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Prise en main Mappy MappyITI
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Note de la rédaction
Avis des utilisateurs
Prise en main
Le MappyITI passe d'Internet au GPS
Mappy propose désormais une solution de guidage par satellite, mais est-elle à la hauteur de son portail Internet ?
David Nogueira 
le 04/12/2006 à 18h18
note de la rédac 
la promesse
Fin novembre, l'éditeur Mappy annonçait son premier GPS, le MappyITI.
Sur le papier, ce premier modèle a des caractéristiques techniques satisfaisantes, capables de concurrencer les grands noms du marché. Si on se base sur l'efficacité du portail de Mappy en
matière de cartes et de guidage, on peut s'attendre à de bons résultats.
Mappy a-t-il su bien négocier ce virage technologique ?
la réalité
Une fois sorti du carton, le MappyITI en impose, tout d'abord par son poids et son plastique dur qui donnent d'emblée une sensation de solidité au produit. Ensuite, c'est son écran qui séduit. Avec près de 11 cm de diagonale, au format 16/9, le confort visuel devrait être assuré. Et cela se vérifie rapidement ; une fois allumé, il affiche des couleurs vives, éclairées par une dalle lumineuse. Mais avant de l'installer dans son support pour le fixer au pare-brise, il faut penser à retourner l'appareil pour déplier l'antenne. Surprenant mais pas gênant, ce format d'antenne GPS avec puce SiRFStar III qui tend à disparaître est la solution choisie par Mappy. Même s'il est conseillé de déplier l'antenne, le signal est bien réceptionné par le GPS même lorsque celle-ci est repliée.
La batterie présente dans l'appareil est extractible ce qui permettra, lorsque celle-ci montrera des signes de faiblesse au fil des années, de la remplacer soi-même. Une possibilité peu courante sur ce type d'appareil.
La navigation a un air de déjà-vu
Les habitués des GPS ayant déjà épluché quelques tests ou article en vue d'acquérir un appareil reconnaîtront l'interface graphique du MappyITI. En effet, même si cela n'est indiqué nulle part et que le logiciel de navigation est appelé I-GO, l'interface ressemble très fortement à celle de MioMap V3. Ainsi, on retrouve à droite de l'écran les même informations : puissance du signal GPS, niveau d'autonomie, mini boussole et un bouton pour le volume. Les autres menus (naviguer vers, paramétrages, ajouter un POI, etc.) sont accessibles depuis des menus coulissants que l'on affiche, ou non, à souhait.
Pour faciliter les différentes saisies sur l'écran tactile, le constructeur livre un stylet. L'idée est bonne, mais sur le corps de l'appareil, il n'y a aucun emplacement prévu pour le ranger. Donc, au final, on finira soit par le perdre, soit par ne pas le prendre. Cependant, grâce encore une fois à son grand format d'écran et avec un peu de dextérité (ou tout simplement l'habitude de ce type d'écran tactile) les saisies se passent bien.
Outre les aspects matériels purs, le MappyITI offre des possibilités standard quant aux calculs d'itinéraire : le plus rapide, le plus court, éviter les autoroutes, naviguer vers un POI, navigation via l'historique des itinéraires, etc. Parmi toutes ces options, le mode nuit est particulièrement bien fait. On distingue bien sa route de celles avoisinantes.
Un GPS têtu
Sur certains axes, ce GPS souffre d'un manque de précision, faille commune à bien des modèles alors qu'il s'agit pourtant du dernier cri. En effet, il n'est pas rare qu'il se trompe de quelques mètres, faussant le positionnement et les instructions à suivre. Mais rassurez-vous, ce problème survient par exemple lorsque l'on circule sur autoroute avec à quelques mètres sur la droite, une rue parallèle. Un problème de localisation réglé au bout d'une dizaine de mètres.
Là où ce GPS se montre un tantinet désagréable, c'est dans son mode de recalcul d'itinéraire. En effet, si vous ne suivez pas l'itinéraire proposé, pour prendre un itinéraire bis que vous connaissez par exemple, le GPS va s'obstiner à vous faire passer par l'itinéraire préconisé au départ tant qu'il sera possible. Au final, si vous êtes plus têtu que lui, il finira par calculer un itinéraire bis.
Enfin, dernière irritation (si on ne compte pas les 20 secondes que met l'appareil à se lancer), une alerte sonore loin d'être indispensable revient de temps en temps : celle qui indique que l'on a perdu le signal GPS. Si celui-ci peut avoir un sens lorsque l'on est sur autoroute ou en ville et que l'on a perdu le signal alors que l'on ne fixe pas l'écran, elle se montre vite désagréable sur des axes tels que le périphérique parisien surplombé par des ponts et des tunnels.
Outre les tunnels, nous n'avons constaté à aucun moment de perte du signal abusive. Toutefois, on aurait aimé que ce modèle soit capable, à la suite d'une perte du signal, de simuler sur quelques centaines de mètres le déplacement du véhicule en se basant sur sa dernière vitesse connue. En effet, certains modèles concurrents tels que les TomTom GO ou One par exemple, en sont capables. De même, on aurait apprécié trouver un mode proche de celui utilisé par Navman, qui consiste, dès la perte du signal GPS, à basculer sur un mode de navigation par texte indiquant les prochaines étapes à suivre. Il suffit alors de se repérer aux panneaux routiers.
Des applications multimédia qui prennent un sens
Dès la mise en route, on peut choisir soit le mode navigation, soit le mode « multimédia player ». Ce dernier, présent sur d'autre GPS, regroupe un lecteur audio, un lecteur vidéo et une visionneuse photo. Autant d'applications qui lors de nos tests se sont montrées efficaces. D'autant qu'avec un tel écran, il est très sensé de vouloir regarder ses vidéos (DivX, Mpeg1, 2 ou 4) ou ses photos (Jpeg). Pour l'audio (MP3 et WMA), le son est restitué sur deux haut-parleurs, ce qui procure une qualité d'écoute correcte. Une prise casque est disponible pour une écoute individuelle ou à l'inverse sur un kit d'enceintes.
Pour chacune des applications, le logiciel utilisé offre une interface simple mais efficace et agréable à utiliser. Petit plus pour l'audio qui s'approprie un égaliseur sept bandes (personnaliser, flat, club, dance, monitor, studio et mega basses) intervenant de façon efficace sur le son, lorsque l'on écoute au casque ou sur des enceintes externes.
Toutefois, on regrette que l'appareil ne dispose d'aucune mémoire interne. Ainsi, la cartographie de France pour la navigation est stockée sur une carte mémoire Secure Digital livrée avec l'appareil et il ne sera pas possible (à cause du manque de place) d'y ajouter des morceaux codés en MP3 ou bien une série de photos et encore moins de la vidéo. Il faudra donc investir en parallèle dans une carte mémoire de plus grande capacité. Un modèle de 1 ou 2 Go est préconisé puisqu'il serait ainsi possible d'y stocker la cartographie (environ 250 Mo) et quelques fichiers annexes. De quoi passer de la navigation à l'écoute d'un morceau sans avoir à changer de carte mémoire.
le verdict
Au final, malgré le fait que ce GPS soit long à prendre en charge le
calcul d'un itinéraire bis, le MappyITI est performant. Son interface
logicielle est claire et les possibilités de paramétrage sont
nombreuses. Le principal point fort réside dans son large écran qui est
en plus de bonne qualité. Un atout non négligeable compte tenu du prix
de lancement très intéressant de cet appareil et de ses fonctions
multimédias abouties. Reste quelques améliorations logicielles à apporter,
mais pour un coup d'essai, le résultat est satisfaisant.
Avis utilisateurs
bien
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