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La promesse que fait Medion avec cet Akoya S5610 est assez simple:
proposer une machine d'un bon rapport qualité-prix tout en regroupant
des technologies phares. Regardons ensemble ce que vaut ce PC portable
15,4 pouces basée sur la toute dernière plate-forme Intel Centrino 2.

A peine l'Akoya S5610 sorti de son carton que le verdict est unanime :
la finition est supérieure à ce que l'on connaissait auparavant chez
Medion.
Pas de pourtour argenté ni de touchpad façon miroir comme chez HP (Pavilion dv5 et Pavilion dv7
), pas de LED de toutes les couleurs au-dessus du clavier à la mode de
Dell ou de Toshiba, ni même de coque laquée. L'Akoya S5610 est
intégralement noir mat, avec quelques lumières bleues qui indique
l'activité de la machine et un filet façon aluminium pour séparer les
enceintes du clavier. Ni plus, ni moins. Le design est d'ailleurs
tellement tranché, sans être péjoratif, que l'on ne chipotera pas
devant une telle machine: on aime ou on n'aime pas!
Autres bonnes
impressions, les charnières de l'écran sont solides, l'idée de disposer
les différents connecteurs (USB, HDMI, eSATA, prise de chargement,
etc.) sur les flancs de la machine plutôt qu'à l'arrière offre un bien
meilleur confort pour une utilisation quotidienne. Signalons toutefois
que ceci n'est pas une spécificité propre à Medion. Les nouveaux
châssis d'HP, par exemple, sont eux aussi conçus de la sorte.
En revanche, les avis sont plus partagés lorsque les doigts effleurent le clavier et le touchpad
de l'appareil. Les habitués des touches fermes n'y trouve pas
réellement leur compte alors que ceux ayant goûtés aux claviers des
derniers Sony (VGN-Z11WN) ou Macbook
se sentent un peu à l'étroit. Mais ici, nous ne sommes pas au même
niveau de prix. Car replacé dans son contexte, reconnaissons que le
toucher est agréable et que la frappe est souple, rapide et
silencieuse.
Lorsque l'on y regarde de plus près, on salue même la présence d'un
pavé numérique. Un détail? Pas vraiment. Rappelons qu'il s'agit d'une
machine 15,4 pouces et qu'il est assez difficile, compte tenu du
gabarit, d'intégrer un pavé numérique sans trop réduire la taille des
touches. Pour le coup, Medion a réussi le pari. On apprécie également
le dispositif de pointage, offrant une large zone de déplacement: 8x5
cm. Ce touchpad est cependant bien placé puisqu'à aucun moment nous n'avons été gêné pour la frappe.
Bien que cela ne soit pas conseillé, travailler avec ce PC portable
posé les genoux n'est pas un problème. En usage bureautique, l'Akoya
S5610 ne chauffe pas anormalement et, à condition de supporter le poids
de la machine (2,8 kg), il est tout à fait possible de travailler une
heure sans être gêné par la dissipation de la chaleur.
Rien à dire non plus en ce qui concerne le confort visuel. Il faut se
faire une raison, les dalles brillantes sont aujourd'hui une
généralité. Seules quelques machines professionnelles ou ultraportables
échappent à cette règle. Sur cet Akoya S5610 la dalle brillante n'est
pas une contrainte. Le taux de contraste et la luminosité sont assez
élevés pour compenser des reflets gênants.
Compte tenu de son équipement, on s'en serait douté, ce portable s'en
sort très bien dans un environnement bureautique. Mais il est cependant
tout à fait possible de coder une vidéo de vacances en DivX tout en
consultant ses e-mails ou en surfant sur le Net.
Les utilisateurs soucieux de la confidentialité de leur données
apprécieront le lecteur d'empreintes digitales associé au logiciel
Omnipass.
Avec un score de 2041 au 3D Mark06 et un indice graphique sous Windows
Vista de 4/6 pour son circuit ATI Mobility Radeon HD 3470, difficile de
dire que cet Akoya est taillé pour les jeux vidéo. Cependant, avec une
définition de la dalle en 1280x800 pixels, un jeu tel qu'Unreal Tournament III
ne saccade pas. En revanche, dès lors où l'on utilise des jeux remplis
d'effets spéciaux (Call Of Duty, Medal Of Honor, Colin McRae Dirt,
etc.), il faut se caler sur des définitions inférieures, 1024x768
pixels voire 800x600 pixels, pour obtenir un affichage fluide.
Plate-forme Intel Centrino 2 oblige, cet Akoya S5610 dispose d'une connexion Wi-Fi 802,11a/b/g/n. Nous l'avons testée avec une Freebox
dernière génération: rien à signaler. La portée est quasiment triplée
par rapport à un PC portable en «g». Rien à redire quant à la qualité
d'image de la webcam. En revanche, celle-ci est intégrée à l'écran. Dès
lors, il n'est pas possible de cadrer l'image sans incliner l'écran.
Concernant l'autonomie de la machine, les dires du constructeur se
vérifient. Cet Akoya arrive à flirter avec les deux heures
d'utilisation en lecture de DVD. De plus, grâce à sa fonction «Eco»,
que l'on active depuis une touche au-dessus du clavier et qui
intervient juste au niveau des paramètres de Vista, on atteint assez
facilement trois heures en utilisation bureautique continu.
En revanche, on regrette que le son de ce PC portable soit un peu fade et en manque de puissance.

A l'heure du bilan, le verdict est plutôt positif pour cet Akoya S5610
de Medion. Les efforts apportés à cette nouvelle génération de machines
sont notables. On ne lui fera cependant pas de louanges. En effet, en
cette rentrée 2008/2009, toutes les machines, ou presque, bénéficient
de nouveaux châssis plus robustes et plus élégants. Dommage, mais avec
la guerre des prix qui se pratique, ce portable ne sort pas du lot. On
serait tenté de dire qu'il s'agit d'une bonne machine parmi d'autres...
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