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Le serveur d'applications de Microsoft à l'épreuve

Membre du programme TAP de Microsoft, le spécialiste de la fourniture de bureau JM Bruneau a déployé Appfabric (ex-Dublin) en conjonction avec la plate-forme d'intégration Biztalk. Témoignage.

Les faits

Lors de la conférence PDC qui s'est tenue en novembre aux Etats-Unis, Microsoft a présenté son nouveau serveur d'applications Appfabric, prévu pour le printemps prochain. Quelques jours plus tard, en France, l'éditeur a consacré une journée aux témoignages de clients de son offre middleware, avec une place particulière à Appfabric.

L'analyse

“ Déployer un ou deux services WCF (Windows Communication Foundation) manuellement, ça va. Mais répéter l'opération pour 150 d'entre eux, avec pour chacun le fichier de configuration associé, cela devient rapidement ingérable. ” C'est principalement pour industrialiser ces déploiements que JM Bruneau et son DSI, André Etchemendy, installent depuis l'été dernier Appfabric (ex Dublin), le nouveau conteneur d'applications de Microsoft. Le spécialiste en fournitures de bureau vient de refondre son SI en troquant ses environnements grands systèmes pour une architecture SOA 100 % Microsoft. Il exploite ainsi le tout nouveau couple .Net 4.0-Appfabric associé à la plate-forme d'intégration Biztalk pour porter ses processus de référencement d'article, d'alimentation de catalogue, d'approvisionnement de produits ou de vente à distance.

Des tableaux de bord assurent la gestion des “ End Points ”

Principale proposition de cette nouvelle extension à Windows Server : la gestion centrale des End Points, ces contrats liés aux services qui explicitent leur mission, leur mode d'appel ou encore leur SLA (Service Level Agreement). “ Appfabric fournit des assistants, des tableaux de bord et une palette d'outils graphiques pour assurer cette gestion ”, explique André Etchemendy.
L'autre bénéfice attendu par JM Bureau tient à la montée en charge : “ Jusque-là, pour garantir un bon niveau de performances, nous exploitions soit un répartiteur de charge matériel, soit le logiciel Microsoft Network Load Balancing, qui présente la limite de n'analyser que les trames réseaux ”, détaille Philippe Lacroix, directeur technique chez Expertime, société de conseils qui a accompagné JM Bruneau dans sa refonte. La gestion de performance embarquée dans Appfabric se base en plus du réseau, sur les activités de la CPU.

Deux logiques d'orchestration

La gestion de cache est le troisième service de bas niveau fourni par Appfabric qu'exploite intensément JM Bruneau. A l'origine elle n'était pas prévue dans Dublin. Mais depuis un mois, Microsoft a enrichi son nouveau conteneur de Velocity, un module de gestion de cache issu des équipes SQL Server. Une aubaine pour la PME bureautique qui exploitait déjà cette solution depuis un an pour soutenir des pics d'activité. Elle pourra ainsi profiter du même environnement d'administration qu'Appfabric et surtout être assurée qu'à terme, certaines anomalies seront levées : “ Velocity réalise des actions complexes comme la distribution d'un cache virtuel sur plusieurs serveurs. Mais certaines fonctions évidentes ne sont pas couvertes : impossible par exemple d'identifier précisément une zone de cache. Aucune API n'existe pour cela ”, rapporte Philippe Lacroix.
Le chantier réalisé par JM Bruneau ne se limite pas au seul nouveau conteneur : il porte également sur l'intégration de Biztalk avec le triptyque Appfabric-Workflow Foundation-Framework.Net 4.0. Une intégration d'autant plus instructive que les deux plates-formes présentent chacune leur propre logique d'orchestration. Au point d'ailleurs de susciter des questions récurrentes du marché sur le positionnement de l'une par rapport à l'autre : “ Ils couvrent pour nous des besoins bien différents. Biztalk supporte des workflows de longue haleine. Avec des temps de réponse différés dans le temps, des validations humaines, de la conversion de protocole et du mapping de données entre systèmes externes ”, explique Philippe La croix. L'orchestration de services proposée avec WF, qui bénéficie aujourd'hui du conteneur Appfabric, répond en revanche à des besoins synchrones. Elle reste surtout confinée au sein d'applications .Net.
Pour autant, chez JM Bruneau, les deux mondes sont intimement liés, les séquences Biztalk appelant sous forme de services les workflows de WF. “ Pour l'heure les deux environnements de composition et de supervision sont totalement différents. Et c'est un peu dommage, car nous aimerions avoir une certaine visibilité sur l'exécution d'un workflow WF depuis Biztalk ”, regrette André Etchemendy. Il est toutefois prévu que les deux mondes se rapprochent, au moins au niveau de la modélisation car Visio, déjà utilisé par Biztalk sera également exploité par WF.

3 questions ?8230; : Balasubramanian Sriram, responsable R&D de Biztalk

Comment se diff?ncient Biztalk et WF-Appfabric en termes d'orchestration ?

“ L'int?ation est la fonction premi? de Biztalk. Qu'elle concerne les applications, les ?anges B to B, les partenaires, les syst?s ou les capteurs. WF ne r?ise aucune de ces t?es. Il sert ??lopper des applications bas? sur une logique de workflow. ”

Un rapprochement des deux offres est-il envisageable ?

“ Oui, nous ferons en sorte que Biztalk tourne sur Appfabric. Cela signifie que la plate-forme h?rgera des workflows et que les applications b?es ?ase de ce dernier pourront s'int?er avec d'autres lignes de m?er. Mais Biztalk restera bel et bien un produit s?r?t ne sera pas dig? dans le serveur d'applications. ”

Vous ne parlez pas de BPM, ni de mod?sation, ni d'ex?tion de processus. Pourquoi ?

“ Comme je l'ai dit, Biztalk reste centr?ur l'int?ation. Mais ?ne veut pas dire qu'il ne peut pas contribuer ?ne offre BPM. Il faut pour cela associer Sharepoint et SQL Server. Notez d'ailleurs qu'avec d'autres sp?alistes de l'int?ation, plusieurs modules sont aussi n?ssaires pour faire du BPM. ”

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