L'ultraportable Lenovo auquel tous les Eee PC voudraient ressembler
A peine plus gros qu'un Eee PC, le X200 est le portable professionnel ultranomade par excellence.

Dans la catégorie des vrais ultraportables, Lenovo nous sort le X200,
petit frère du X300, dont le poids de 1,3 kg peut rivaliser avec
les derniers MSI Wind et autres Eee PC 1000H. Visant un public de
professionnels, il se veut lui aussi le compagnon de route de tous les
sacs à dos, sacoches, etc. A un prix certes plus élevé mais pour des
performances sans comparaison. Que vaut ce poids plume ?

Les Eee PC sont un peu comme les hommes : ils ont tendance à prendre du
poids avec les ans. Sauf que dans le cas des netbooks il s'agit de
mois. Moins d'un an après leur sortie, les petits portables pas chers
sont passés de 900 grammes à 1,3 kg. Dans la même catégorie de
poids -mais pas de prix- voici le miniportable de l'homme pressé,
petit frère du célèbre X300, le Lenovo X200, qui fait un peu figure
d'Eee PC du riche. Format un «chouïa» plus grand -écran 12 pouces
contre 10 pouces pour le plus grand des netbooks- il fait le même
poids que ses concurrents, se passe de lecteur optique et s'axe lui
aussi sur le texte et le Net.
Ceci n'est pas un netbook
Mais ce n'est pas une machine au rabais, le déballage achève de nous
l'assurer. Là où l'on trouve des plastiques plus ou moins cheap chez
les portables à bas prix, on retrouve l'inimitable griffe ThinkPad dans
ce X200 : design sobre au possible, revêtement mat et antimarques de
doigts, écran avec ses petits pare-soleils et les inamovibles charnières
en métal. Première comparaison avec le X300: le lecteur optique et le
touchpad ont disparu. Si l'absence du premier colle à l'image des
netbooks, l'absence de touchpad écrite comme ça a de quoi effrayer.
C'est sans compter le dispositif de pointage maison de Lenovo -créé
par IBM avant qu'il ne cède sa division «matériel»- appelé
trackpoint. Ce petit point rouge entre les touches G, H et N est un
petit joystick qui équipe les portables de la gamme depuis des années,
en plus du touchpad. Il devient ici l'unique dispositif et les premiers acquéreurs auront à se frotter à ce drôle de bouton qui se révèle, à
l'usage, plutôt pratique puisque, inséré dans le clavier. Il permet de
déplacer le curseur de la souris sans avoir à ramener les doigts vers
le touchpad. Il faudra donc s'y faire.
Un vrai PC portable
Arrêtons ici la comparaison avec les mini PC: ses performances sont
d'un autre monde, celle des «vrais» ordinateurs. Car ce n'est pas un
malheureux Atom que l'on trouve dedans mais du gros méchant Centrino 2.
Et des composants pas au rabais, ce qui confère une vraie puissance à
la machine: les applications sont réactives, le PC ne «broute» pas
pour lancer les programmes, n'offre pas de ralentissements notoires et
lance tout type de programme. Même 3D Mark 2006, qui met pourtant à mal
les puces graphiques Intel, se lance et tourne honorablement -869
points, on a vu bien pire. Aussi, si ce n'est pas du tout une machine
de jeu, les cadres les moins sérieux qui auront ce joujou dans les
mains pourront tout de même faire un peu de Counter Strike avec leurs
collègues. Même si c'est mal.
Ceci est une machine de professionnels
Quand on dit ThinkPad on pense aux claviers de légende, à la lumière
sur le haut l'écran pour finir la présentation du matin dans l'avion et
aux voyants lumineux intégrés au bas de la dalle, aux charnières
d'acier et aux couleurs typiques -trackpoint rouge et touche entrée
violette. Pour ce X200, tout y est, ou presque. Le clavier, sans être
le meilleur de la série est très confortable et très réactif, le bouton
ThinkVantage qui lance l'application maison de gestion l'ordinateur est
aussi de la partie et, cerise sur le gâteau, même la Webcam a été
invitée.
En revenant sur ThinkVantage, ce centre de contrôle est un réel plus
pour les pros: on y retrouve les outils pour se connecter aux
différents réseaux, effectuer les sauvegardes du système ou des
fichiers, faire les mises à jour, etc. Les applications sont très
complètes et le tout est plutôt facile d'utilisation.
Une batterie qui tient la route
Avec l'avènement des machines sans disque optique, la méthode de test
d'autonomie à base de lecture DVD prend un petit coup dans l'aile car
les machines doivent alimenter le lecteur externe par le port USB, bien
plus gourmand en énergie et en ressources que les lecteurs intégrés.
Les machines offrent donc rarement une autonomie supérieure à une
heure/une heure et quart. Mais le X200 qui ne peut décidément rien
faire comme tout le monde, équipé d'une batterie 6 cellules, pousse à
2h20 avec l'écran -qui, au passage, est excellent- et le Wi-Fi
activé. Soit environ 4h30-5h en mode texte. On se dit donc que les 9h
annoncées pour la batterie 9 cellules ne semblent pas si exagérées que
ça.

Il coûte 1420 euros hors taxe et 1650 ttc: environ quatre Eee PC.
Seulement voilà, il est bien huit fois plus puissant, mille fois mieux
fini et incommensurablement plus agréable à utiliser. Alors si vous
êtes un pro ou un décideur qui doit équiper des pros avec un
ultraportable à la fois fonctionnel et surtout -surtout- pas frustrant
à
utiliser (les ultraportables étant souvent des veaux), alors le X200
est un excellent choix.