Un assistant personnel de choc qui tient dans la poche
Malgré son look de téléphone mobile, le Pearl est un outil redoutable pour gérer sa messagerie loin de tout ordinateur

Selon RIM, à l'origine du concept et des téléphones BlackBerry, son
dernier-né, qui répond au doux nom de Pearl, allie les capacités d'un
véritable assistant personnel communicant aux discrètes dimensions d'un
téléphone mobile.
L'appareil est, de surcroît, animé de fonctions
multimédias, l'objectif étant pour le constructeur de mettre à
disposition des utilisateurs un produit novateur dans le domaine de la
mobilité.
Le Pearl remplit-il correctement sa mission ? Se distingue-t-il réellement de ses concurrents ? Réponses après test.

D'allure, c'est incontestable, le Pearl sait se faire discret et
élégant. Il offre une prise en main excellente grâce à ses dimensions
proches de celles d'un classique téléphone mobile, la finesse en sus.
Le trackball, placé au centre de l'appareil, autorise une navigation
aisée et précise parmi ses menus représentés par différentes icônes. Il
suffit ensuite d'exercer sur lui une simple pression pour valider un
choix.
Pour obtenir cette taille de guêpe, RIM a opté, pour la
seconde fois, pour le clavier SureType, composé de seulement vingt
touches. Le fait que la plupart d'entre elles comportent deux lettres,
nécessite une petite phase d'adaptation pour la maîtrise de ce clavier.
Le fonctionnement ressemble un peu à celui du système intuitif T9, l'appareil
proposant, en fonction de la frappe de l'utilisateur, plusieurs
hypothèses, à vérifier avant validation. On s'y fait relativement vite.
Le mode Push, pour une réception immédiate et en flux continu de
ses courriels, nécessite de souscrire une option BlackBerry, plus ou
moins onéreuse selon les opérateurs mobiles. Le service est
parfaitement rodé (avec une réception instantanée) qu'il s'agisse de
messages simples ou dotés de pièces jointes, le Pearl permettant de
lire sans problème tout fichier Word, Excel, PowerPoint ou PDF et mêmes
des photos.
L'ajout d'un nouveau compte de messagerie s'effectue
en deux minutes via une interface Web accessible depuis un ordinateur et
il est opérationnel en vingt minutes. On peut ainsi en gérer jusqu'à dix
accessibles directement grâce à des icônes apparaissant dans le menu
principal du mobile.
Pour un usage professionnel, le Pearl s'avère
donc très pratique, avec en plus de la gestion de la messagerie
électronique, un navigateur Web et la possibilité d'ajouter des
applications à l'appareil en utilisant l'application fournie sur CD
avec l'appareil (Yahoo! IM ou Google Talk, par exemple).
Côté
multimédia, l'achat d'une carte MicroSD est fortement conseillé, la
mémoire de l'appareil étant assez limitée. En branchant l'appareil sur
le port USB de son ordinateur, on peut accéder au contenu de la carte
mémoire, comme on le ferait en connectant une clé USB, avec un
transfert de la musique, des vidéos, des photos, simplifié à l'extrême.
Le Pearl est fourni avec un kit mains libres stéréo satisfaisant
pour la fonction de baladeur audio. Concernant l'appareil photo, le
nombre de fonctions est relativement limité mais on trouve l'essentiel :
zoom 5X, flash, balance des blancs... En revanche les photos sont
pixélisées pour la plupart, le phénomène devenant franchement gênant dès
que la luminosité baisse, le flash n'étant utile que sur une distance
très courte (moins d'un mètre).
L'appareil permet de lire des
vidéos, pas d'en filmer. En matière de multimédia, on dispose de
l'essentiel mais on reste un peu sur sa faim.

La simplicité d'usage du Pearl, en ce qui concerne sa fonction phare,
à savoir la messagerie en mode push, fait qu'il peut tout aussi bien
s'adresser aux particuliers qu'aux professionnels. L'ajout de fonctions
multimédia vient renforcer ce constat mais il est dommage que le
constructeur soit resté un peu « frileux » à ce niveau, avec un appareil
de seulement 1,3 mégapixel et l'impossibilité de filmer. Le Pearl,
grâce à son design très réussi et ses dimensions restreintes, reste
cependant un produit très séduisant, et ce pour tout les publics.