Fascisme 2.0 : Une mise à jour de votre logiciel démocratique est en cours, veuillez patienter.
de
ambigu
, posté le 14 octobre 2009 à 22h20
Une version 2.0 plus puissante et moins gourmande en ressources policières
"Le contrôle des individus dans une société dictatoriale réclamait jusque là des exécutions de masse, de nombreuses arrestations, tortures, enlèvements. C'est à ce prix que le conditionnement des individus devenait suffisamment efficace pour qu'ils n'osent plus jamais remettre en cause le système. Avec le fascisme 2.0 cette brutalité massive est devenue terriblement dépassée. Grâce au contrôle mental des individus, plus souple et assumé par les individus eux-même, le fascisme 2.0 est incroyablement plus efficace que l'ancien. Je vous invite donc en exclusivité à découvrir ensemble les améliorations et les nouvelles fonctionnalités du fascisme 2.0. avant son déploiement imminent près de chez vous.
1. La prise en main des médias est un des points forts du fascisme 2.0. Comme le disait Goebbels, il suffit de répéter n'importe quoi suffisamment longtemps pour que tout le monde finisse par en être persuadé. Avec la main-mise sur les journaux, radios et télévisions qui font l'opinion, et bientôt sur le web, on assiste à des prodiges. Les individus finissent par croire qu'ils sont les auteurs des pensées dont on les bombarde ! Même les plus réfractaires au conditionnement finissent par renoncer à leurs idées déviantes pour ne pas devenir fous, tellement la dissonance entre ce qu'ils pensent et l'omniprésence du message finit par les perturber.
2. L'utilisation à grande échelle de la novlangue, telle qu'imaginée par ce grand visionnaire d'Orwell, a sculpté les esprits sans possibilité de retour en arrière. Bien plus ambitieuse que la poussive « langue de bois », l'utilisation systématique de la novlangue par les hommes politiques et les publicitaires a eu comme résultat de vider de leur sens la plupart des mots du vocabulaire courant, rendant ainsi impossible l'idée même de changement. Même ce mot de « changement » ne veut plus rien dire quand il est prononcé dans un discours ! Ainsi les instances gouvernementales peuvent dire tout et son contraire sans avoir peur de se contredire, et dire ensuite qu'on a mal compris leur pensée. Cela ne choque plus personne. Mieux, on habitue les gens à ces pataquès permanents qui finissent par rendre inintelligible toute communication, jusqu'à ce que les administrés finissent par renoncer à comprendre quoi que ce soit. Le quidam, convié solennellement à écouter la messe gouvernementale télévisuelle, n'en tirera donc aucune idée intelligible, à part quelques grosses ficelles qui lui seront tendues pour le rassurer et le conforter dans l'idée qu'il est un imbécile.
En reprenant non seulement les mots du vocabulaire courant mais aussi le vocabulaire politique et les concepts porteurs développés par ses ennemis politiques (écologie, solidarité, social, etc.) le fascisme 2.0 fait coup double : il profite dans un premier temps de l'aura positive qui entoure les concepts qu'il s'apprête à vampiriser pour mettre en place des lois dont l'objectif est l'exact contraire de ce qui est annoncé. La confusion mentale qui s'ensuit (qui par exemple peut se réclamer contre une loi « pour la solidarité » ?) permet de faire passer la loi sans déclencher d'émeutes. Dans un second temps, les individus vont associer le mot qui avait auparavant une connotation positive aux effets désastreux de la politique appliquée. Le mot est vampirisé, et ne peut plus être utilisé par ceux qui le mettaient en avant précédemment (le mot réforme en est le plus bel exemple) . Chaque effort de l'opposition pour trouver des concepts porteurs sera ainsi utilisé et détourné avec succès par le fascisme 2.0. car c'est lui qui détient la force de frappe médiatique.
En pratiquant ainsi la politique de la terre brûlée linguistique, le fascisme 2.0 oblige ceux qui voudraient s'opposer à lui à réinventer jusqu'aux mots pour exprimer leur désaccord. L'opposition se retrouve donc rapidement muette, faute de mots pour parler ! Nous leur souhaitons quand même bon courage !
3. Nouveau Donner l'illusion du choix politique : préférez-vous élire au gouvernement un homme (ou une femme) qui se prétend de gauche et qui appliquera le programme de la droite ou une femme (ou un homme) politique de droite honnête qui vous dit sans détour comment il a l'intention de vous exploiter ? A vous de choisir ! La terrible double-contrainte chère à l'école de Palo Alto plonge les électeurs dans la confusion mentale, ce qui les rend incapable de sortir du piège qu'on leur tend. Toute la subtilité du fascisme 2.0 est visible ici.
Comme l'a dit Nicolas Sarkozy « l'important en démocratie c'est d'être réélu » Effectivement ! Peu importent les moyens pour y arriver. D'ailleurs qu'est-ce qui interdirait à Nicolas Sarkozy d'être premier ministre à partir de 2017 avec un président potiche, sur le modèle de Vladimir Poutine ? Rien.
4. Une pincée de terreur « old school » : le fascisme 2.0 ne peut pas s'empêcher de faire quelques clins d'oeil à la version 1.0, qui est encore dans toutes les mémoires. Pour marquer les esprits on lâche de temps en temps les forces de l'ordre, les laissant commettre quelques bavures effrayantes, sans jamais désavouer ce qui a été commis. Il faut que les gens comprennent que s'ils ne vont pas dans le sens dans lequel ils doivent aller, on peut les humilier, les frapper, les mettre en prison de façon arbitraire et pendant le temps que l'on veut, ruiner leur vie, et même les tuer de façon extra-judiciaire. Des piqûres de rappel fréquentes sont indispensables. On notera ici la supériorité de la version 2.0 du fascisme : une seule personne rouée de coups et suffisamment médiatisée est aussi efficace que 10 000, et c'est plus économique ! Il faut aussi habituer les gens à ce que leur vie soit en permanence exposée à la surveillance et à l'arbitraire, au nom de la sécurité.
5. Nouveau Des trolls à votre service Le fascisme 1.0 faisait taire tout ceux qui s'opposaient à lui, un travail épuisant et voué à l'échec sur le long terme. Le fascisme 2.0 utilise une technique innovante, plus simple à mettre en oeuvre et plus robuste. Elle consiste à rendre inopérantes les communications de ses adversaires au lieu de chercher à les empêcher, en lançant par exemple des trolls*. Un exemple : la veille d'une grève nationale des salariés pour défendre le pouvoir d'achat, lancez la nouvelle que dès la rentrée scolaire prochaine les châtiments corporels vont être rétablis à l'école, ou que les personnels des maisons de retraites vont être équipés de pistolets Taser à 20 000 V pour maîtriser les personnes âgées qui essaient de s'échapper**. Que va-t-il se passer ? Tout le monde commentera jusqu'à l'hystérie votre sortie, tous les ténors des partis adverses monteront sur leurs grands chevaux et satureront les médias de leurs cris outragés pendant 24h, le temps que passe la grève et les manifestants dont personne ne parlera. Il faut juste prendre la mesure du troll nécessaire en fonction de la taille de l'évènement à étouffer***.
6. Nouveau La prison intérieure Le nec plus ultra du fascisme 2.0 c'est d'arriver à emprisonner les gens sans prisons physiques. Prisonniers de faux concepts, saturés de non informations, bombardés à leur insu d'injonctions et de sollicitations permanentes, les individus cherchent à combler leurs insupportables frustrations dans toujours plus de consommation, toujours plus d'enfermement, toujours plus de solitude. La boucle est bouclée.
* un troll est un internaute ou un usenaute qui poste des messages polémiques, provocants, insultants et souvent répétitifs sur des sites communautaires, comme les forums de discussion, pour susciter la colère des autres internautes ou usenautes. Les trolls utilisent souvent de nombreux pseudonymes appelés faux-nez." (Wikipedia)
** NDLA oui je sais que je ne devrais pas donner des idées qui pourraient réellement être employées, mais bon…
*** La communication du fascisme 2.0 inspirée du web a 20 ans d'avance sur la loi. De tels procédés sont déjà proscrits sur le web et un troller qui tenterait un coup pareil se verrait immédiatement banni du forum sur lequel il a posté. Pourtant, dans les médias traditionnels, on ne peut que regarder passer le troll de son pas pesant, et admirer la manoeuvre. Et cela risque de durer encore un moment.
"Le contrôle des individus dans une société dictatoriale réclamait jusque là des exécutions de masse, de nombreuses arrestations, tortures, enlèvements. C'est à ce prix que le conditionnement des individus devenait suffisamment efficace pour qu'ils n'osent plus jamais remettre en cause le système. Avec le fascisme 2.0 cette brutalité massive est devenue terriblement dépassée. Grâce au contrôle mental des individus, plus souple et assumé par les individus eux-même, le fascisme 2.0 est incroyablement plus efficace que l'ancien. Je vous invite donc en exclusivité à découvrir ensemble les améliorations et les nouvelles fonctionnalités du fascisme 2.0. avant son déploiement imminent près de chez vous.
1. La prise en main des médias est un des points forts du fascisme 2.0. Comme le disait Goebbels, il suffit de répéter n'importe quoi suffisamment longtemps pour que tout le monde finisse par en être persuadé. Avec la main-mise sur les journaux, radios et télévisions qui font l'opinion, et bientôt sur le web, on assiste à des prodiges. Les individus finissent par croire qu'ils sont les auteurs des pensées dont on les bombarde ! Même les plus réfractaires au conditionnement finissent par renoncer à leurs idées déviantes pour ne pas devenir fous, tellement la dissonance entre ce qu'ils pensent et l'omniprésence du message finit par les perturber.
2. L'utilisation à grande échelle de la novlangue, telle qu'imaginée par ce grand visionnaire d'Orwell, a sculpté les esprits sans possibilité de retour en arrière. Bien plus ambitieuse que la poussive « langue de bois », l'utilisation systématique de la novlangue par les hommes politiques et les publicitaires a eu comme résultat de vider de leur sens la plupart des mots du vocabulaire courant, rendant ainsi impossible l'idée même de changement. Même ce mot de « changement » ne veut plus rien dire quand il est prononcé dans un discours ! Ainsi les instances gouvernementales peuvent dire tout et son contraire sans avoir peur de se contredire, et dire ensuite qu'on a mal compris leur pensée. Cela ne choque plus personne. Mieux, on habitue les gens à ces pataquès permanents qui finissent par rendre inintelligible toute communication, jusqu'à ce que les administrés finissent par renoncer à comprendre quoi que ce soit. Le quidam, convié solennellement à écouter la messe gouvernementale télévisuelle, n'en tirera donc aucune idée intelligible, à part quelques grosses ficelles qui lui seront tendues pour le rassurer et le conforter dans l'idée qu'il est un imbécile.
En reprenant non seulement les mots du vocabulaire courant mais aussi le vocabulaire politique et les concepts porteurs développés par ses ennemis politiques (écologie, solidarité, social, etc.) le fascisme 2.0 fait coup double : il profite dans un premier temps de l'aura positive qui entoure les concepts qu'il s'apprête à vampiriser pour mettre en place des lois dont l'objectif est l'exact contraire de ce qui est annoncé. La confusion mentale qui s'ensuit (qui par exemple peut se réclamer contre une loi « pour la solidarité » ?) permet de faire passer la loi sans déclencher d'émeutes. Dans un second temps, les individus vont associer le mot qui avait auparavant une connotation positive aux effets désastreux de la politique appliquée. Le mot est vampirisé, et ne peut plus être utilisé par ceux qui le mettaient en avant précédemment (le mot réforme en est le plus bel exemple) . Chaque effort de l'opposition pour trouver des concepts porteurs sera ainsi utilisé et détourné avec succès par le fascisme 2.0. car c'est lui qui détient la force de frappe médiatique.
En pratiquant ainsi la politique de la terre brûlée linguistique, le fascisme 2.0 oblige ceux qui voudraient s'opposer à lui à réinventer jusqu'aux mots pour exprimer leur désaccord. L'opposition se retrouve donc rapidement muette, faute de mots pour parler ! Nous leur souhaitons quand même bon courage !
3. Nouveau Donner l'illusion du choix politique : préférez-vous élire au gouvernement un homme (ou une femme) qui se prétend de gauche et qui appliquera le programme de la droite ou une femme (ou un homme) politique de droite honnête qui vous dit sans détour comment il a l'intention de vous exploiter ? A vous de choisir ! La terrible double-contrainte chère à l'école de Palo Alto plonge les électeurs dans la confusion mentale, ce qui les rend incapable de sortir du piège qu'on leur tend. Toute la subtilité du fascisme 2.0 est visible ici.
Comme l'a dit Nicolas Sarkozy « l'important en démocratie c'est d'être réélu » Effectivement ! Peu importent les moyens pour y arriver. D'ailleurs qu'est-ce qui interdirait à Nicolas Sarkozy d'être premier ministre à partir de 2017 avec un président potiche, sur le modèle de Vladimir Poutine ? Rien.
4. Une pincée de terreur « old school » : le fascisme 2.0 ne peut pas s'empêcher de faire quelques clins d'oeil à la version 1.0, qui est encore dans toutes les mémoires. Pour marquer les esprits on lâche de temps en temps les forces de l'ordre, les laissant commettre quelques bavures effrayantes, sans jamais désavouer ce qui a été commis. Il faut que les gens comprennent que s'ils ne vont pas dans le sens dans lequel ils doivent aller, on peut les humilier, les frapper, les mettre en prison de façon arbitraire et pendant le temps que l'on veut, ruiner leur vie, et même les tuer de façon extra-judiciaire. Des piqûres de rappel fréquentes sont indispensables. On notera ici la supériorité de la version 2.0 du fascisme : une seule personne rouée de coups et suffisamment médiatisée est aussi efficace que 10 000, et c'est plus économique ! Il faut aussi habituer les gens à ce que leur vie soit en permanence exposée à la surveillance et à l'arbitraire, au nom de la sécurité.
5. Nouveau Des trolls à votre service Le fascisme 1.0 faisait taire tout ceux qui s'opposaient à lui, un travail épuisant et voué à l'échec sur le long terme. Le fascisme 2.0 utilise une technique innovante, plus simple à mettre en oeuvre et plus robuste. Elle consiste à rendre inopérantes les communications de ses adversaires au lieu de chercher à les empêcher, en lançant par exemple des trolls*. Un exemple : la veille d'une grève nationale des salariés pour défendre le pouvoir d'achat, lancez la nouvelle que dès la rentrée scolaire prochaine les châtiments corporels vont être rétablis à l'école, ou que les personnels des maisons de retraites vont être équipés de pistolets Taser à 20 000 V pour maîtriser les personnes âgées qui essaient de s'échapper**. Que va-t-il se passer ? Tout le monde commentera jusqu'à l'hystérie votre sortie, tous les ténors des partis adverses monteront sur leurs grands chevaux et satureront les médias de leurs cris outragés pendant 24h, le temps que passe la grève et les manifestants dont personne ne parlera. Il faut juste prendre la mesure du troll nécessaire en fonction de la taille de l'évènement à étouffer***.
6. Nouveau La prison intérieure Le nec plus ultra du fascisme 2.0 c'est d'arriver à emprisonner les gens sans prisons physiques. Prisonniers de faux concepts, saturés de non informations, bombardés à leur insu d'injonctions et de sollicitations permanentes, les individus cherchent à combler leurs insupportables frustrations dans toujours plus de consommation, toujours plus d'enfermement, toujours plus de solitude. La boucle est bouclée.
* un troll est un internaute ou un usenaute qui poste des messages polémiques, provocants, insultants et souvent répétitifs sur des sites communautaires, comme les forums de discussion, pour susciter la colère des autres internautes ou usenautes. Les trolls utilisent souvent de nombreux pseudonymes appelés faux-nez." (Wikipedia)
** NDLA oui je sais que je ne devrais pas donner des idées qui pourraient réellement être employées, mais bon…
*** La communication du fascisme 2.0 inspirée du web a 20 ans d'avance sur la loi. De tels procédés sont déjà proscrits sur le web et un troller qui tenterait un coup pareil se verrait immédiatement banni du forum sur lequel il a posté. Pourtant, dans les médias traditionnels, on ne peut que regarder passer le troll de son pas pesant, et admirer la manoeuvre. Et cela risque de durer encore un moment.
pour qui cette application est-elle réellement gênante ?
de
libre penseur
, posté le 15 octobre 2009 à 09h35
avant tout, il faut savoir si on veut rester à l'ère du papier/crayon. Personne ne le veut, même pas les détracteurs de la base élève. Je pense que ce qu'ils veulent, c'est un logiciel déconnecté et autonome sur le PC du directeur d'école. Cette configuration a un problème, et de taille: la maintenance informatique. Il faudrait des équipes de dizaines de techniciens par département pour dépanner et mettre-à-jour les centaines de PC des écoles. On me dira, ça créerait des emplois. Mais les emplois, il faut bien les financer: est-ce que les contribuables verraient d'un bon oeil une augmentation des impôts, surtout quand on sait que cela peut être évité par une organisation plus rationnelle ?
La rationalisation des moyens informatique pousse en effet à avoir des structures centralisées: plutôt que d'avoir des milliers de bases distinctes par académies, il est en effet plus rationnel d'un avoir une seule (par académie), ce qui permet une plus grande réactivité concernant les mise-à-jour et la sauvegarde des données par exemple. Les avantages techniques du paradigme client/serveur ne sont de toutes façons plus à montrer.
Bref, revenir à une logique de logiciel autonome et déconnecté serait anachronique, et même impensable, surtout quand on sait qu'il existe déjà une foultitude de bases concernant chacun d'entre-nous, et notamment la base élèves du 2nd degré. Pourquoi une telle levée de bouclier concernant uniquement la BE1D, alors qu'il existe déjà la BE2D, contre laquelle personne ne s'insurge ? Et je ne parle pas des informations contenues dans les ordinateurs de la sécurité sociale, Ô combien plus sensibles ...
Si ce qui fait peur, c'est la transmission possible des informations vers les mairies, c'est un faux problème: ces dernières ont déjà leur propres bases de données sur les enfants, qui est encore plus riche que celle de l'éducation nationale, car elle contient toutes les données administratives et périscolaires ! Il faut se rappeler que légalement, les enfants doivent s'inscrire auprès de la mairie, et non auprès de l'école.
Bref, on est en droit de se demander pourquoi tant de bruit est fait autour de la BE1D, qui n'est pas plus pathogène pour la vie individuelle - et notamment celle des enfants - que toutes les bases qui existent déjà. Peut-être est-elle tout simplement dérangeante non pas pour les enfants eux-même, mais pour une minorité de directeurs d'écoles radicaux pour qui la mainmise sur les états d'effectifs de leur école représentait au mieux un moyen de pression envers leur administration, et au pire un moyen de gonfler artificiellement les effectifs afin de réclamer plus de moyens d'enseignenement, au détriment d'autres écoles qui elles jouent le jeu.
Il faut savoir analyser les choses, et ne pas tomber dans le panurgisme surfant sur la mode de l'anti-bigbrotherisation.
La rationalisation des moyens informatique pousse en effet à avoir des structures centralisées: plutôt que d'avoir des milliers de bases distinctes par académies, il est en effet plus rationnel d'un avoir une seule (par académie), ce qui permet une plus grande réactivité concernant les mise-à-jour et la sauvegarde des données par exemple. Les avantages techniques du paradigme client/serveur ne sont de toutes façons plus à montrer.
Bref, revenir à une logique de logiciel autonome et déconnecté serait anachronique, et même impensable, surtout quand on sait qu'il existe déjà une foultitude de bases concernant chacun d'entre-nous, et notamment la base élèves du 2nd degré. Pourquoi une telle levée de bouclier concernant uniquement la BE1D, alors qu'il existe déjà la BE2D, contre laquelle personne ne s'insurge ? Et je ne parle pas des informations contenues dans les ordinateurs de la sécurité sociale, Ô combien plus sensibles ...
Si ce qui fait peur, c'est la transmission possible des informations vers les mairies, c'est un faux problème: ces dernières ont déjà leur propres bases de données sur les enfants, qui est encore plus riche que celle de l'éducation nationale, car elle contient toutes les données administratives et périscolaires ! Il faut se rappeler que légalement, les enfants doivent s'inscrire auprès de la mairie, et non auprès de l'école.
Bref, on est en droit de se demander pourquoi tant de bruit est fait autour de la BE1D, qui n'est pas plus pathogène pour la vie individuelle - et notamment celle des enfants - que toutes les bases qui existent déjà. Peut-être est-elle tout simplement dérangeante non pas pour les enfants eux-même, mais pour une minorité de directeurs d'écoles radicaux pour qui la mainmise sur les états d'effectifs de leur école représentait au mieux un moyen de pression envers leur administration, et au pire un moyen de gonfler artificiellement les effectifs afin de réclamer plus de moyens d'enseignenement, au détriment d'autres écoles qui elles jouent le jeu.
Il faut savoir analyser les choses, et ne pas tomber dans le panurgisme surfant sur la mode de l'anti-bigbrotherisation.
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