Plus fort que l'Eee PC, l'Akoya Mini devient la nouvelle référence des netbooks
Basé sur le même châssis que le MSI Wind, mais avec le Wi-FIn, le Medion est sans doute le meilleur miniportable du marché.

A voir les discussions sur les forums et les longues files
d'attente, les netbooks –
ces petits portables à bas coût – ont fait
mouche, et les consommateurs s'emballent. Une fois n'est pas coutume,
l'«inventeur» de l'appareil (le constructeur taïwanais Asus, avec son
Eee PC) se retrouve distancé par une concurrence qui ne veut pas se
contenter de suivre. Basé sur le même châssis que le déjà très bon MSI
Wind,
l'Akoya Mini E1210 peut-il marquer la différence?

Il a le goût du Wind, il a l'odeur du Wind et il est basé sur le même
châssis: l'Akoya Mini surprend d'abord par sa ressemblance avec la
machine de MSI. Et pour cause: ils sont jumeaux, et bien malin qui
pourrait les différentier si l'on enlevait les logos des constructeurs.
Il est disponible en noir et en blanc, et c'est cette dernière version
que nous avons pu tester.
Sa robe est, comme celle de son frère, d'un blanc
mat qui ne conserve pas les empreintes de doigts
quand on le manipule. De même que son écran, mat lui aussi et donc
lisible en toute circonstance. Et dire qu'il faut se tourner vers des
machines low cost pour retrouver ces caractéristiques
pleines de bons sens…
On prend le même et on recommence
Il
serait tentant de faire un simple lien vers la fiche du MSI Wind,
tellement ces
deux machines sont semblables. Comme elles sont basées sur la même
plate-forme matérielle
– un Intel Atom N270 cadencé à 1,6 GHz – et qu'elles disposent des
mêmes atouts – 1 Go de RAM, 80 Go de disque, une Intel GMA 950 en carte
graphique,
etc. –, l'exercice serait assez facile. On retrouve le même clavier, ô
combien plus confortable que celui des Eee PC, qui lui confère un
toucher agréable et une frappe précise. Sans atteindre la qualité
d'un appareil haut de gamme, l'Akoya Mini peut honnêtement être
qualifié de réussite.
La coque de l'appareil jouit d'une bonne finition, avec ses droites et ses courbes
simples, un petit look Playskool sur les bords – au moins c'est
indémodable. Il est plutôt robuste, et l'on n'a pas peur de le glisser dans un sac
et de le transporter toute la journée avec soi, d'autant qu'une petite
sacoche est livrée avec la machine.
Cette apparente solidité se paie:
ce bébé de 1,2 kg affiche 200 g de plus que les Eee PC 901, un
surpoids peu gênant mais qui marque une certaine différence avec les
premiers modèles d'Asus, la barre symbolique des 1 kg pouvant avoir son
importance. Cela n'enlève cependant rien à son intérêt, d'autant que
pour avoir une machine si légère chez Sony il faut compter plus de 2000
euros. Et, si l'équipement et la qualité ne sont pas les mêmes, l'Akoya Mini remplit parfaitement son office.
Performances humbles mais suffisantes pour son utilisation
L'Atom
ne consomme ni ne dégage beaucoup de chaleur. Ce n'est pas un mal, car
ce chameau n'est pas un foudre de guerre. Cependant, l'utilisation de
Windows XP en lieu et place de ce gros balourd de Vista fait que l'Akoya
n'est pas lent et reste largement assez puissant pour Internet,
pour la bureautique et pour le multimédia de base.
Oubliez les vidéos HD, l'encodage à
qui mieux mieux et les jeux en 3D gourmands: ni le processeur central
ni le processeur graphique – un souffreteux Intel GMA 950 – ne feront
des merveilles.
Trackmania Nation tournera gentiment, mais c'est bien
tout. Pour les amateurs de
benchmark, sachez que 3DMark 2006 plante
avant le premier test. On vous l'a dit: c'est une petite machine de
travail, pas une console de jeux!
La batterie à six cellules: l'Arlésienne
Disponible
à partir du 21 août dans l'Hexagone, l'Akoya Mini se voit affublé d'une
batterie à trois cellules. Laquelle tient 2 h 30 min en mode de travail non
optimisé et 1 h 15 min en lecture de DVD avec un lecteur externe en USB.
Pas mal pour une petite batterie. En revanche, rien n'a percé quant à la
disponibilité des modèles à six cellules – voire celle desdites
batteries – lesquels offriront sans doute une autonomie proche du
double, rendant l'Akoya encore plus attrayant pour les amateurs de
trains Paris-Kaboul sans prise électrique.
Le Bluetooth troqué contre un meilleur Wi-Fi
La seule et unique différence entre la machine de MSI et celle de
Medion tient à l'éviction du Bluetooth au profit de la norme Wi-Fi
802.11n. Si les accros des petits objets communicants regretteront ce
choix, il est fort probable que la décision de Medion bénéficiera au plus
grand nombre, la norme «n» du Wi-Fi offrant en effet à la fois une
meilleure portée et un meilleur débit dans la réception du signal. On
surfe donc de plus loin et plus vite; quand on sait que le Wi-Fi
peut-être utilisé toute la journée et que le Bluetooth n'est soumis
qu'à une utilisation occasionnelle, on ne peut que saluer le choix
pertinent de la marque allemande.

En ce mois de juillet 2008, il sont deux modèles dans la dernière ligne
droite du championnat du meilleur notebook: le Wind de MSI et l'Akoya
Mini E1210 de Medion. Et c'est ce dernier qui, d'un cheveu, franchit
la ligne d'arrivée en premier, en privilégiant un Wi-Fi de meilleure
qualité. Alors oui, l'Akoya Mini est sans doute le meilleur des
notebooks actuels. La question est: jusqu'à quand?