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Prise en main Sony Ericsson Xperia X1

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Prise en main

L’Xperia X1 souffre de la présence d’un Windows Mobile vieillissant

Le premier téléphone Windows Mobile de Sony Ericsson offre des effets 3D spectaculaires. Mais est-ce suffisant ?

Thierry Derouet 01net
le 24/11/2008 à 17h40
note de la rédac

la promesse

Avec L'Xperia X1, Sony Ericsson propose le nouveau «must have» de la téléphonie. Basé sur un magnifique écran tactile de 3 pouces de diagonale (7,2cm) offrant une définition de 800 par 480 pixels en 65 536 couleurs, lequel dissimule un clavier normalement Azerty (la version testée est encore en Qwerty), l'Xperia bénéficie des meilleures technologies du moment. Mais sa principale originalité c'est d'offrir, malgré un Windows Mobile 6.1 vieillissant, une interface 3D spectaculaire. S'agit-il réellement d'un bénéfice pour l'utilisateur? Compte-rendu de plusieurs jours d'utilisation.

la réalité

Haut de gamme, avec son habillage métal et la définition de son écran, ce Sony Ericsson offre une puissance d'affichage 3D remarquable. Usant et abusant d'effets 3D, l'Xperia offre une ergonomie pas trop mal pensée. Une touche «Panel» propose d'exposer les principaux écrans, donnant accès aux fonctions essentielles de ce gros téléphone (2 cm d'épaisseur). Cette exposition de fonctions paramétrables se présente sous deux formes, l'une ressemble à la fonction Exposé de Mac OS, l'autre ressemble au flip 3D de Vista. Outre le l'aspect spectaculaire, cette présentation des fonctions sert avant tout à masquer le système d'exploitation embarqué, celui de Microsoft, un vieillissant Windows Mobile 6.1.

Tactile, mais stylet obligatoire

Ce dernier est par ailleurs directement accessible depuis la touche Windows de ce téléphone. Un stylet -dissimulé sur l'un des côtés- sert à réaliser l'ensemble des tâches classiques et est quasi incontournable dès l'instant où l'on veut réaliser des opérations tactiles précises. En effet, la définition est pour cette taille d'écran tellement fine que vos doigts sont inappropriés.

Trois interfaces sinon rien

Mais ce n'est pas tout. Sony Ericsson utilise une troisième manière pour manipuler les données multimédias, la musique, les photos, les vidéos et les contacts. C'est depuis un pavé multidirectionnel que l'on navigue alors dans une interface très largement inspirée par la Xross Media Bar de la console de jeu PlayStation 3. Cette dernière est assez plaisante à manipuler et vous évite de voir le bout du nez de Windows Mobile. En clair, tout a été fait pour «masquer en partie le cochon». Certains trouveront que l'ensemble est assez incohérent, d'autre au contraire qu'il est original et plaisant. C'est une affaire de goût! En revanche, on trouve quand même étonnant d'accéder aux contacts par le menu multimédia.

Modes photo et vidéo évolués

Au chapitre des innovations, l'appareil photo qui se cantonne à un bon vieux 3,2 Mpix, profite de tout un ensemble de fonctions, comme par exemple, un autofocus amusant. C'est en effet avec son doigt que l'on va pouvoir déplacer la zone de mise au point, laquelle bénéficie de 4 modes. Mais si le téléphone est doté d'un petit flash intégré et de plusieurs modes scène (auto, portrait, paysage, nuit, sport et document), le déclenchement n'est pas très rapide. On ne détaillera pas tout mais entre le réglage de la balance des blancs et quelques effets, on arrive à des résultats plaisants. Les clichés sont corrects -pour un téléphone- sans arriver comme à l'accoutumée à la cheville d'un bon vieux compact Canon. Pour la vidéo c'est le même topo. On profite en effet de deux formats d'enregistrement (VGA et QVGA), d'une petite torche des plus pratiques et d'une prise de son correcte, mais sans plus.

L'Internet mobile sans plus de valeur ajoutée

On en oublierait presque que c'est un téléphone. Si en la matière l'Xperia ne bouleverse pas la donne, il sait en revanche exploiter le meilleur de la 3G même si l'on regrettera que Sony Ericsson n'ait pas trouvé mieux à embarquer qu'Internet Explorer dans sa version mobile. On préfèrera donc en changer, et a priori la version définitive de ce téléphone proposera Opera 9.5. La gestion des e-mails profite de la plate-forme Windows Mobile. A commencer par la messagerie Hotmail associée à Windows Live Messenger. Si ce téléphone est GPS, on regrettera que rien ne permette de l'exploiter directement. Pour le prix demandé, on aurait préféré y trouver un logiciel de navigation, par exemple, pour se déplacer d'un point A à un point B.

Les loisirs numériques dans la poche

Pour les loisirs numériques, Sony Ericsson n'est pas avare. En plus d'une bête radio FM utilisable à la condition d'y connecter les écouteurs qui font -comme d'habitude- office d'antenne radio, il est extrêmement plaisant de regarder des vidéos et d'écouter de la musique sur cet appareil. A charge pour vous d'utiliser le lecteur Windows Media de votre Windows pour synchroniser vos données et au préalable un logiciel de conversion. Mais l'essentiel est là: la qualité de l'écran et des oreillettes. Et même sans les écouteurs, l'Xperia offre une qualité sonore appréciable.

Et Office mobile embarqué

Vocation semi pro oblige, c'est sans surprise que Sony Ericsson livre la suite Office Mobile composée d'Excel, de PowerPoint, de Word et de One Note. Si la reconnaissance d'écriture bénéficie de la définition de l'écran, la saisie depuis le clavier demande de l'entraînement. En effet, les touches sont juste trop petites, et il n'est pas rare d'appuyer sur plusieurs touches en même temps. On peut s'y habituer, mais d'autres téléphones semi pro offrent des claviers bien plus plaisants, il suffit par exemple de citer le BlackBerry Bold de RIM pour s'en convaincre.

Des arguments techniques

N'oublions pas toutefois l'aspect technique de cet appareil. Car l'Xperia est animé par une puce qui mouline à plus de 500 MHz. Côté graphique, le constructeur n'a pas souhaité dévoiler qui était derrière, comme pour tenter d'en faire un secret de fabrication. Donc on ne le dira pas. Mais avec le support du Wi-Fi, du Bluetooth stéréo A2DP, une mémoire interne de 400 Mo étendue par une carte au format microSD de 8 Go fournie et l'ensemble des fonctions que l'on vient de décrire, on a là une belle brochette de technologies. D'autant qu'avec la batterie fournie (1500 mAh), on peut user et abuser de ce téléphone sans être abandonné au milieu du gué.

le verdict

Si l'on est séduit par la qualité de l'appareil et la double interface proposée pour éviter d'avoir à recourir au menu d'un Windows Mobile bien mal adapté à un écran tactile, on reste quand même sur sa faim. Certes l'interface de l'Xperia cela n'est pas celle de Vista, mais une fois passé l'effet surprise des effets graphiques, on trouve à ce téléphone un goût d'inachevé. La réponse doit-elle être apportée par Microsoft avec une nouvelle version de Windows Mobile? D'autant plus que le prix affiché -hors prime opérateur- est foncièrement élevé.

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