Facebook : un road show pour séduire les investisseurs
Mieux qu’une campagne électorale. Les dirigeants de Facebook effectuent un road show pour séduire les investisseurs. Seul Mark Zuckerberg est « excusé ».
Conscients des doutes qui planent sur l’introduction en bourse, les dirigeants de Facebook ont organisé un road show pour rencontrer les investisseurs. Seul le fondateur du réseau social est absent, signale BFM Business : « Le cofondateur de la société, arrivé en retard, en jean et sweat à capuche lors du road show de New York lundi, ne maîtrise visiblement pas encore suffisamment le protocole du business à l’américaine. »
De leur côté, les investisseurs potentiels attaquent les porte-parole de l’entreprise pour en savoir plus sur leur relais de croissance. Ceux-ci présents à ces rencontres ont donc donné des indices sur le potentiel de développement.
Monétiser les applications
La monétisation des applications reste le premier levier. Le magasin d’applications, qui vient d’être présenté, proposera donc des logiciels payants. « Selon les enquêtes de Facebook, seuls 15 millions de ses 900 millions d’utilisateurs achètent des biens virtuels sur le site. La marge de progression est donc faramineuse. »
Le deuxième axe repose sur l'explosion de la consultation sur smartphones et tablettes au détriment des sites. Pour BFM Business, la tâche sera rude : « Le réseau social n’arrive pas à monétiser cette audience. Notamment parce qu’il n’y a pas, ou peu, de publicité sur les applications mobiles. Si bien que le chiffre d’affaires de la publicité ne progresse pas aussi vite que les connexions. »
Le développement dans les pays émergents
La troisième option est certainement la plus difficile. Les marchés financiers pointent l’absence de Facebook dans les pays émergents et particulièrement sur le marché chinois, l’un des plus prometteurs de la planète. Sur ce point, Sheryl Sandberg, directrice d’exploitation du groupe, a pointé la responsabilité du gouvernement chinois qui durcit les conditions d’entrée de l’entreprise. Ce sujet pourrait être crucial pour l’avenir de Mark Zuckerberg qui indiquait qu’il n’était pas prêt à se plier aux conditions imposées aux groupes Internet par le parti chinois au pouvoir.
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