Open data

Développement d'un écosystème d’entrepreneurs autour de l’open data, généralisation de cette pratique parmi les collectivités, garantie de qualité et de disponibilité de cess données ouvertes.…
François Hollande a annoncé que le premier devoir du prochain président de la République sera de rendre régulièrement des comptes au pays sur le sens de l’action publique. C’est pourquoi une réelle impulsion devra être donnée à ce qu’on appelle l’open data, c’est-à-dire la manière de rendre les données publiques accessible aux citoyens, à la société civile et aux entreprises. Il en va de la démocratie et de la transparence, mais aussi de la vitalité du tissu d’entreprises innovantes de notre pays, qui sauront exploiter ces données pour apporter de nouveaux services aux Français.
La gauche a très tôt perçu ces enjeux. Le gouvernement Jospin, en 1997, avait fait franchir au pays un seuil décisif en prescrivant la mise en ligne gratuite des « données publiques essentielles » : il donnait un premier coup d’arrêt à la commercialisation des données publiques. Depuis 1997, les Administrations diffusent des volumes considérables de textes, de données statistiques et de rapports, réalisant au passage de considérables économies sur les budgets de publication imprimée. Les collectivités territoriales présidées par les socialistes ont ensuite pris le relais : les municipalités de Rennes, Paris, Nantes, Brest, Montpellier, Bordeaux, Toulouse, ou encore le conseil général de la Saône-et-Loire ont ainsi pris l’initiative de libérer des centaines de jeux de données.
La droite, quant à elle, a été aux abonnés absents, faisant perdre un temps précieux à notre pays : plus de huit ans ont séparé l’adoption de la directive communautaire de 2003 rendant obligatoire l’ouverture des données publiques et la mise en place de la mission Etalab. Et l’on ne peut que regretter le manque d’ambition de cette mission : les données présentes sur le portail étaient déjà disponibles pour l’essentiel au sein des administrations concernées et le gouvernement n’a pas su ou voulu convaincre les grands services publics de mettre leurs données à disposition.
Il faudra donc donner un réel élan à ce projet, en élargissant de manière volontaire le champ des données concernées.
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