Un compact qui délivre de belles images à un prix un peu élevé
Si la qualité des photos est bonne, le prix et l'écran moyen font que ce n'est pas le compact parfait de sa catégorie.

Je suis petit, je suis disponible en plusieurs couleurs et je suis de
saison, je suis... ? Non, pas un bulletin de vote, mais un appareil
photo compact de la série W de Sony, à savoir le Cybershot
DSC-W130. Huit mégapixels, stabilisation optique et grand-angle :
suis-je un candidat qui tient ses promesses?

Le W130, sans être un
bijou, est relativement fin et devrait rentrer dans la plupart des
jeans -slim, à voir. Une fois en main, le W130 laisse une impression de
bonne qualité. Sans être du niveau d'un Ixus quant au «toucher métal»,
on apprécie. Côté design, on peut difficilement faire plus simple.
De
la taille d'une carte à jouer, il est doté d'un objectif qui correspond
à la base d'un shot de vodka. De là à dire que le designer était
russe et joueur de poker, il n'y a qu'un pas, que nous ne
franchirons pas.
Jolies images aux couleurs naturelles
Nerf de la guerre des
appareils photo, la qualité des clichés : ceux délivrés par le W130
sont bons. Le choix de ne pas monter dans de trop hautes résolutions
s'avère judicieux : les images sont lumineuses et propres, même en
intérieur. Le bruit numérique est très correctement géré et la seule
faiblesse notable est le léger manque de piqué dans des situations très
lumineuses.
En revanche, les amateurs de photos naturelles
apprécieront que le processeur Bionz ne sature pas exagérément les clichés pour
flatter les couleurs.
Pour se rendre compte de la qualité finale des photos, il faudra
regarder les images sur un ordinateur, la précision de l'écran de l'appareil étant
légère. Sans être réellement mauvais, celui-ci n'est que de 115 000
pixels, là où de nombreux autres appareils en ont le double. Il est de
plus un peu pâlot, ne rendant pas vraiment hommage à la qualité des
clichés. L'optique embarquée n'y est pas pour rien du reste, puisque
l'appareil est stabilisé optiquement et donne une certaine largeur de
champ avec ses 32 mm, un grand-angle convenable, qui ouvre à un très
convenable 2.8, suffisant pour faire de bons portraits.
Le câble de la discorde
Vous êtes en
vacances à Katmandou pour photographier le yéti et l'envie vous prend
de vider vos photos sur votre PC. Manque de chance, ledit yéti a
mangé le câble. Eh bien, il va falloir se procurer un lecteur de carte
ou
passer par la case «achat» (pas facile au Népal), parce que les sorties
de l'appareil -USB 2.0 et TV- sont réunies au sein d'un même câble au
format propriétaire. Encore cette détestable habitude des constructeurs
que d'enfermer les consommateurs dans leur matériel...
Et dans la catégorie des griefs, au vu du positionnement de
l'appareil -je fais du tout automatique- et du fait qu'il s'agit plutôt d'une entrée de gamme, on aurait
apprécié un prix de vente un peu moins élevé que les 250 euros annoncés.

Un bon appareil, qu'on apprécie d'avoir avec soi et qui délivre des
images de bonnes qualités. Son prix un peu élevé, son câble
propriétaire et la médiocrité relative de l'écran sont ses seuls
défauts. Quelques réticences qui suffisent à ne pas lui attribuer de coup de
coeur.