Un miniportable inspiré par l'Eee PC et inadapté pour utiliser Windows XP
Son écran est trop petit pour afficher toutes les fenêtres Windows et, en plus d'être lent, il est agaçant à utiliser.

L'époque du miniportable dans le sac à dos est à notre porte. Avec son Eee PC Asus répond à une demande consommateur : avoir accès au net de partout sans se casser la rétine sur un écran de 2-3 pouces, en profitant d'un vrai clavier et d'une connectivité complète. L'XS-20 de Packard Bell reprend des éléments de la machine d'Asus et tente d'aller un peu plus loin.

Quand Windows XP est sorti, la résolution minimale, alors de 640 x 480 pixels sur les anciennes versions de l'OS de Redmond, est passée à 800 x 600. Or l'écran de 7 pouces de l'engin a une résolution native de 800 x 480 pixels. Bilan? Il manque 120 pixels à l'appel et cela a une incidence.
En effet, certaines des fenêtres de Windows, non redimensionnables, sont prévues pour une hauteur de 600 pixels de haut ; on ne peut donc pas voir les boutons de validation, voire certaines options. Et tout le monde ne navigue pas dans les fenêtres à l'aide des raccourcis claviers...
Il est clair que Packard Bell a négligé cet aspect et c'est une grave erreur. Outre ces fenêtres aux menus inaccessibles, on se rend compte que les 120 fameux pixels sont salutaires, ne serait-ce qu'au lancement d'Internet Explorer : les barre des tâches et de navigation prennent tellement de place qu'on se retrouve à naviguer sur le Net sur un tout petit espace. L'expérience n'est pas franchement agréable.
Chi va piano, va sano
Le processeur VIA C7 n'est pas véloce, ceci n'est pas un scoop. Même pour celui qui a l'habitude d'une machine milieu de gamme, cette puce avance lentement. Bien qu'accompagné de suffisamment de mémoire vive pour XP, l'XS-20 met un certain temps pour démarrer et exécuter les programmes, ce qui le rend un brin frustrant à l'usage.
Si l'on considère le temps perdu au démarrage et au lancement des applications, on se demande si un processeur plus performant -qui, certes, aurait sans doute consommé plus d'énergie- n'aurait pas fait dégagé, au final, plus de temps de travail. Pour être efficace avec ce portable, il faudra donc privilégier les logiciels légers.
Comme l'Austin mini, c'est mimi mais trop petit
Mais où est la souris? Vous distinguez le rectangle d'un centimètre sur deux en bas de l'écran? Tant mieux, parce que c'est le trackpad, avec des dimensions XS. Bûcherons s'abstenir, gros doigts déconseillés.
Même constat pour le clavier, dont les touches sont suffisamment réactives, pour peu que l'on appuie pas sur quatre d'entre elles à la fois. Packard Bell a sans doute profité d'un déstockage Playskool.
Pas que des défauts
En dépit de ses défauts, le XS-20 est relativement bien fini : le format est séduisant, les courbes propres, sa teinte noire discrète et son poids plume en fait un bon partenaire de sac à dos. Il rendra service aux blogueurs invétérés ou à ceux qui souffrent de scolioses... pour peu qu'ils ne soient ni myopes ni pressés.
L'avantage indéniable de la machine est un système d'exploitation rodé qui supporte énormément de périphériques et devant lequel tout le monde ou presque trouve ses marques. D'autant que l'équipement -webcam, microphone, Wi-Fi, Bluetooth et un vrai disque dur- est plutôt satisfaisant.

Souffrant d'un défaut de taille d'écran presque rédhibitoire et se montrant aussi véloce qu'un paresseux neurasthénique, le XS-20 semble n'être qu'une ébauche dans laquelle on a assemblé à la va-vite des éléments de PC en les casant dans le minimum d'espace possible.
Si l'on rajoute les problèmes d'ergonomie, on obtient un joli concept peu, voire pas utilisable.
C'est d'autant plus dommage que le format, le design et la finition de la carrosserie sont bons. A quand une version corrigée?