RIM : mauvais résultats financiers et remaniements à la direction
Face à ses mauvais résultats financiers, Research In Motion procède à un remaniement de sa direction et redéfinit sa stratégie.
Research In Motion, le fabricant canadien de smartphones et tablettes BlackBerry, a publié ce 29 mars ses résultats financiers pour le quatrième trimestre fiscal. Le bilan est loin d'être reluisant : la firme a perdu 125 millions de dollars nets pour son quatrième trimestre, qui s'est clos le 3 mars dernier. En un an, le bénéfice est passé de 934 à 418 millions de dollars et l'action a chuté de 75 % ! La faute, bien évidemment, aux mauvaises ventes de terminaux. RIM a livré 11,1 millions de téléphones BlackBerry sur le dernier trimestre, soit 21 % de moins qu'au trimestre précédent, et 375 000 tablettes PlayBook (500 000 si l'on tient compte des promotions). Le cabinet IDC précise que la part de marché du constructeur pour les smartphones est passée de 14 % à 8,2 % en un an dans le monde. Dans le même temps, Apple a grimpé de 16 à 24 %
Départ en groupe
Sans grande surprise quand il s'agit d'une société cotée en Bourse, le nouveau PDG Thorsten Heins, fraîchement nommé au mois de janvier dernier, a pris les mesures qui s'imposaient – on l'imagine – aux yeux des actionnaires. « Il m'apparaît très clair que RIM a besoin de changements substantiels », a-t-il déclaré. Sur le plan humain pour commencer... Le cofondateur et ancien directeur général, Jim Balsillie, a donc démissionné du poste qu'il occupait au conseil d'administration. Suivi par deux autres poids lourds jusqu'ici encore en fonction : David Yach, qui était à la tête du développement des technologies, et Jim Rowan, qui était chargé des opérations internationales. Thorsten Heins a même ajouté que la société recherchait des candidats pour ce dernier poste qui reste pour le moment vacant...
Une stratégie floue
Sur le plan stratégique, le PDG a déclaré que RIM ne pouvait se focaliser sur toutes les tendances du marché à la fois et planifiait de se recentrer sur le marché professionnel. En ce qui concerne le futur OS BlackBerry 10, qui devrait voir le jour au second semestre, aucune véritable tactique ne semble définie : « Nous ne pouvons pas tout faire nous-mêmes, mais nous pouvons faire dans les domaines où nous sommes bons. » La société n'exclut pas de revendre son système d'exploitation sous forme de licence ou de fonder un partenariat ou une joint-venture avec un fabricant de matériel. Thorsten Heins avoue que RIM manque de produits haut de gamme (y compris de modèles supportant la 4G). La sécurité du système et la messagerie BBM, qui ont fait le succès de la marque a une époque, n'ont plus la même valeur aux yeux du public. Mauvais présage, la société renonce désormais à publier des prévisions de résultats...
Il est clair que RIM a loupé le coche ces deux dernières années : les terminaux étaient bien nés, mais la société n'a pas su anticiper un OS séduisant pour ses nouveaux clients. Tout ce remue-ménage cache en fait un beau flou artistique. Nul ne sait réellement si l'ancienne équipe a été débarquée ou si elle est partie de son plein gré. RIM n'a de toute façon fait aucun commentaire sur ces départs. Quant aux orientations pour l'avenir, elles restent plutôt vagues.
Hum
de
Playbook
, posté le 30 mars 2012 à 17h16
1 million de playbook vendues. Mais quel débacle tout de même pour rim
Intel inside
de
bookplay
, posté le 31 mars 2012 à 12h20
Il ne suffit pas de savoir lire, il faut aussi comprendre ce qu'on lit.
Et ce n'est pas parce qu'on possède un ordinateur et un abonnement internet qu'il faut absolument y aller de son petit commentaire.
(il est ou le million de playbook ?)
Et ce n'est pas parce qu'on possède un ordinateur et un abonnement internet qu'il faut absolument y aller de son petit commentaire.
(il est ou le million de playbook ?)
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