Mark Zuckerberg en visite en Russie pour rencontrer Dimitri Medvedev
Après le voyage de Dimitri Medvedev dans la Silicon Valley en 2011, c'est au tour de Mark Zuckerberg d'aller en Russie pour défendre ses intérêts hors des frontières américaines.
En octobre 2011, alors qu’il était chef de l’Etat, Dimitri Medvedev s’était dévoilé comme un véritable geek lors d’un voyage aux Etats-Unis où il avait rencontré, entre autres, Steve Jobs et Mark Zuckerberg. Le patron de Facebook lui a rendu la politesse en se rendant en Russie cette semaine.
Pour l’anecdote, l’AFP rapporte que le jeune chef d’entreprise a rompu avec ses habitudes vestimentaires en portant un costume et une cravate. Il a offert à l’ex-président, devenu depuis Premier ministre, un tee-shirt au logo de la société californienne.
Vkontakte, un concurrent de taille
Les deux dirigeants ne se sont pas seulement rencontrés pour le plaisir. Il s’agissait aussi de parler affaires et pas seulement de la future Silicon Valley qui doit être édifiée dans la banlieue de Moscou. Le jeune patron y est également allé pour défendre ses intérêts. En effet, si Facebook compte 10 millions d’utilisateurs en Russie, le pays dispose d’alternatives locales dont les deux ténors dans les réseaux sociaux, Vkontakte et Odnoklassniki, sont pour lui de sérieux concurrents.
Selon une étude de Renaissance Capital publiée en 2011, Vkontakte, dont le fondateur, Pavel Dourov, est surnommé le « Zuckerberg russe », dispose de deux fois plus d’utilisateurs que le leader mondial des réseaux sociaux. Interrogé par l’AFP, Mark Zuckerberg promet d’essayer de « créer de nouveaux produits, applications, qui j'en suis sûr plairont aux utilisateurs russes ».
Facebook débauche des talents russes
Une plate-forme locale serait en développement et Facebook recherche des talents. « Il y a ici de formidables programmeurs d'applications de réseaux sociaux, de merveilleux programmeurs », a signalé M. Zuckerberg. Par ailleurs, le quotidien russe Vedomosti révèle que « Facebook débauche activement des programmeurs et des concepteurs russes pour les faire venir en Californie ».
Une partie est donc en cours entre la société californienne et la Russie. Facebook a des atouts parmi lesquels le groupe russe Digital Sky Technologies (DST), fondé par le Russe Iouri Milner, qui détient au moins 5 % du capital du réseau social américain.
Un lobbying est également en cours parmi les chefs d’entreprises du Web. Pour Anatoli Karatchinski, PDG d'IBS Group, une holding Internet russe, le soutien de l’Etat aux entreprises occidentales est incontournable : « Si les autorités veulent soutenir les compagnies russes, elles doivent pousser les entreprises occidentales à faire leurs commandes ici, comme le font l'Inde ou la Chine. »
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