La FNAC cédée pour mieux affronter le raz-de-marée du web ?
En projetant de rendre la FNAC indépendante, le groupe PPR cèderait son activité de distributeur de produits électroniques, bouleversé par la vague Internet.
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Le groupe Pinault Printemps Redoute projetterait de se séparer de la FNAC en l'introduisant en bourse, selon nos confrères Le Journal du Dimanche et Les Echos. Soucieux de se recentrer sur l'univers du luxe et de son pôle Sports et style de vie, l'Etat-major du groupe qui détient aussi l'enseigne de vente à distance La Redoute, doit statuer cette semaine sur l'avenir de "l'agitateur culturel". Les cessions de Printemps en 2006 puis de Conforama en 2010 constituaient déjà des premiers pas significatif en direction de ce recentrage.
En se désengeant de la FNAC, le groupe PPR se séparerait d'une enseigne et d'une marque forte (créée en 1954) dont le modèle économique a été complètement bouleversé par la vague numérique et la banalisation d'Internet.
La télédistribution de la musique qui ruine les ventes de DVD et l'essor de l'e-commerce ont transformé les magasins Fnac (et ceux de ses rivaux) en vastes show-room, dans lequel les acheteurs repèrent leurs produits mais les achètent aillleurs. Ces surfaces commerciales emploient du personnel en nombre et coûtent cher, à l'heure où les ventes stagnent, au mieux, ou baissent, en dépit de l'appétence des clients pour les nouveautés technologiques.
La nécessité de réinventer son métier de distributeur
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La crise est aussi passée par là. Tous les univers des biens technologiques ont connu un retrait de leur chiffre d’affaires en France en 2011, au premier rang desquels l’électronique grand public, rappelait l'institut GFK début 2012. L'année en cours devrait confirmer cette tendance baissière.
Les difficultés de Surcouf, en redressement judicaire depuis l'été 2012, et menacé de liquidation, n'ont fait que confirmer la phase délicate que traverse les distributeurs de produits technologiques. Ils sont concurrencés à la fois par les sites d'ecommerce qui ouvrent leurs boutiques "en dur" et les marques comme Apple ou Microsoft qui étoffent leur propre réseau de magasins.
La FNAC n'est cependant pas dénuée d'atout en raison, d'abord, de la notoriété de sa marque. L'enseigne a entamé, sous la houlette de son PDG, Alexandre Bompard, le vaste chantier de la réinvention de son métier. Ses magasins sont ainsi devenus des points de retrait des produits commandés sur son site d'ecommerce dans le cadre sa stratégie "cross canal". Le distributeur a aussi cédé à SFR, les espaces consacrés à la téléphonie mobile de ses magasins. Sa future indépendance donnera t-elle à la FNAC le coup de fouet nécessaire pour accélérer sa mutation ?
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