Loïc Le Meur : « Nous attendons 2 200 participants pour LeWeb'09 »
La grand-messe du Web, LeWeb'09, démarre ce mercredi 9 décembre pour deux jours à Paris. Entretien avec son organisateur, Loïc Le Meur, PDG de Seesmic. A écouter aussi en podcast.
Le monde de l'Internet a rendez-vous à Paris ces 9 et 10 décembre, au 104 dans le 19e arrondissement, pour le grand raout LeWeb'09. Y interviendront des personnalités comme Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, Marissa Mayer de Google, Marc Simoncini, patron de Meetic, etc. Loïc Le Meur, PDG de Seesmic et organisateur de la manifestation, était au micro du Grand Journal de BFM Radio pour revenir sur la manifestation, axée cette année sur le Web temps réel.
BFM Radio : vous avez lancé la manifestation à Paris il y a six ans. 46 pays seront présents cette année. C'est le premier événement mondial, le Davos de l'Internet ?
Loïc Le Meur : 2 200 participants, 46 pays, c'est absolument incroyable, on va réunir tout l'écosystème Internet, avec les entrepreneurs, tous les grands acteurs du marché, Microsoft, Orange, Twitter, Facebook et aussi les investisseurs, les business angels... C'est une conférence où il se passe énormément de choses.
Loïc Le Meur : 2 200 participants, 46 pays, c'est absolument incroyable, on va réunir tout l'écosystème Internet, avec les entrepreneurs, tous les grands acteurs du marché, Microsoft, Orange, Twitter, Facebook et aussi les investisseurs, les business angels... C'est une conférence où il se passe énormément de choses.
Des entrepreneurs viennent avec leurs idées, d'autres en cherchent, tout ça avec le bouche-à-oreille. Vous ne faites jamais de pub ?
Non, et on n'a pas de commerciaux, ce qui ne nous a pas empêché d'avoir 2 200 inscrits. Dont les deux tiers ne viennent pas de France, c'est une conférence très internationale. Justement on utilise notre propre outil, c'est-à-dire Twitter et Facebook, pour que les gens le connaissent.
Non, et on n'a pas de commerciaux, ce qui ne nous a pas empêché d'avoir 2 200 inscrits. Dont les deux tiers ne viennent pas de France, c'est une conférence très internationale. Justement on utilise notre propre outil, c'est-à-dire Twitter et Facebook, pour que les gens le connaissent.
Le créateur de Twitter sera l'une des stars de cette édition. Vous allez montrer que ce n'est pas qu'une mode, mais une tendance vraiment lourde... Pour ceux qui ne connaissent pas Twitter, c'est le super-SMS, le blog pour tous, le réseau social pour les masses. C'est simple à utiliser Twitter ?
Le principe est tout simple, il faut partager tout simplement ce que vous faites, des idées. C'est devenu une source d'actus absolument incroyable. Quand l'avion s'est écrasé dans l'Hudson, l'information et les premières photos se baladaient sur Twitter plusieurs heures avant d'être sur les grands médias, tels que CNN. Les tremblements de terre en Chine, les massacres, les fusillades il n'y a pas très longtemps au Texas... Finalement les journalistes ont perdu la majorité en termes de sources. Sur Internet, vous avez largement plus d'informations dans les médias citoyens, mais après il faut débattre de la qualité.
Le principe est tout simple, il faut partager tout simplement ce que vous faites, des idées. C'est devenu une source d'actus absolument incroyable. Quand l'avion s'est écrasé dans l'Hudson, l'information et les premières photos se baladaient sur Twitter plusieurs heures avant d'être sur les grands médias, tels que CNN. Les tremblements de terre en Chine, les massacres, les fusillades il n'y a pas très longtemps au Texas... Finalement les journalistes ont perdu la majorité en termes de sources. Sur Internet, vous avez largement plus d'informations dans les médias citoyens, mais après il faut débattre de la qualité.
Les marques se moquaient des réseaux sociaux, alors que c'est une manière unique de communiquer... Est-ce qu'elles prennent en compte ce réseau maintenant ?
Elles ne peuvent pas l'ignorer. La première chose à faire, c'est d'aller sur Search.Twitter.com et de chercher sa marque. Vous seriez surpris de voir à quel point les gens parlent. S'ils n'en parlent pas, c'est une catastrophe, votre marque a un problème, les gens s'en moquent. S'ils en parlent, ce qu'il faut, c'est absolument regarder le négatif. Donc, la première étape est de regarder. Aux Etats-Unis vous avez donc des marques comme Dell, Richard Binhammer sera là au Web'09 pour en parler, qui ont des départements entiers qui vont répondre. En France, ça commence, Nespresso, Air France, sont très actifs sur Twitter.
Elles ne peuvent pas l'ignorer. La première chose à faire, c'est d'aller sur Search.Twitter.com et de chercher sa marque. Vous seriez surpris de voir à quel point les gens parlent. S'ils n'en parlent pas, c'est une catastrophe, votre marque a un problème, les gens s'en moquent. S'ils en parlent, ce qu'il faut, c'est absolument regarder le négatif. Donc, la première étape est de regarder. Aux Etats-Unis vous avez donc des marques comme Dell, Richard Binhammer sera là au Web'09 pour en parler, qui ont des départements entiers qui vont répondre. En France, ça commence, Nespresso, Air France, sont très actifs sur Twitter.
« Facebook n'est pas marginalisé »
Facebook est-il marginalisé ?
Non, pas du tout, Facebook a 300 millions d'utilisateurs, il a su réagir de manière absolument incroyable à la croissance de Twitter, notamment en changeant le format de sa page d'accueil. Mais il y a une guerre en ce moment qui est l'ouverture, c'est-à-dire que Twitter a libéré vos amis, on appelle ça le « graphe social », c'est-à-dire vos connexions, Twitter les rend publiques. Tout est public sur Twitter, alors que sur Facebook tout est privé.
Du coup, c'est beaucoup plus viral, une info sur Twitter peut se propager très vite, beaucoup plus vite. Les pages sont elles aussi publiques et surtout tous les réseaux sociaux s'y sont mis... Ils sont tous en train d'ouvrir, et c'est assez passionnant.
Non, pas du tout, Facebook a 300 millions d'utilisateurs, il a su réagir de manière absolument incroyable à la croissance de Twitter, notamment en changeant le format de sa page d'accueil. Mais il y a une guerre en ce moment qui est l'ouverture, c'est-à-dire que Twitter a libéré vos amis, on appelle ça le « graphe social », c'est-à-dire vos connexions, Twitter les rend publiques. Tout est public sur Twitter, alors que sur Facebook tout est privé.
Du coup, c'est beaucoup plus viral, une info sur Twitter peut se propager très vite, beaucoup plus vite. Les pages sont elles aussi publiques et surtout tous les réseaux sociaux s'y sont mis... Ils sont tous en train d'ouvrir, et c'est assez passionnant.
Le modèle Facebook ou de Twitter doit-il rester gratuit ?
Si vous n'aviez pas eu la gratuité, le « freemium », ce modèle dans lequel tout se développe gratuitement d'abord, sur Facebook ce serait tout petit. C'est la même chose sur Google, qui a démarré entièrement gratuit, ensuite, il a trouvé le modèle avec AdSense que l'on connaît, ce sont des milliards aujourd'hui. Donc ce sont des entreprises qui fonctionnent de cette manière.
Dans leur ADN, elles sont prévues pour être soit très grandes, soit exploser en vol et échouer, c'est la règle, c'est vraiment la façon dont on fonctionne là-bas. Twitter n'aura aucun problème de monétisation, dans la mesure où il a autant d'utilisateurs. Facebook fait 600 ou 700 millions de chiffre d'affaires de dollars et n'a aucun problème.
Si vous n'aviez pas eu la gratuité, le « freemium », ce modèle dans lequel tout se développe gratuitement d'abord, sur Facebook ce serait tout petit. C'est la même chose sur Google, qui a démarré entièrement gratuit, ensuite, il a trouvé le modèle avec AdSense que l'on connaît, ce sont des milliards aujourd'hui. Donc ce sont des entreprises qui fonctionnent de cette manière.
Dans leur ADN, elles sont prévues pour être soit très grandes, soit exploser en vol et échouer, c'est la règle, c'est vraiment la façon dont on fonctionne là-bas. Twitter n'aura aucun problème de monétisation, dans la mesure où il a autant d'utilisateurs. Facebook fait 600 ou 700 millions de chiffre d'affaires de dollars et n'a aucun problème.
Retrouvez l'intégralité de l'interview de Loïc Le Meur sur le site de BFM Radio.

Avis sur «Loïc Le Meur : « Nous attendons 2 200 participants pour LeWeb'09 »»
le Davos de l'Internet
de
gebruik
, posté le 08 décembre 2009 à 21h49
On ne pouvait pas mieux trouver comme expression que "le Davos de l'Internet" pour qualifier cette manifestation organisée par M. Le Meur, mégalomane qui devrait comprendre que la Terre ne tourne pas autour de lui et de ses idées.
Comme pour Davos, le vrai, les 2200 invités ne sont pas représentatifs de ce qu'est vraiment le web. Les mémoires sont courtes et il y a 10 ans, Le Meur s'appelait Messier et le grand public découvrait le terme de bulle économique.
Quid des utilisateurs lambda ? Quelle notre place à nous dans ce genre de manifestations ? Réponse : aucune.
Comme pour Davos, le vrai, les 2200 invités ne sont pas représentatifs de ce qu'est vraiment le web. Les mémoires sont courtes et il y a 10 ans, Le Meur s'appelait Messier et le grand public découvrait le terme de bulle économique.
Quid des utilisateurs lambda ? Quelle notre place à nous dans ce genre de manifestations ? Réponse : aucune.
+1
de
HIPe
, posté le 09 décembre 2009 à 09h46
Cet avis est purement personnel mais la personnalité de M. Le Meur me déplait. On a l'impression qu'il se prend pour le Bill Gates français, et il est parti aux USA parce que la France c'est has been niveau Internet, pour être dans le groove il faut aller aux USA (à prononcer à l'américaine bien sur!).
Facebook, Twitter, etc, c'est bien beau mais c'est pas ça qui a changé la face du monde, c'est purement accessoire, pur divertissement, pur artifice même je dirais (on s'imagine qu'on a plein d'amis virtuels qu'on a jamais vu et dont on ne verra jamais la plupart). D'ailleurs bien souvent ces sites rencontrent un succès énorme et pourtant ont du mal à trouver un modèle économique viable...
La seule chance de gagner de l'argent pour des sites comme Twitter c'est que des entreprises comme Google dépensent 1 milliard de $ pour les acquérir pour se rendre compte 1 an après qu'ils gagneront jamais un centime avec ce site et qu'ils rentreront jamais dans leurs frais (cf. la fabuleuse histoire de YouTube).
Investissez dans l'eau, la mer monte!
Facebook, Twitter, etc, c'est bien beau mais c'est pas ça qui a changé la face du monde, c'est purement accessoire, pur divertissement, pur artifice même je dirais (on s'imagine qu'on a plein d'amis virtuels qu'on a jamais vu et dont on ne verra jamais la plupart). D'ailleurs bien souvent ces sites rencontrent un succès énorme et pourtant ont du mal à trouver un modèle économique viable...
La seule chance de gagner de l'argent pour des sites comme Twitter c'est que des entreprises comme Google dépensent 1 milliard de $ pour les acquérir pour se rendre compte 1 an après qu'ils gagneront jamais un centime avec ce site et qu'ils rentreront jamais dans leurs frais (cf. la fabuleuse histoire de YouTube).
Investissez dans l'eau, la mer monte!
Leurs trucs : si t'as de la tune tu peux venir
de
KingKong75
, posté le 09 décembre 2009 à 11h03
Parmi leurs intervenants et concouristes, ce sont tous des potes à eux ou des gens qu'ils souhaitent avoir comme potes.
Si tu veux participer avec tes idées, tu paies pour regarder (1500 euros), et tu paies pour parler (3500 euros).
Pour ma part, heureusement que c'est ma société qui paie :p
Si tu veux participer avec tes idées, tu paies pour regarder (1500 euros), et tu paies pour parler (3500 euros).
Pour ma part, heureusement que c'est ma société qui paie :p
Discrimination
de
GLMSA
, posté le 10 décembre 2009 à 06h05
IImpossible d'accéder avec une carte professionnelle à cette COMmunication qui préfère les pots de ses sponsors à la compétence de certains journalistes et autres experts.
Aucune écoute des organisateurs qui ont choisi le Web pour légitimer la mise en place d'une pompe à fric où le contribuable parisien n'est pas épargné, bien qu'écarté!
Les sujets chauds du moments (Hadopi,etc.) ne sont même pas évoqués...
C'est la foire à l'illusion.
A éviter à l'avenir pour ceux qui choisiront l'innovation sans compromis douteux à l'omniprésence de LOIC LE MEUR et de ses riches annonceurs.
Aucune écoute des organisateurs qui ont choisi le Web pour légitimer la mise en place d'une pompe à fric où le contribuable parisien n'est pas épargné, bien qu'écarté!
Les sujets chauds du moments (Hadopi,etc.) ne sont même pas évoqués...
C'est la foire à l'illusion.
A éviter à l'avenir pour ceux qui choisiront l'innovation sans compromis douteux à l'omniprésence de LOIC LE MEUR et de ses riches annonceurs.
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