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Les smartphones Android victimes de la pénurie de puces Snapdragon

Les processeurs Snapdragon de Qualcomm pâtissent de leur succès : la firme n'est pas en mesure de fournir les constructeurs de téléphones en quantités suffisantes et leurs productions s'en trouvent affectées.

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C’est en train de ralentir les taux de production de nombreux modèles actuels de smartphones sous Android et plusieurs constructeurs doivent retarder ou réduire la production des modèles de prochaine génération. » Voilà en substance l’analyse de Chris Green, spécialiste en technologie au sein de Davies Murphy Group Europ, rapportée par nos confrères de la BBC : face au succès planétaire des smartphones, haut de gamme sous Android, Qualcomm, le concepteur de la célèbre puce Snapdragon S4 gravée en 28 nanomètres (qui équipe les Samsung Galaxy SIII, HTC One X et Sony Xperia SX, notamment) n’est plus en mesure d’honorer son carnet de commandes.
La firme pressentait déjà une pénurie en avril 2012, mais, aujourd’hui, celle-ci est si importante que le taux de rentabilité des chaînes de production des fabricants s’en trouve affecté. « Ce serait notamment le cas d’Asus avec son Padphone », précise la BBC.
Qualcomm adapte ses propres technologies de communication sur des processeurs d’architecture ARM et sous-traite la production. Son principal partenaire,Taiwan Semiconductor Manufacturing Company, n’est plus en mesure de répondre à la forte demande et, selon Steve Mollenkopf, directeur d’exploitation au sein de Qualcomm, « l’approvisionnement se fera auprès d’autres fondeurs ».

Une alliance délicate avec Samsung

Selon le site EE Times, c’est chose faite : la firme aurait signé des accords avec le taïwanais United Microelectronics Corporation (UMC) et le coréen Samsung. UMC serait en mesure de produire entre 3 000 et 5 000 puces supplémentaires par mois à partir du quatrième trimestre 2012. Aucun détail n’a en revanche filtré sur l’accord passé avec Samsung.
Le géant coréen est un allié mais aussi un concurrent puisqu’il vient de prendre le contrôle de deux sociétés spécialisées dans les technologies radio : RSE, au Royaume-Uni, et Nanoradio, en Suède. Les puces pour mobiles de Samsung (notamment celle du Galaxy SII et celle de l’iPhone) intègrent des technologies Qualcomm qui pourraient donc, à terme, être remplacées par ses propres processeurs.
Qualcomm envisage un retour à la normale de sa production pour la fin de l’année. Et malgré ces tracas, la firme affiche une excellente santé financière : le chiffre d’affaires au troisième trimestre a grimpé de 28 % par rapport à la même période de l’an dernier et le bénéfice s’établit à 1,21 milliard de dollars, en hausse de 17 %.
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