Un ultraportable luxueux qui aurait mérité un meilleur écran
Autonomie limitée et écran moyen : le VX3, bien que puissant, s'adresse aux fans uniquement.

Il n'est pas donné à tout le monde de se payer une Lamborghini autre
qu'à l'échelle de 1/43e. C'est un peu normal : la définition même du
luxe est d'être à la portée du commun des mortels. Quoi que plus
accessible, on peut considérer que le VX3 Lamborghini d'Asus est
luxueux puisque cet ultra portable de 1,6 kilo coûte tout de même la
bagatelle de 2799 euros. Mais à la différence de la Lamborghini Diablo,
nous avons pu le tester. Une vraie bête de course ?

Une belle voiture s'apprécie autant à la carrosserie qu'à ce qui se
trouve sous le capot. Pour le capot, il faut bien l'avouer, le VX3 en
version jaune en jette, à défaut d'être discret. Griffé du
logo du constructeur italien, il ressemble un peu à l'avant d'une de
ces voitures mythiques, arrière un peu surélevé et museau en biseau.
Une fois ouvert l'écran, on a bien affaire à une machine à part, avec
les repose-mains en cuir, la baguette de maintien de l'écran en titane
et la finition chrome des contours métalliques. La petite ombre au
tableau est l'aspect trop «plastique» du dessous de la machine, de même
qu'une iconographie des voyants qui jure un peu avec la qualité des
matériaux employés. On aurait préféré un design plus élégant ou plus
proche de l'esprit de Lamborghini.
Pour un ultraportable, il en a sous le capot
Avec quoi le
comparer? Dans sa gamme de prix il se classe à côté des X300 de Lenovo
et R500 de Toshiba. A côté desquels il est bien sûr notablement plus
lourd, mais aussi largement mieux cylindré : les deux modèles
concurrents, certes plus légers, sont équipés de processeurs à basse
consommation moins performants que le méchant Core 2 Duo T9300 du VX3
qui représente le haut de gamme des processeurs mobiles d'Intel. Le
résultat est que sous 3DMark, le VX3 est 3 fois plus performant que le
X300 et 10 fois plus que le R500, un écart rendu possible par la puce nVidia GeForce 9300. Il perd en autonomie et prend donc un peu de
surpoids par rapport aux autres machines, mais il ne fait pas trop de
compromis sur les performances générales. Car sans être une machine de
jeu, cette activité est toutefois envisageable pour peu que l'on
baisse résolution et effets graphiques dans les jeux récents. La
machine est réactive et on ne se plaint pas de la rapidité d'exécution
des programmes.
Ravitaillement obligatoire tous les 150 km
Quand on a une voiture de course qui est déjà à 150km/h en première, il
faut s'attendre à connaître tous les pompistes de la région tellement
celle-ci boit de carburant. Là encore, notre VX3 mérite son logo
Lamborghini. Car loin de la sobriété électrique des X300 et autre R500,
notre machine de course vide sa petite batterie en 48 minutes en
lecture DVD, et la grosse (qui dépasse de 2 bons cm du capot) en 1h 40
min. C'est un peu court pour de l'ultraportabilité -relative, il fait
tout de même 1,7 kg, uniquement avec la petite batterie. Les
possesseurs d'automobiles d'exception vous dirons que c'est là le prix
de l'ultraperformance, mais les autres -l'immense majorité-
rétorqueront que c'est bien cher payé.
Un écran bien décevant
Sans être une Lada, son écran n'est pas une Rolls non
plus. Une petit Mercedes tout au plus, là où on attendait une voiture
de course. Si le rendu des couleurs est assez bon, les angles de vision
sont limite pour une machine de ce type. Les noirs ne sont pas
profonds, ça manque de contraste et il faut faire varier l'inclinaison
de l'écran selon que l'on veuille regarder un film ou travailler
dessus. Bien fini et
réalisé en matériaux assez résistants, le clavier aurait gagné à être
un peu plus souple, car il requiert une frappe assez franche.

Pour une machine d'exception, on est un brin déçu. Certes, peu de
machines de cette dimension affichent de telles performances, mais
l'écran n'est vraiment pas formidable et l'autonomie un peu
limitée.