La vague des départs s'accélère chez RIM
Contraint de procéder à de grosses restructurations pour espérer se maintenir dans le monde du mobile, RIM pourrait licencier entre 12 et 36 % de ses effectifs.
Depuis la nomination de Thorsten Heins à la tête de Research In Motion (RIM), les départs de hauts responsables se succèdent au sein du fabricant canadien de téléphones. Cette vague pourrait prendre une tout autre ampleur puisque, d'après le Globe and Mail et All Things D, la firme canadienne pourrait se séparer d'au moins 2 000 de ses 16 500 employés dès le mois de juillet, voire même d'ici le début du mois de juin 2012.
D'après Reuters, c'est pire : 6 000 employés pourraient être menacés. Bien entendu, toutes les divisions seraient touchées par ces licenciements.
Pour rappel, RIM a vu ses ventes s'effondrer de 14,1 à 11,1 millions d'unités et, au quatrième trimestre de l'exercice 2011, la société a perdu 125 millions de dollars. En un an, le bénéfice est passé de 934 à 418 millions de dollars et l'action a chuté de 75 %.
Pour faire passer la désagréable pilule auprès des salariés, le PDG a donc d'abord « démissionné » les têtes pensantes –les dernières en date étant Patrick Spence, le directeur des ventes, et Karima Bawa, responsable du service juridique – mais, désormais, il va donc s'attaquer au gros des troupes.
Une stratégie déjà vue...
Par ailleurs, d'après le Wall Street Journal, le PDG semble avoir pris l'option de conserver au sein de Blackberry 10 (le nouveau système d'exploitation) l'exclusivité d'un des services « phares » de la marque, Blackberry Messenger et la manne financière potentielle que représentent ses 55 millions d'utilisateurs. Il y a peu de temps, un octroi de licence permettant aux opérateurs et constructeurs d'installer le service sur d'autres téléphones avait été envisagé, mais ce projet semble donc avoir été abandonné.
La stratégie de RIM ne semble donc pas différer de celles des autres acteurs du secteur : opérer, d'une part, des coupes franches dans ce qui coûte de l'argent – la masse salariale – et, d'autre part, valoriser les technologies propriétaires et la communauté d'utilisateurs.
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