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Prise en main Pirelli DP-L10 Black

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Prise en main

Un simple téléphone Wi-Fi estampillé Free suffit-il pour faire des économies ?

Passer ses appels téléphoniques par Internet, c'est ce que permet ce téléphone compatible SIP (standard de voix sur IP).

David Nogueira 01net
le 11/12/2006 à 15h52
note de la rédac

la promesse

Les voici enfin ! Faits de plastique et d'électronique, les téléphones de Free sont aujourd'hui distribués massivement à tous les « Freenautes » en ayant fait la demande. Quel que soit le modèle, Wi-Fi ou Wi-Fi/GSM, ces terminaux sont censés rentabiliser encore plus votre abonnement ADSL en profitant « n'importe où » de votre compte SIP, autrement dit de la téléphonie par Internet. Mais un tel appareil est-il vraiment rentable et aussi simple à utiliser qu'un simple téléphone portable ? Nous avons choisi pour répondre à ces questions de faire un petit comparatif entre les deux modèles aujourd'hui proposés par Free : le « White » et le « Black ». Ce dernier, réalisé par le constructeur Pirelli, porte également la référence DP-L10. Le premier exploite la technologie Wi-Fi alors que le second est un modèle hybride (Wi-Fi/GSM).

la réalité

Bien que nous ayons reçu les produits en avance sur le lancement officiel, nous n'avons pu utiliser le téléphone White que quinze jours après, soit juste une semaine après le lancement officiel. En effet, la documentation concernant l'installation du téléphone s'avère minimaliste, tout juste suffisante si tout se passe bien. Après avoir remis à jour notre Freebox, la synchronisation du téléphone Black s'est effectuée sans problème. En revanche, ce n'était pas le cas pour le modèle White. Effectivement, comme bon nombre d'utilisateurs (d'après le forum de freephonie), le téléphone se retrouvait bloqué dès la première installation du firmware avec un message d'erreur. Inutilisable, l'écran restait figé sur une image grise. Ainsi, pendant près de deux semaines, nous nous sommes retrouvés avec un presse-papiers d'une soixantaine d'euros...

Concernant ce problème, nous n'avons eu aucune réponse du service technique de Free. Prétextant que ce type de désagrément n'était pas courant et qu'aucune procédure n'était encore connue pour réinitialiser le téléphone. Pourtant, une semaine plus tard, nous avons trouvé comment faire un simple « reset » afin de réinstaller la mise à jour. Pour information, il suffit de presser à la fois la touche tout en haut à droite et la touche 9, tout en appuyant sur le bouton de mise en marche du téléphone. Après avoir maintenu ces trois touches durant quelques secondes, le téléphone redémarre. Il ne reste alors plus qu'à débrancher et rebrancher sa Freebox, puis d'y connecter le téléphone (allumé). Cette fois-ci, l'installation se passe très bien. Il faut toutefois penser à activer la synchronisation du téléphone pour que celui-ci se connecte à la Freebox, télécharge et installe le firmware. Cette procédure n'a pas été indiquée par Free, mais par un utilisateur qui a donné la solution sur un forum de discussion.

Physiquement, les deux appareils ne sont pas tout à fait identiques. Le modèle blanc dispose d'un design assez agréable au regard de son prix. Le modèle noir est, lui, nettement plus cher et sa finition est plus soignée : les touches et le contour de l'écran profitent d'un revêtement noir laqué. Toutefois, on regrette que ce soit le modèle blanc qui ait le plus grand écran, car cela n'aurait pas été du luxe sur le modèle GSM/Wi-Fi qui dispose d'une fonction photo. Par ailleurs, le capteur photo présent sur ce dernier n'offre pas une très bonne qualité d'image. C'est bien en dessous de ce que l'on trouve aujourd'hui sur les photophones.

A l'utilisation, on note également des différences entre les deux références. Le modèle Black étant un terminal hybride, il faut définir dans les paramètres si l'on souhaite passer ses appels en utilisant par défaut son opérateur de téléphonie mobile ou la VoIP. Dans le cas ou celle-ci est indisponible, le téléphone bascule automatiquement sur le compte GSM. A l'instar d'autres produits de téléphonie (un smartphone par exemple), il faut paramétrer soi-même l'identification nécessaire à l'envoi et la réception de message MMS. Une opération que les habitués feront en quelques minutes (après avoir trouvé les paramètres sur Internet ou auprès de son opérateur de téléphonie) grâce à une interface claire. La suite des fonctions de ce téléphone est classique pour un modèle d'entrée de gamme. On retrouve des fonctionnalités pratiques telles qu'une calculatrice, un convertisseur, etc. En revanche, on apprécie de pouvoir synchroniser le téléphone en USB (avec le câble seul ou via la station d'accueil livrée) avec un PC, en vue d'importer tout son carnet d'adresses depuis Outlook par exemple.

Pour le White, il n'y a aucune question à se poser, il est automatiquement paramétré par la Freebox lors de sa synchronisation. De plus, il n'est utilisable que si l'on se trouve à portée d'un réseau Wi-Fi Freebox, à savoir les réseaux « freephonies ». Nos essais sur les réseaux libres ou bien les réseaux cryptés non Freephonie (mais dont nous connaissions la clé pour s'y connecter) se sont montrés peu probants. Cela fonctionne malheureusement de façon trop aléatoire. De plus, la recherche automatique d'un réseau freephonie ne fonctionne pas toujours. Il faut bien souvent lancer une recherche manuelle pour savoir s'il on est dans « une zone de couverture » Wi-Fi. L'intérêt est donc très limité, d'autant que tous les Freenautes n'ont pas encore procédé à la dernière mise à jour de leur Freebox qui permet de créer un réseau Wi-Fi libre réservé à l'accès freephonie. On trouve d'ailleurs déjà sur Internet des zones géographiques créées par des utilisateurs, répertoriant différent points d'accès opérationnels.

Toutefois, outre ces désagréments, dès que l'on se trouve connecté à un réseau sans fil, la téléphonie par voix sur IP fonctionne bien. On passe ainsi ses appels partout en France ou à l'étranger gratuitement (voir les conditions d'appels Free) et cela quel que soit le téléphone utilisé. Nous n'avons pas constaté de problème de grésillement ni d'écho particulier et nos interlocuteurs ne se sont pas plaints d'une mauvaise qualité. Notez qu'il est possible, depuis la console de gestion de son compte, de transférer ses appels vers son compte SIP. Ainsi, on peut recevoir les appels sur son téléphone Wi-Fi. Une opération qui sera transparente pour vos correspondants. Et, à la maison, il est possible d'utiliser séparément son compte SIP et son téléphone classique. Très pratique si on est plusieurs à vouloir passer un appel en même temps ou si l'on ne souhaite pas bloquer la ligne.

Côté autonomie, c'est plutôt décevant. Même sans « passer sa vie » au combiné, cela n'excède pas 2 ou 3 jours, voire une seule journée pour le White. Heureusement que ce modèle est livré avec une base pour PC qui suffit à le recharger depuis un port USB.

le verdict

Au final, les deux produits profitent d'une bonne finition, mais souffrent parfois de dysfonctionnements ponctuels. Toutefois, compte tenu des nombreuses mises à jour disponibles pour faire évoluer la Freebox, il devrait en être de même pour les téléphones. D'après le service technique de Free, une prochaine mise à jour sera disponible dès que les principaux « bugs » seront remontés via les différents forums en partenariat avec le fournisseur d'accès. En attendant, il faudra être patient et bidouiller bien souvent son téléphone pour qu'il soit opérationnel. Enfin, avant d'investir 200 € dans le modèle hybride de Free, il est conseillé de parcourir les offres concernant les solutions alternatives telles que les PDA communicants intégrant la technologie Wi-Fi. En effet, fonctionnant sous une interface Windows Mobile, il est possible d'installer sur ces terminaux un client SIP qui, au final, offrira les mêmes fonctionnalités que les téléphones, mais sur du matériel de meilleure qualité...

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