L'imprimante sans encre PoGo peut-elle faire aussi bien que votre vieux Polaroid?
Pour un premier essai, cette mini-imprimante est plutôt réussie, mais, nouvelle technologie oblige, son prix est trop élevé.

Avec le cliché instantané, Polaroid avait révolutionné le monde de la
photo. Avec l'imprimante PoGo, dont le fonctionnement ne nécessite pas
de cartouche d'encre, le constructeur espère bien, à l'ère du
numérique, secouer le monde de l'impression.
Selon lui, ce petit
appareil permet d'imprimer ses photos où l'on veut et quand on veut
depuis un téléphone mobile Bluetooth ou une imprimante PictBridge. Selon ses dires, le
résultat serait satisfaisant, avec des photos aux couleurs lumineuses,
immédiatement sèches et ne se déchirant pas.
Grâce au papier
autocollant fourni, il serait également possible d'agrémenter en quelques instants
un cahier, un agenda ou un carnet de route. Pour vérifier ces
affirmations, nous avons donc testé la PoGo.

Le secret de la PoGo est dans le papier qu'elle utilise. Grâce à la technologie Zinc,
ce dernier contient, en effet, des cristaux de colorants qui, une fois
chauffés, vont révéler la photo. Mais la petite taille de cette
imprimante n'est pas (seulement) due au fait qu'elle fonctionne sans
cartouche.
Polaroid a fait le choix d'un papier de petites dimensions – 5x7,6 cm,
soit une surface 4 fois inférieure aux classiques 10x15 – pour faire de
ce modèle un produit véritablement nomade et pas
seulement transportable. Le pari est réussi. Sans tenir dans la poche
d'un jean trop moulant, la PoGo tient dans un sac à main ou un petit
sac à dos, et ce sans le risque, inhérent à la plupart de ses consœurs,
de voir l'encre se répandre ou le papier s'abîmer. En effet,
ce dernier ne se place pas dans un bac séparé mais directement dans
l'imprimante.
Une utilisation simple et rapide
Une fois
l'imprimante rechargée sur le secteur, le principe est simple. On
active le Bluetooth sur son photophone puis on l'appaire avec la PoGo.
Il suffit ensuite d'envoyer vers cette dernière, via le mode sans fil,
la prise de vue de son choix. Le temps de transfert du fichier Jpeg du
téléphone vers l'imprimante est fonction, entre autres choses, du poids
de la photo, mais une fois cet envoi effectué, il faut compter tout au
plus une soixantaine de secondes pour avoir sa photo en main,
complètement sèche, prête à l'emploi.
La plupart des téléphones
Bluetooth fonctionnent avec la PoGo, mais pour les exceptions, Polaroid
publie sur son site
la liste des appareils non compatibles. Dotée d'un port USB, la PoGo
peut aussi accueillir un appareil photo PictBridge, pour peu que vous
ayez le câble sous la main. En revanche pas question d'utiliser une
carte mémoire ni de relier l'imprimante à l'ordinateur. Privilégiant le
côté nomade, le constructeur n'a pas prévu la connectique nécessaire à
cet usage. Pour le coup, on peut difficilement faire plus simple… La
PoGo fera la joie du néophyte.
Des consommables chers et une qualité perfectible
Le
rendu des photos est dans l'ensemble assez satisfaisant, mais sur un
format de papier aussi petit, on s'attendait tout de même à mieux. Sur
fond clair, on relève des effets de tramage plus ou moins importants.
Quant aux couleurs, elles tirent un peu trop sur le rouge, défaut
surtout visible sur les visages.
Certes, les impressions réalisées avec
la PoGo ne sont pas destinées à être exposées. L'objectif est de garder
un souvenir d'un moment fort, pris sur le vif. On peut ensuite
utiliser sa photo comme marque-page – d'autant plus que le papier est,
en effet, très résistant et qu'il ne craint pas l'humidité – ou la coller sur
le support de son choix. Seul bémol, pour ce type d'usage un peu fun,
on aurait apprécié que l'imprimante (à 129 euros) et les consommables (de
0,33 à 0,40 euro la feuille) soient moins chers.
On est en effet pas
très loin des tarifs d'une imprimante 10x15 de base. Mais il est
vrai que la PoGo est autonome et surtout qu'elle ouvre véritablement
une nouvelle voie à l'impression. Un prix un peu plus agressif, une
amélioration de la qualité photo et un chargeur un peu moins volumineux
(il l'est presque autant que l'imprimante, alors qu'il n'offre à
celle-ci qu'une autonomie de 15 photos)… c'est tout ce qu'on souhaite
dans les mois à venir à ce petit bijou de technologie. Alors, M.
Polaroid, à quand la version numéro 2?

L'imprimante PoGo révolutionne incontestablement le monde de
l'impression avec sa nouvelle technologie Zinc, qui ne requiert pas
l'emploi de cartouche. Certes, cet appareil n'est pas exempt de défauts,
à commencer par son prix, mais, en partant du principe qu'il ne s'agit
pas de réaliser une expo de photos à partir de ses impressions, le concept
étonne puis séduit. Avant tout, la PoGo offre la possibilité d'imprimer
sur le champ une photo, facilement, sans s'encombrer de câbles et,
surtout, sans qu'il soit nécessaire d'être à proximité d'une prise de
courant.