Le TS-S402, une bonne base pour constituer son serveur domestique
Prêt à embarquer vos disques durs, ce NAS fonctionne parfaitement et simplement, malgré une finition un peu légère.

Trendnet affiche des prétentions de performances assez intéressantes
lorsqu'il annonce une compatibilité avec les disques Serial ATA II et
une connexion Gigabit Ethernet pour son TS-S402. En revanche, lors de
l'annonce de son boîtier de serveur domestique vide, le fabricant
s'était montré beaucoup plus discret en ce qui concernait les services
embarqués. Fallait-il y voir une discrétion volontaire destinée à
masquer quelques manques ? La réponse à ce suspense haletant, de suite.

Le TS-S402 est livré nu, vide, sans disque. Aussi utile qu'une voiture
dont le réservoir est à sec. On en fait donc le tour pour voir ce que
le boîtier peut donner et on constate que la finition est plutôt légère.
Les matériaux retenus ne figureront pas au palmarès des
plus solides, ni des plus agréables à utiliser. La porte en plastique
qui donne accès aux deux baies se ferme mal, avec un bruit qui met au
défi de la rouvrir de sitôt.
En parlant de bruit, la légèreté du
boîtier isole plutôt mal du ronronnement des disques et de la
ventilation de l'ensemble, faisant du TS-S402 un boîtier assez bruyant.
Quoi qu'il en soit, les deux emplacements pour les disques sont
faciles d'accès, pas protégés, et il ne faut pas compter sur un rack.
Ici, on visse une glissière de chaque côté du disque et on le fait
coulisser. La fixation est basique mais efficace.
Si on aurait apprécié un peu plus de soin et une meilleure qualité de l'ensemble,
force est de reconnaître que tout se met en place assez facilement.
Un petit coup de pouce pour l'installation
Une fois équipé de
ses deux disques, pour un maximum de 2 To, le TS-S402 s'installe
aisément. Il s'intègre en deux petites secondes au réseau local et un
logiciel (NAS Utility), installé sur un PC, facilite bien la tâche en
le détectant et y donnant accès. Comme toujours avec ce genre
d'appareil, il faut bien veiller à ce que le pare-feu de la machine
n'empêche pas d'y accéder.
NAS Utility se charge ensuite d'initialiser
le serveur, de formater les disques, ce qui peut prendre plus ou moins
de temps selon la taille des disques et le format de fichier choisi.
Nous avons rencontré un léger problème de lenteur lors du formatage
avec le système de fichier Ext3, mais cela n'a pas été gênant par la
suite.
La configuration toujours assistée...
Pour la configuration à
proprement parler, l'utilitaire reprend du service et propose
d'attacher un autre NAS, de gérer les comptes utilisateurs, de définir
les dossiers partagés, de planifier les sauvegardes ou de restaurer un
dossier, etc. Tout cela se fait plutôt simplement, à quelques détails
près, et l'interface du logiciel fait un peu penser à l'explorateur de
Windows. L'utilisateur débutant ne sera donc pas dépaysé.
En revanche,
on se rend assez vite compte que cet assistant ne donne pas accès à
tout l'arsenal du TS-S402.
La configuration avancée sans filet
Pour atteindre les
fonctions un peu plus évoluées ou accéder aux autres serveurs que le
serveur de fichiers, il va falloir se connecter à l'interface HTML du
NAS. Une fois encore, Trendnet fait les choses plutôt bien et
clairement. On se repère aisément, les fonctions sont clairement
identifiées et leur utilité aussi.
C'est depuis cette interface qu'on
va, par exemple, configurer le serveur FTP ou encore le serveur iTunes,
pour héberger et partager sa bibliothèque musicale sur le serveur.
C'est également d'ici qu'on pourra gérer les disques durs, choisir le
mode de fonctionnement en RAID 0, pour des vitesses en lecture/écriture
plus rapide, ou RAID 1, pour plus de sécurité. La surveillance et
éventuellement le partage ou le formatage des disques durs externes ou
clés USB connectées au NAS se font également depuis ce centre de
contrôle.
Tout est là et tout fonctionne sans qu'on ait besoin de méditer
pendant des années sur le comment du pourquoi. Le serveur UPnP répond
présent et ne demande qu'une chose, qu'on lui précise les dossiers
concernés, pour «streamer» des médias audio ou vidéo. Le client
BitTorrent ne réclame qu'un fichier torrent pour fonctionner en tâche
de fond, que l'ordinateur soit allumé ou éteint. Le serveur
d'impression tourne sans faire parler de lui, tant que l'imprimante est
connectée et que la bonne adresse est donnée aux ordinateurs, qu'il
s'agisse de PC ou de Mac.

Si on devait dresser une liste des points forts et faibles de ce petit
serveur domestique à l'allure discrète, on trouverait du côté des
défauts sa finition un peu légère, qui ne donne pas vraiment
l'impression d'avoir à faire à un produit de bonne qualité et,
répercussion directe de cet état de fait, son bruit de fonctionnement.
Du côté des atouts, on listerait avec plaisir la facilité de
configuration et d'utilisation, même pour les utilisateurs peu
avertis, la quantité et la qualité des services intégrés (le nombre de
serveurs fournis est très appréciable) et enfin la compatibilité de ce
boîtier avec les technologies RAID 0 et 1.
L'avantage irait donc à la
colonne des plus. Sauf à trouver le prix de ce boîtier nu peut-être un
peu trop élevé.