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Les médias hésitent à miser gros sur les paris en ligne

La plupart des groupes préfèrent se limiter à des partenariats, à l'image de RMC et de l'opérateur Unibet.

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Après avoir présenté les paris en ligne comme un nouvel eldorado, les groupes de médias ont adopté une approche plus prudente face à l'ouverture à la concurrence d'un marché techniquement complexe.
A quelques exceptions près, comme le groupe Amaury et Eurosport (groupe TF1) qui ont opté pour des coentreprises, la plupart des groupes médias préfèrent se limiter à des partenariats, à l'image de RMC et de l'opérateur Unibet.
« On n'avait pas intérêt à être concurrents directs de nos clients potentiels », a déclaré à Reuters Alain Weill, P-DG fondateur de NextRadioTV, maison mère de RMC (et de 01net.). « Ceux qui font des coentreprises vont commencer à perdre de l'argent les premières années alors que nous on va en gagner tout de suite », a-t-il ajouté, disant anticiper une amélioration de 10 % du chiffre d'affaires de RMC au cours de la première année après l'ouverture du marché.

Une certaine complexité technologique

François-Xavier Leroux, consultant au sein du cabinet Ineum, a souligné que les groupes de médias, comme les opérateurs télécoms, disposaient d'atouts pour pénétrer ce nouveau marché, comme des bases de clients captives, voire des moyens de les facturer, mais ont préféré se contenter de partenariats basés sur des accords de marques.
« La plupart se sont dit que ce n'était pas en intervenant directement qu'ils pourraient capter la manne publicitaire et que c'était un métier avec des risques possibles pour leur image ainsi qu'une certaine complexité technologique », note-t-il.
Le cabinet NPA Conseil évalue les investissements publicitaires bruts sur le marché des jeux et paris en ligne à environ 200 ou 250 millions d'euros bruts par an au cours des trois prochaines années.
Jean-François Vilotte, président de la mission de préfiguration de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), qui dépend du ministère du Budget, a dit s'attendre à l'octroi d'une centaine de licences réparties en trois catégories (paris hippiques, paris sportifs et poker). Entre 30 et 50 opérateurs pourraient obtenir ainsi entre une et trois licences, selon leur stratégie, et être les seuls responsables juridiquement du respect des obligations liées à leur activité.
Bon nombre d'observateurs s'accordent à penser qu'une spectaculaire consolidation du marché pourrait réduire le nombre d'acteurs à cinq ou six d'ici quelques années.

Cyberpatrouilleurs et joueurs mystère

Le jackpot pour les nouveaux entrants sur ce marché est d'autant moins garanti que les mesures prévues par le projet de loi pour empêcher les joueurs de se rendre sur des sites illégaux basés à l'étranger devront prouver leur efficacité. Cyberpatrouilleurs relevant des douanes et de la police judiciaires et « joueurs mystères » dépendant de l'Arjel sillonneront la Toile pour vérifier que joueurs et sites agréés respectent bien les règles.
Julien Brun, directeur général d'Unibet France, a déclaré à Reuters être plutôt perplexe face à ces mesures, en particulier après les problèmes de traçabilité des internautes soulignés par la mise en oeuvre de la loi Hadopi sur le piratage.
« On parle de millions de personnes qui jouent, pas d'une dizaine de fraudeurs sur des sites un peu plus transgressifs, souligne-t-il. Les plus gros joueurs seront ceux qui auront intérêt à aller chercher une souplesse dans la pratique du jeu à l'étranger. C'est un double manque à gagner si (les mesures) ne marchent pas : vous perdez les plus gros joueurs ».

Ouverture à la concurrence espérée pour la Coupe du monde de football

L'ouverture à la concurrence, annoncée pour le 1er janvier 2010, est désormais espérée au mieux pour la Coupe du monde de football qui démarrera en Afrique du Sud le 11 juin. Après un aller-retour entre le Sénat et l'Assemblée nationale, le texte de loi pourrait être adopté définitivement courant février dans le meilleur des cas, conduisant à une mise en place rapide de l'Arjel qui étudiera les candidatures pour les licences et pourrait les attribuer à la mi-mai.
Pour Julien Brun, il serait grand temps de connaître la date de l'ouverture du marché. « A la dernière minute, on va tous se retrouver dans une situation assez inconfortable : ce marché s'ouvrira et on n'aura peut-être pas pu préparer notre ouverture correctement », note-t-il.
« Les médias eux-mêmes sont dans un certain atermoiement. Ils se demandent s'ils doivent préparer et sécuriser des accords avec des opérateurs de paris et de poker ou si ce n'est pas un sujet pour eux ».
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2 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Les médias hésitent à miser gros sur les paris en ligne»

 

c'est de l'autopromo ?

de phix15 , posté le 31 décembre 2009 à 13h16
L'article semble objectif jusqu'au moment où on arrive en bas de la page et qu'on voit les liens entre 01net et le groupe RMC-BFM...
C'est sur qu'alain weill a choisi la meilleure stratégie ;)
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Réponse de la rédaction

de Guillaume Deleurence , posté le 31 décembre 2009 à 16h09
Bonjour,

Cette news est une dépêche Reuters reprise sur notre site. Par ailleurs, nous avons expressément indiqué que 01net est une filiale de Nextradio, comme RMC. Totale transparence, donc.

Cordialement.
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