix constructeur : 999 €

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  • Canon EOS 60D avec objectif 17mm 1049,00 €
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Prise en main

Un reflex très pro à prix cadeau

Nous avons enfin testé un exemplaire définitif du Pentax K10D, le reflex à moins de 1000 € le plus "pro" du lot.

Julien Bolle 01net
le 06/12/2006 à 14h00
note de la rédac

la promesse

Nous étions impatients de tenir en main le tout nouveau Pentax K10D, un reflex très prometteur à la fiche technique impressionnante. Après le lancement cet été de deux reflex 6 Mpix d'entrée de gamme (K100D et K110D), Pentax a créé la surprise en concevant un appareil aux ambitions très « pro » et en le proposant à un tarif particulièrement alléchant. Les appareils similaires des marques concurrentes (Nikon D80, Canon EOS 30D, Olympus E-330) sont en effet loin de la barre « psychologique » des 1000 euros, alors que leur équipement est parfois inférieur. Voyons si la "bête" tient ses promesses sur le terrain.

la réalité

Difficile de croire qu'il s'agit d'un reflex « grand public » lorsque l'on aborde le Pentax K10D. Massif, lourd, presque austère, il n'est manifestement pas là pour rigoler. Le boîtier en alliage de magnésium, protégé des agressions extérieures par des joints toriques, inspire une rare sensation de durabilité et offre une excellente tenue en main. Les modes « scènes », venant habituellement rassurer les novices, ont été oubliés, tandis que les boutons de raccourcis qui pullulent à la surface du boîtier peuvent donner le vertige au premier abord. Témoin de l'orientation très « expert » de l'appareil, l'ingénieuse touche Raw, permet d'enregistrer la prochaine image au format brut (Raw, Raw+Jpeg ou DNG). Bien utile si on estime qu'une vue difficile va devoir être travaillée par la suite. Notez que l'exploitation de ces images brutes est assurée par le logiciel Pentax Photo Laboratory, fourni dans la boîte.

Autre innovation peu spectaculaire mais fort pratique à l'usage, les modes manuels à priorité Sensibilité (Sv) et Vitesse/Ouverture (TAv) : ceux-ci offrent une grande souplesse de réglages, en jouant simplement sur la sensibilité comme un paramètre d'exposition « mouvant ». En mode TAv, vous choisissez le couple vitesse/diaphragme souhaité, et c'est la sensibilité qui s'ajuste en fonction de la lumière disponible. La double molette crantée offre un contrôle rapide de ces paramètres, tandis qu'une pression sur la touche verte placée à côté du déclencheur suffit pour revenir au mode P. Enfin, vous pouvez facilement paramétrer la valeur maximum de la sensibilité automatique (de 200 à 1600 ISO). Que de bonnes idées !

Nouveauté intéressante, quoique déjà rencontrée ailleurs, la stabilisation des images par déplacement du capteur. Comme chez Sony, le système sert également à lutter contre les poussières présentes sur la surface sensible. Ceci dit, on ne trouve pas encore ces fonctions, pourtant bien utiles, sur les reflex semi-pro auxquels vient se confronter le K10D. Sur le plan des pures performances photographiques, l'appareil n'est pas en reste : son autofocus à 11 collimateurs est particulièrement rapide, et sa mesure d'exposition semble très précise. Le viseur est large et clair malgré un dégagement un peu juste. L'accès aux menus est bien pensé, et l'appareil est le seul à proposer un double affichage des infos de prise de vue : les principales sont visibles sur l'écran supérieur tandis qu'un panorama plus complet est disponible sur l'écran couleur. On déplore juste un certain manque de maniabilité du pad de navigation général placé à droite de l'écran.

Malgré la complexité de la bête, les menus restent toujours clairs grâce à de nombreux pictogrammes en couleurs. Cet appareil « expert » laisse tout de même la place à quelques fonctions de retouche embarquées, comme des filtres colorés ou cet étonnant outil de déformation d'image destiné à « amaigrir » votre sujet. Inutile de dire ce que l'on pense de ce gadget. Plus concrètement, il faut noter que Pentax a abandonné l'alimentation par piles AA, assez utile en cas de panne. Même la poignée d'alimentation disponible en option ne fonctionne qu'avec des batteries Li-ion. Dommage.

Le mode rafale annoncé à 3 photos par seconde jusqu'à remplissage de la carte a été vérifié, du moins avec un carte SD rapide. L'autofocus du K10D se montre très réactif et précis, même dans les situations difficiles (sujet peu contrasté, lumière insuffisante). La bague de l'objectif permet une retouche manuelle du point, une spécificité bienvenue. Ce 18-55 mm, qui parvenait à faire illusion sur les précédents reflex Pentax, souffre un peu de la finesse des 10 Mpix du capteur. Les détails sont bien là, mais les défauts de l'objectif n'en sont que plus visibles. Celui-ci pêche en particulier par un cruel manque de piqué sur les bords de l'image et par des aberrations chromatiques trop marquées. Pour exploiter au mieux ce très beau boîtier, les plus exigeants se tourneront donc vers la série d'objectifs haut de gamme à focale fixe développée par Pentax.

Dans toutes les configurations, le traitement des images est très satisfaisant, malgré quelques hésitations des systèmes de mesure. La balance des blancs automatique nous a semblé un peu « froide » et assez sensible aux sujets très colorés. Heureusement, les nombreux réglages personnalisés de la balance chromatique permettent de corriger le tir. De même, la mesure d'exposition évaluative a souvent tendance à sous-exposer un peu l'image. La dynamique du capteur, tout à fait convenable, et la possibilité de recourir au format Raw relativisent un peu ce problème. Au final, le K10D est un appareil au fort potentiel mais tout de même assez difficile à maîtriser.

le verdict

A moins de 1000 € avec l'objectif, le Pentax K10D fait la totale : stabilisateur, antipoussière, finition quasi pro, capteur 10 Mpix, autofocus évolué, fonctions ultracomplètes, ergonomie très bien pensée... la liste de ses qualités est longue ! Les performances sont tout à fait à la hauteur de nos espérances, la réactivité et la qualité des images sont dignes de son rang. Le boîtier mérite cependant un meilleur objectif que celui du kit. De plus, sa complexité le destine  aux photographes chevronnés. Ces remarques valent logiquement pour le Samsung GX-10, véritable frère jumeau du Pentax, proposé au même prix.

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