PC
|
![]() |
Portables
|
![]() |
Moniteurs
|
![]() |
Photo/Vidéo
|
![]() |
TV
|
![]() |
Audio
|
![]() |
GPS
|
![]() |
Stockage
|
![]() |
Pilotes | ![]() |
Autres catégories
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||





















Phénoménal par le changement ou la nouvelle donne qu'il induisait,
l'iPhone premier du nom n'était pas exempt de défauts, plus ou moins
gênants. La limitation à une connexion Edge pour le transfert des
données par exemple. Ou l'absence d'un module GPS, alors que cette
fonction - généralement imparfaite et gadget - devient la norme dans ce
genre d'appareil. Et puis, autre défaut de taille, son prix était vu
par beaucoup comme prohibitif.
Apple a apporté une réponse à toutes ces critiques. Mais comme toute
réponse, elle soulève d'autres questions. Passer à la 3G+, intégrer une
puce GPS et refondre son système d'exploitation est-il suffisant pour
faire de l'iPhone 3G la réussite qu'aurait pu être son aîné ?

Tester l'iPhone n'avait pas été facile parce qu'il fallait faire la
part des choses entre la réalité, les fantasmes, les envies
personnelles et les attentes d'une communauté impatiente.
Tester l'iPhone 3G revient à reprendre tous ces points et à leur
ajouter de nouvelles implications, de nouveaux enjeux - dans le monde
professionnel notamment - liés aux nouvelles fonctions matérielles et
logicielles. Sans oublier qu'il faut bien s'assurer que les acquis de
la première génération sont toujours là...
Pour son passage à la 3G, l'iPhone a fait peau neuve. Adieu la coque en
aluminium brossé, plane et résistante aux traces de doigts et rayures.
Voici venues des formes plus arrondies, une coque en plastique noire
pour le modèle 8 Go et noire ou blanche pour le modèle 16 Go. La forme
incurvée du dos de l'iPhone 3G cache une légère prise d'embonpoint en
son centre et des bords un peu plus fins.
De manière générale, le nouvel iPhone est un peu plus grand, plus large
et plus épais que son prédécesseur. Rien de gênant toutefois. Pour tout
dire, ces nouvelles courbes lui assurent une meilleure tenue en main.
Officiellement, le choix du plastique se justifie pour améliorer la
réception réseau de l'iPhone, car celui-ci n'intègre que deux antennes,
l'une dans l'œilleton de son appareil photo, l'autre dans son pourtour
métallique. Officieusement, ce pourrait être pour relancer l'industrie
des chiffons antitraces de doigts, qui ne manqueront pas de maculer
rapidement sa surface. Ce n'est pas dramatique, mais certains esthètes
chagrins pourraient s'en plaindre.
Signalons enfin que désormais l'iPhone est compatible avec tous les
casques et kit mains-libres du commerce. Sa prise jack est en
affleurement. Voilà une bien bonne nouvelle.
Une fois l'iPhone 3G démarré, on
retrouve rapidement ses marques. La fonction iPod est toujours là,
l'iTunes Wi-Fi Music Store également, l'horloge, Safari, tout le monde
répond présent. L'écran tactile est toujours aussi confortable et
réactif. Ce qui a fait le succès de l'iPhone et lancé l'engouement
massif pour les interfaces tactiles revient en force. Les mêmes belles
icônes donnent accès aux différentes fonctions.
Les nouveautés apportées par la version 1.1.3 font partie de l'aventure
évidemment. Il est ainsi possible de créer des raccourcis vers des
sites Internet ou des applications Web directement sur la page
d'accueil.
Malgré cela, ne nous y trompons
pas, le système d'exploitation de l'iPhone a connu une véritable
mutation. De manière symptomatique son appellation témoigne de ce
changement: en un an, elle est passée de Mac OS X allégé à iPhone OS.
Autrement dit de la version 1.0 à la version 2.0. Un saut en avant qui
a établi deux lignes de force: la première est celle de l'ouverture aux
exigences professionnelles. La seconde est la mise en place d'une
plate-forme de téléchargement d'applications pour tirer pleinement
parti du potentiel de l'iPhone OS. Autrement dit pour offrir plus de
services qu'Apple pourrait en imaginer et assurer ainsi un potentiel et
un intérêt croissant à l'iPhone.
Rappelons-le à ceux qui ne voudraient ou ne pourraient changer leur
iPhone première génération, la version 2.0 de l'iPhone OS sera
disponible par défaut pour les iPhone 3G et par mise à jour gratuite
pour les iPhone classiques.
Si les BlackBerry répondent à
une problématique professionnelle de manière complète et ont l'avantage
de l'expérience, la version 2.0 du système d'exploitation du téléphone
d'Apple rattrape une grosse partie de son retard. Ainsi, la
synchronisation en continu et en push
(réception des données dès leur arrivée, création ou modification sur
le serveur) des e-mails, calendriers et contacts Outlook grâce à
Exchange et ActiveSync est un pas de géant.
Apple se paie même le luxe de répondre à la question de la sécurité en
garantissant l'effacement à distance des données présentes sur
l'iPhone. Mieux, dans le cadre d'une entreprise, l'iPhone s'interfaçant
directement avec Exchange, la question d'une licence pour un serveur
intermédiaire BlackBerry ne se pose plus. L'iPhone devient donc
intéressant pour les professionnels. D'autant qu'il s'ouvre à une
potentielle armada d'applications.
L'AppStore représente un des plus
beaux enjeux de l'iPhone. En donnant la possibilité à des développeurs
de donner ou de vendre des applications aux utilisateurs de l'iPhone,
Apple dévoile d'un coup d'un seul toute la puissance de la machinerie,
du système d'exploitation.
Certes, Nokia propose des téléchargements de programmes, certes, on
peut acheter des jeux ou de petits utilitaires sur presque tous les
portables compatibles Java, mais une fois encore la réalité et leur
potentiel à venir font de l'iPhone et de l'AppStore un mètre étalon de
ce qu'on pourra attendre et exiger dans les mois à venir. Il suffit
d'avoir joué à Super Monkey Ball
en inclinant l'iPhone dans tous les sens ou d'avoir utilisé un des
multiples utilitaires disponibles, même un logiciel de radiologie fera
l'affaire, pour se rendre compte que c'est un autre monde. Un monde où
les éditeurs tiers peuvent corriger les manquements d'Apple, en
proposant par exemple un lecteur Flash. Bref, avec l'AppStore, l'iPhone
prend le large.
A côté de ces deux grosses
nouveautés, Apple a réalisé quelques petits réglages ou améliorations.
On peut encore regretter l'absence de MMS, l'absence de fonction
copier-coller ou de ce genre de petits détails qu'on avait pointés du
doigt.
Au rang des nouveautés, on citera l'apparition d'une icône Contacts
pour accéder directement aux différents carnets d'adresses
synchronisés, soit depuis iTunes, soit depuis Exchange, soit, et c'est
une nouveauté bienvenue, depuis la carte SIM de son précédent
téléphone. Notons d'ailleurs que l'application Contacts se voit dotée
d'un système de recherches.
L'application Mail s'enrichit d'une fonction pour déplacer ou effacer
plusieurs courriels simultanément. On ne s'en plaindra pas, cela
évitera les redondantes et agaçantes manipulations pour faire le ménage
dans sa boîte aux lettres.
Pratique également pour communiquer avec des interlocuteurs étrangers,
le support de plus de langues, la possibilité de basculer rapidement
son clavier d'une langue à une autre et enfin la capacité qu'a
désormais l'iPhone de reconnaître des idéogrammes tracés à même
l'écran. Une fonction dont Apple ne pouvait pas faire l'économie au
moment de se lancer à l'assaut de l'Asie.
Enfin, dernière nouveauté fonctionnelle, la calculatrice qui bénéficie
d'un mode scientifique quand on incline le téléphone horizontalement.
En résumé, la version 2.0 est riche en grosses évolutions et en
améliorations par petites touches. Toutefois, un point noir nous pousse
à croire qu'une mise à jour serait souhaitable rapidement. Lors de
notre utilisation assez intensive de l'iPhone, l'iPhone OS 2.0 a
parfois souffert de quelques ralentissements vraiment gênants. Des
lenteurs qui se manifestaient dans des situations multitâches. Par
exemple, quand l'iPhone relevait du courrier en tâche de fond alors
qu'on saisissait un SMS. Quoi qu'il en soit, toutes ces mises à jour ne
doivent faire oublier la fonction qui a donné son nom à l'iPhone 3G...
Excuse marketing ou
problème véritable, le premier iPhone n'était officiellement pas 3G
parce que son autonomie aurait été trop faible. A voir les résultats
obtenus avec une batterie plus performante on ne peut que conclure que
l'assertion de Steve Jobs était au moins en partie vraie.
Ne le taisons pas plus longtemps, la 3G+ est un vampire. Pour un usage
difficilement quantifiable, qu'on qualifiera de soutenu mais sans abus,
qui inclut la réception d'e-mails en push,
quelques sessions de surf, l'utilisation de la fonction iPod, la
lecture de vidéos sur You Tube et l'utilisation de la fonction GPS,
l'autonomie de l'iPhone 3G atteint un maximum de 21 heures. Avec des
chutes à moins de 20 heures en usage plus intensif. Le même type
d'utilisation avec la 3G désactivée, puisqu'Apple a eu la bonne idée de
proposer cette possibilité, pousse l'autonomie à un peu plus de 25
heures de moyenne.
En revanche, pour qui cumule 3G, Wi-Fi et réception en push,
l'autonomie dure une journée... de travail. A savoir de 8h30 à 21
heures. En utilisant la 3G sans discontinuer pour télécharger des
applications, des vidéos et des mails, la batterie expire encore plus
vite, en environ 5 heures, ce qui correspond aux chiffres annoncées par
Apple. Passé ce délai, plus de téléphone, plus d'iPod, plus rien... Il
faut tout recharger. Et ne comptez pas sur un Dock pour enficher
l'iPhone, il n'est plus livré de série.
Pour autant, même si l'autonomie
est parfois assez juste, il faut reconnaître que la 3G+ (HSDPA
tribande, donc utilisable partout dans le monde) est une véritable
bénédiction en terme de vitesse de téléchargement. A tel point
d'ailleurs qu'on regrette de ne pouvoir télécharger des morceaux sur
iTunes Store même loin d'un point d'accès Wi-Fi. Un souci de
négociation avec les majors peut-être.
Quoi qu'il en soit, Apple annonce des téléchargements 2,5 fois plus
rapides. Selon les usages: surf sur le Web, téléchargement d'e-mails un
peu lourds ou lecture de vidéos sur YouTube, nous avons enregistré un
coefficient multiplicateur allant de 2,5 à près de 3. Dans certains
cas, quand la zone de couverture est bonne, ce qui n'est pas le cas
partout et tout le temps, la 3G+ est donc dans les faits trois fois
plus rapide que l'Edge.
Et d'ailleurs Apple a fait en sorte d'optimiser le téléchargement de
pages Web en Edge. Ce qui fait qu'un iPhone 3G utilisé en Edge sera
généralement plus rapide qu'un iPhone normal en Edge également. Si sur
certains sites la différence de temps de téléchargement est minime, sur
les sites un peu lourds, le gain de temps est appréciable, du simple au
double.
Terminons avec le GPS. Pour
l'instant, cette fonction est intéressante principalement grâce à
l'application Plans et à la fonction de géolocalisation des
photographies prises avec l'iPhone -qui au passage bénéficie ou souffre
toujours d'un malheureux capteur 2 Mpix, sans option vidéo.
Ainsi dans Plans, la localisation de l'utilisateur est beaucoup précise
puisqu'en plus de la triangulation entre les tours des opérateurs et
les points d'accès Wi-Fi, l'iPhone possède désormais sa propre puce
a-GPS.
Pour autant, les vraies applications utiles ou ludiques devraient
apparaître au fil du temps et ce grâce à l'AppStore. Une rumeur faisait
état d'une version de Tomtom Navigator pour l'iPhone. Les principaux
concernés ont confirmé que leur produit était compatible avec le
téléphone d'Apple tout en précisant qu'une commercialisation pour ce
support n'était pas à l'ordre du jour. On peut en tout cas imaginer un
service de ce genre débarquer tôt ou tard.
Enfin, dernier gros
changement, le prix. D'appareil élitiste et inaccessible, car non
subventionné par les opérateurs, à la demande d'Apple, l'iPhone (3G)
devient un smartphone complet, novateur et diablement ergonomique vendu moins de 200 euros.
Ainsi, dans le cadre d'un engagement à un forfait iPhone, le modèle 8
Go est vendu 149 euros alors que celui de 16 Go l'est à 199 euros. Une
différence de prix minime qui tend à encourager l'achat du modèle 16
Go. Un choix d'autant plus judicieux qu'avec un peu de musique,
beaucoup d'e-mails et pas mal d'applications, les 8 Go pourraient se
révéler rapidement trop exigus pour tout loger.

En corrigeant les gros manques et intégrant la 3G+, en plus de l'Edge
et du Wi-Fi, Apple fournit une plate-forme non pas parfaite mais
suffisamment séduisante pour concurrencer matériellement parlant ses
adversaires. Sur cette base solide, Apple a ajouté un OS séduisant, non
seulement pour l'utilisateur mais aussi pour le développeur. Ainsi,
désormais le potentiel de séduction de l'iPhone ne passe plus seulement
par la firme de Cupertino, mais par les forces créatrices de toute la
communauté de développeurs. Le potentiel de l'iPhone devient donc
énorme, alors que son prix est revu à la baisse. En définitive,
l'iPhone 3G est ce qu'aurait pu ou dû être son prédécesseur. Quoi qu'il
en soit, tout comme ce dernier, il redéfinit ce qu'on attendra
désormais d'un smartphone grand public ou professionnel. C'est la marque des grandes réussites.
![]() |
> Windows 7
Découvrez notre sélection de logiciels certifiés Windows 7 !
|
|

![]() |
NOUVEAU sur Windows
Enfin une application de bureau pour les webnautes…
|
|
















