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High-tech : dix entrées en Bourse qui ont mal tourné

Facebook n’a pas réussi à transformer l’essai de son entrée en Bourse. L’occasion de replonger dans les archives de la Net économie pour faire le point sur les ratés après une entrée en Bourse fulgurante…

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L’entrée en Bourse de Facebook a été l’occasion pour de nombreux analystes, quelques observateurs attentifs et le petit monde de la high-tech, de revivre d’étranges sensations presque oubliées : des valorisations galopantes et invraisemblables, des inquiétudes sur les résultats et la consolidation d’un marché encore jeune, de sombres impressions de manipulation, etc. En deux mots, tout le monde repense à la bulle Internet.

Y est-on à nouveau confronté, une bulle 2.0 forcément puisqu’on est sur le Web, environ douze ans après l’éclatement de la première ? La question reste en suspend, mais l’évidence à laquelle tous, même les zélateurs de l’introduction en Bourse de Facebook, semblent se ranger, c’est que cette IPO était surestimée et que le géant des réseaux sociaux a été lâché. D'abord par les banques qui l’ont soutenu, lâché par un système qui s’inquiète de ses propres dérives ?
En tout cas, à l’heure où l'on craint la bulle, voici un petit florilège de ces sociétés qui ont fait la fortune de quelques-uns, la ruine de certains autres et la légende d’une Net économie balbutiante. Une petite sélection qui s’étend de l’orée des années 2000 – quand il suffisait de mettre deux OO dans le nom de son entreprise pour qu’elle soit branchée – à avant-hier, car les errements de la Net économie ne se sont pas arrêtés après l’éclatement de la bulle. Récemment encore, on observait certains dérapages.

Vous noterez qu’il y a peu ou pas de cas français. Non pas que l’Hexagone puisse se glorifier d’une quelconque sagesse en la matière, même si les restrictions pour être cotées ont eu leur rôle à jouer. C’est juste qu’il y a eu moins d’entrée en Bourse folle dans nos contrées. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu d’investissements à fonds perdus.

Plongée en apnée dans les introductions en Bourse qui ont capotées immédiatement ou périclitées…

10 images
Crédit : DR

Multimania

Ce n’est pas à proprement parler un raté catastrophique, mais une de ces entrées en Bourse française qui a suivi la courbe ascendante de nombreuses start-up de la fin 1990 et du début des années 2000. Multimania était un peu le symbole de la Net économie à la française. Partie de presque rien, c’est la fusion de deux structures à la fin de l’année 1998, un site communautaire (mygale.org et The Virtuelle Baguette, pour ceux qui s’en souviennent). Aussi, est-ce une nouvelle colossale quand, en mars 2000, elle est valorisée jusqu’à 600 millions d’euros au premier jour de sa cotation.
L’hébergement grand public, les pages perso explosent, un marché qui ne peut que croître ? Pourtant, en janvier 2001, Lycos Europe rachète Multimania pour « seulement » 220 millions d’euros.

 

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2 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «High-tech : dix entrées en Bourse qui ont mal tourné»

 

LibertySurf c'est quand même balèze

de KingKong75 , posté le 24 mai 2012 à 21h29
4 milliards d'euros en 2000, c'est énorme.
L'oseille est parti où ? Y a bien quelqu'un qui a empoché quelque chose ?

Si un gars achète l'action à 79 euros, ce 79 euros va bien dans la poche de quelque d'autre ? Bref, vous comprennez maintenant l'arnaque de la bourse. Que ça coule ou pas, y a forcément quelqu'un qui empoche la tune... Et ce ne c'est pas vous. C'est toute la subtilité.
alerter le modérateur

 

Consequences

de asouligner , posté le 25 mai 2012 à 01h48
Un gachis technique et humain considerable.
Les NTIC ont pris, prennent et prendront une importance grandissante tant dans les entreprises qu'auprès du grand public.
De cette sphere, entre autre, dépend l'economie en général.

Décrédibiliser (ostraciser ?) le secteur des technologies, est négatif pour tous les autres domaines.

Bien qu'il soit vecteur d'avenir, le porter aux nues est de même une erreur car plus dure est la chute.
alerter le modérateur

   
 
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