Ce caméscope spécial YouTube répond-il à nos attentes?
Le VP-MX20 serait un outil vidéo amateur particulièrement optimisé pour le Net. Pour vérifier cela, nous l'avons testé.

Le VP-MX20 de Samsung n'est autre qu'une version light du VP-HMX20C, que nous avons eu l'occasion de tester en septembre dernier. Bien
moins prétentieux que son aîné, le VP-MX20 est un petit caméscope conçu
pour réaliser des films de qualité standard en vue de les graver
ensuite sur DVD ou de les exporter sur le site YouTube. Une opération
qui serait, nous dit-on, simple à réaliser pour deux raisons. Tout
d'abord, l'appareil filme sur une mémoire flash interne et on peut donc
récupérer les vidéos comme on le ferait avec une banale clé USB ou un
disque dur. La seconde raison est qu'il est livré avec une suite
logicielle permettant de mener à bien ses projets vidéo, comme l'envoi
vers YouTube ou la gravure sur DVD. Qu'en est-il vraiment ?

Le VP-MX20 est un caméscope reprenant le format de son grand frère (VP-HMX20C).
Dès lors, la prise en main est très bonne. Grâce à sa poignée
pivotante, on passe d'un format de caméscope horizontal à une prise en
main verticale façon pistolet en un tournemain. Filmer en position
normale ou à bout de bras au-dessus d'une foule, tout est possible. La
finition est toujours au rendez-vous et les matériaux semblent de bonne
qualité. Avec ses 270 grammes seulement et son format compact, le
caméscope et très facile à manipuler. Seul regret, malgré son large
format (6,9 cm de diagonale), l'écran offre une qualité d'image trop
moyenne pour juger de la précision et de la qualité de l'image ou de la
mise au point.
Une qualité globalement très correcte
Le VP-MX20 n'est pas en mesure de filmer en HD. Alors que la
qualité du VP-HMX20C était jugée insuffisante pour de la haute-définition, son petit frère n'est plus concerné par la critique. Les
séquences filmées en 720 x 576 pixels et en Mpeg-4 sont de qualité très correcte.
Petit conseil d'usage, avant de se lancer dans des heures de vidéo:
il est vivement conseillé de faire un tour dans les menus du caméscope
pour y activer le mode «haute qualité» et la fonction de
stabilisation d'image. En effet, ces derniers ne sont pas activés par
défaut et on se rend compte dès les premières minutes d'enregistrement
qu'il manque quelque chose. Une fois le stabilisateur activé,
l'amélioration est légère. Les plans larges sont bel et bien
stables. Il faut toutefois un minimum d'aplomb dès que l'on pousse
le zoom. Quoi qu'il en soit, on aurait tort de se priver de cette
stabilisation. Heureusement, sa bonne prise en main contribue à
maintenir un bon cadrage. Son zoom optique 34x donne la possibilité de
cadrer des sujets
éloignés, mais là en revanche, il est très difficile, voire impossible
sans utiliser un trépied de maintenir l'image
stable. Le rendu est bien évidemment meilleur en extérieur. Mais nos
tests nous on montré qu'une pièce assez bien éclairée suffit à réaliser
des vidéos correctes.
Le son n'a rien à envier à l'image. La sensibilité du micro offre une
bonne qualité et surtout on capte des sons même assez éloignés. Ainsi,
la qualité globale des séquences est très correcte pour Internet.
Signalons tout de même que son capteur 800 000 pixels offre une image
moins bonne que celle d'un caméscope SD actuel, dont les capteurs
sont plutôt de 1,3 million de pixels. Dès lors, on est en-dessous
d'une qualité DVD.
Une mise au point capricieuse
Récupérer ses vidéos sur son
disque dur se résume à un banal copier/coller. Indiquons au passage
qu'il est possible de filmer près de 3 h 30 en qualité maximale sur les
8 Go de mémoire interne. Toutefois, une fois que l'on visionne ses
rushs sur son écran de PC, on ne peut s'empêcher de constater des
problèmes de mise au point. Alors que l'écran du caméscope n'est pas
d'assez bonne qualité (112 000 pixels) pour constater le moindre
problème, lorsqu'on retourne sur un écran de qualité, c'est flagrant. Dès le
moindre déplacement rapide de l'optique ou d'un sujet rapproché, la
mise au point est à la peine.
Des vidéos en ligne ou sur un DVD en quelques clics
Le Samsung VP-MX20 est livré avec le logiciel MediaShow de Cyberlink.
Grâce à celui-ci, il est possible de réaliser quelques montages et
retouches vidéo: améliorer le contraste, augmenter la luminosité,
couper une scène, etc. C'est assez basique, mais le gros des fonctions
y est. Il est même possible de graver ensuite sa création sur DVD.
Celle qui nous intéresse surtout est l'export vers YouTube.
Disponible sous l'onglet «partager» du logiciel, il suffit de
sélectionner la ou les vidéos que l'on souhaite envoyer sur son compte
YouTube. Tout comme sur l'interface en ligne il faut saisir son
identifiant ainsi que son mot de passe et si vous le souhaitez ajouter
un titre et une brève description de la vidéo. Il ne reste alors plus
qu'à envoyer la vidéo en indiquant la rubrique (personnelle, humour,
sports, etc.). Si vous avez filmé en qualité maximale, il faudra un
certain temps -en fonction de la puissance du PC et du débit de la
connexion Internet- pour mettre votre vidéo en ligne. En effet, une
minute de vidéo en qualité maximale (720 x 576 pixels) pèse environ 55
Mo et le traitement pour l'adapter au format YouTube est assez long. En
revanche, si vous filmez en basse qualité (640 x 480 pixels), alors le
traitement et l'envoi sont plus rapides.

Vendu 229 euros en version 8 Go, ce caméscope Samsung ne se prend pas
au sérieux et c'est tant mieux. Toutefois, il faut bien garder en tête
que cet appareil est fait pour réaliser des vidéos destinées au Net,
car même dans sa plus haute résolution, la qualité obtenue est moins
bonne que celle d'un DVD classique, ce qui est bien visible à l'écran.