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Comme la musique et le cinéma, les ebooks tentent l'abonnement illimité

Deux sociétés américaines, Scribd et Oyster, proposent un abonnement illimité pour les livres numériques. Mais ce modèle se heurte à la réticence des maisons d'édition et devra trouver son public.

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Le modèle de l'abonnement illimité peut-il aussi fonctionner pour les livres numériques ? Scribd et Oyster, deux start-ups américaines, l’espèrent. Elles ambitionnent même de connaître le même succès que Netflix pour la vidéo ou que Spotify pour la musique.
Leurs services ont été lancés en septembre dernier aux États-Unis, au tarif respectif de 8,99 et de 9,99 dollars par mois. Pour ce prix, les abonnés peuvent lire autant de livres numériques qu'ils le souhaitent ou qu’ils le peuvent. Les dix derniers livres peuvent être consultés en mode hors connexion. Si Oyster n'est pour l'instant disponible que sur iPhone, Scribd propose un éventail beaucoup plus large : iOS, Android, Kindle Fire et ordinateurs.

Des catalogues encore limités

Pour réussir leur pari, les deux sociétés doivent faire face à la réticence des maisons d'édition qui redoutent ce modèle. Elles craignent en effet que les faibles commissions touchées sur chaque lecture ne compensent pas la perte de revenus générée par la baisse de leurs ventes.
Les maisons d'édition sont d'autant plus réticentes que le piratage de livres numériques n'est, pour l’instant, pas autant répandu que pour les films, séries ou chansons. Dans ces domaines, les studios et les maisons de disque ont beaucoup plus intérêt à apporter leur soutien à ce type d'offres légales, pour tenter de limiter les téléchargements illégaux.
Ainsi, parmi les cinq plus grandes maisons d'édition, seule Harper Collins est présente sur Scribd et Oyster. Et encore, seule une partie de son catalogue est accessible. Les livres les plus récents sont absents. De petits éditeurs complètent le catalogue des deux plates-formes. Mais cela ne suffit pas à faire le nombre.
Quand Oyster propose 100.000 livres (Scribd ne fournit pas de précision sur ce point), Amazon en compte plus de deux millions. Or, sans une offre suffisamment riche, il sera difficile pour les deux services d'attirer des lecteurs.

Trouver le bon modèle économique

Deuxième défi : justifier le prix de l'abonnement. Dépenser un peu moins de 10 dollars par mois pour écouter de la musique ou visionner des films et séries pose moins de problèmes, car les abonnés consomment beaucoup et y trouvent donc rapidement en leur compte. Pour les livres, cela est plus problématique.
Selon l'association professionnelle Digital Book World, le prix moyen des best-sellers numériques s'élève seulement à 6,33 dollars. Pour rentrer dans ses frais, les abonnés doivent donc lire au moins 20 livres par mois (et encore plus s'ils lisent des titres plus anciens). Or, d'après une étude du Pew Research Center, 86% des Américains ne lisent pas autant.
Cela conduit à un troisième challenge : assurer la pérennité du modèle économique. Seuls les gros lecteurs ont en effet intérêt à s'abonner. Mais ces lecteurs sont aussi les moins rentables. Car plus un utilisateur feuillette de livres, plus les commissions à payer par Oyster et Scribd se rapprochent, voire dépassent, le prix de l'abonnement.
Ces premières expériences seront cependant suivies de près par le monde de l'édition. Mais aussi par d'autres acteurs du marché, comme Amazon, Apple ou Google, qui pourraient être tentés de se lancer sur ce segment en cas de réussite.
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