Le 17 pouces d'Apple conserve puissance et charisme
Le MacBook Pro revient toujours aussi élégant, imposant et performant. Son prix reste lui aussi élevé.

Le MacBook Pro 17 pouces n'est pas à proprement parler un portable,
plutôt un transportable, bien que son poids soit tout à fait correct.
En revanche, c'est certainement le plus professionnel des MacBook Pro.
Au sens où, plus que les modèles de 15 pouces, ce 17 pouces est, par son
prix et son format, destiné aux professionnels un minimum mobiles. Dès
lors une question se pose : les performances de ce portable sont-elles
à la hauteur de sa cible et de son prix ?

Le MacBook Pro ne change pas extérieurement. Même design assez fin et
séduisant, mêmes manques –eSata, Blu-ray et HDMI absents– et mêmes
atouts –FireWire 800, compacité et finition très soignée. L'écran est
toujours aussi agréable, d'autant qu'Apple a conservé une dalle mate
pour ces portables haut de gamme. La résolution d'origine est très
confortable (1680x1050 pxiels). Dommage que l'accès à une résolution
de 1920x1200 pixels soit soumis au paiement d'une option (90 euros).
Le clavier est lui toujours aussi agréable. Une fois que nous avons pris nos marques,
la frappe est rapide et confortable, d'autant plus appréciable qu'elle
est très peu bruyante.
Arrêtons-nous sur le trackpad. Sa taille n'a pas
changé mais il est désormais doté de la technologie multitouch
introduite avec le MacBook Air. Du coup, les dimensions du pavé tactile
semblent un peu trop étroites, même si on arrive tout à fait à utiliser
–avec grand plaisir d'ailleurs– les nouvelles fonctions de rotation,
de zoom ou de navigation. L'ergonomie n'en souffre pas mais aurait
gagné avec un peu plus d'espace.
Enfin, pour terminer sur ce tour des extérieurs, notons la disparition
de la télécommande Apple, qu'il faudra désormais acheter séparément (19
euros). C'est bien dommage car elle se montrait bien utile pour
passer d'une page à une autre lors d'une présentation. Il faudra
recourir à son téléphone pour télécommander le tout.
Bon pour tous les services
Ce MacBook Pro ne souffre pas de
défauts majeurs du côté machinerie. On aurait certes pu s'attendre à ce
qu'une machine pro de ce standing intègre un disque dur plus consistant
ou, plus important, que le seuil des 2 Go de mémoire vive de série soit
dépassé. En effet, pour une machine appelée à faire tourner des
applications gourmandes en la matière, comme Photoshop, la limite de 2
Go définit la frontière de la politesse. Quoi qu'il en soit, le
logiciel d'Adobe tourne extrêmement bien et applique des filtres et
autres processus lourds sans broncher. On passera sous silence Office
pour Mac qui fonctionne comme dans un rêve, même avec des fichiers
Excel pesant plusieurs mégaoctets.
La conversion vidéo se fait
également plutôt rapidement, même si on touche là plus au domaine du
processeur. Or, en l'occurrence, il n'y a pas grand-chose à dire. Sauf
à prendre en option un processeur encore un peu plus rapide (2,6 GHz
pour 220 euros de plus) ou à attendre qu'Intel sorte des Quad Core pour
portables, on a ici affaire à la fine fleur des Core 2 Duo. Cela se
ressent d'ailleurs. Pour tout dire, les applications se lancent comme
jamais, et même les jeux un peu exigeants, comme Unreal Tournament III,
tournent plutôt bien. Bien évidemment pour en profiter, il faudra avoir
installé Windows.
En l'occurrence, le système d'exploitation de
Microsoft s'exécute très bien. Avec un indice d'expérience Windows
Vista de 4, plombé par un note un peu basse dans la partie graphique,
inférieure d'ailleurs à celle de la partie graphique de jeu qui atteint
4,5. Tous les autres indices sont au dessus de 5 et, pour ceux qui
aiment les défis et les gros scores, le MacBook Pro affiche un score
3DMark de 4248 ! Inutile de préciser que ce résultat est plus
qu'honorable pour un portable, surtout qu'il n'est pas vraiment
conçu pour jouer à Crysis. Une bonne performance qui s'accompagne d'une
bonne autonomie vu le format d'écran, nous avons atteint 2 heures et 45 minutes en
lecture de DVD.

Si, comme le MacBook,
le MacBook Pro n'évolue que par petits à-coups, sa configuration est
d'une envergure suffisante pour que son prix un peu élevé soit éclipsé
par des performances de haute, voire de très haute, tenue. Le MacBook Pro
17 pouces n'est certes pas le modèle tout venant. Il suscite l'intérêt
en tout cas et donne entière satisfaction, aussi bien avec Mac OS X qu'avec
Windows. Et pour ceux qui préfèrent les portables plus mobiles, les
performances du grand frère de la gamme professionnelle des portables
d'Apple laissent entendre que le modèle de 15 pouces devrait très bien se sortir d'affaire, sa configuration étant identique.