Microsoft lance son offensive Windows phone
Steve Ballmer est à Paris ce 6 octobre pour le lancement mondial de la gamme de smartphones équipés du tout nouvel OS Windows Mobile 6.5. Entretien avec Nicolas Petit, directeur de la division mobilité de Microsoft France.
Nicolas Petit : En effet, nous annonçons aujourd'hui avec la présence de Steve Ballmer à Paris le lancement des Windows phones, notre nouvelle génération d'expérience mobile, optimisée notamment pour le grand public.
C'est en effet un système d'exploitation mais ce n'est pas que ça. C'est aussi une galaxie de services, dont des services gratuits, qui vont permettre aux différents utilisateurs de synchroniser gratuitement leur données entre leur smartphone et le Web, d'accéder au meilleur du réseau social...
C'est important, ça, l'idée de synchroniser les données ?
Oui. Aujourd'hui, il y a plus de 800 000 Français qui chaque année perdent leur terminal ou se le font voler et lorsqu'ils perdent leur terminal, ce n'est pas simplement un matériel qui est égaré, mais aussi toute leur vie numérique, leurs photos, leurs SMS. Avec un service comme Microsoft My Phone, par exemple, ils vont pouvoir synchroniser tout ce contenu là et avoir l'esprit tranquille.
« La richesse d'une gamme est importante »
Cela n'a jamais été la stratégie de Microsoft. Depuis qu'on s'est lancé sur le marché du smartphone fin 2002, début 2003, nous avons toujours eu une approche « horizontale » : on travaille avec un écosystème de partenaires, qui sont de grands constructeurs comme Samsung, LG, Sony Ericsson, HTC... Aujourd'hui, il y a de nouveaux acteurs issus du monde du PC, comme Acer ou Toshiba.
Mais vous ne répondez pas : pourquoi ? Est-ce trop dur ? Trop compliqué ?
Ca n'a jamais été notre approche. Pareil, dans le domaine du PC, nous n'avons jamais construit nos machines. Nous pensons que la valeur est dans le software, le logiciel et l'interconnexion entre ce logiciel et les services Internet. On pense aussi - et c'est ce qui nous différencie de certains de nos concurrents - que la richesse d'une gamme est importante. Tout le monde n'a pas envie d'avoir le même terminal. Certains préfèrent avoir de grands écrans tactiles, d'autres des claviers. Avec le Windows phone, on offre toute cette gamme.
Est-ce à dire que la fin du concept du tout-en-un, du couteau suisse, qui n'est pas satisfaisant pour tout le monde ? Vous voulez jouer là-dessus ?
Oui et non. Le Windows phone, c'est une plate-forme qui est là pour servir le « pro » et le « perso », mais aussi pour faire en sorte que chaque utilisateur trouve le smartphone qui lui corresponde exactement.
« La France, un marché test »
Monopole, c'est un bien grand mot. On souhaite, avec Windows phone, démocratiser le smartphone. Aujourd'hui, le marché du smartphone grand public est dans son année 1 ou 1,5, il y a encore un énorme potentiel. Seulement 16 % des Français disposent d'un smartphone, 84 % ne sont pas équipés, et ces 84 % vont avoir besoin d'une offre de prix beaucoup plus large, avec des terminaux qui vont de 9 euros à 129 euros.
Il y aura collaboration à la fois sur le partage de revenus, que ce soit sur la boutique en ligne ou l'intégration de services, ou sur la personnalisation - on est ouvert à celle-ci. Le partage des revenus avec les opérateurs n'est pas le cas de tous les autres acteurs.
Je ne sais pas si c'est une question d'arrogance. L'iPhone est un magnifique succès d'un point de vue commercial. Il y a encore beaucoup de place sur le marché, et de la place pour en faire en sorte que le smartphone ne soit pas une expérience réservée à quelques VIP, même nombreux, et que le plus grand nombre puisse en profiter.
La France est un marché clé pour Microsoft sur le domaine de la mobilité. Nous avons aujourd'hui la plus forte part de marché dans le monde sur Windows Mobile au sein de Microsoft, nous sommes leaders sur les services mobiles, puisque Messenger est le premier service mobile toute catégorie utilisé par les Français, avec 2,5 millions d'utilisateurs, ce qui est un très beau succès. C'est aussi un marché test parce qu'il y a une intensité concurrentielle très particulière.
Les Windows Phones disponibles chez les op?teurs fran?s
Selon Microsoft, SFR propose deux Windows phones – le Samsung Omnia II et le LG GM750 – en avant-première dans l'ensemble de ses points de vente dès ce mois d'octobre. Cette gamme sera ensuite complétée par les Acer NewTouch et beTouchE200, les HTC Touch Diamond II et Touch HD II et les Samsung Omnia Pro B7610 et Omnia Pro B7330.
SFR indique que le LG GM750 est commercialisé à partir de 9 euros avec un forfait de la gamme Illimythics 3G+ Full Internet (prix pour un engagement de 24 mois, + 6 euros/mois pour un engagement de 12 mois). Le Samsung Omnia II est commercialisé, lui, à partir de 99 euros avec un forfait de la même gamme (prix pour un engagement de 24 mois, + 6 euros/mois pour un engagement de 12 mois).
De son côté, Orange proposera les HTC Touch II, Touch Pro II et Touch HD II, les Samsung Omnia Lite, Omnia II et Omnia Pro B7330 et le Toshiba TG01 Windows Phone.
Bouygues Telecom, lui, commercialisera l'Acer beTouchE101, les HTC Touch Pro II et Snap et le Samsung Omnia Pro B7610.
"Ce vendredi 6 octobre..."
Monsieur Steve "Je veux être calife à la place du calife" Ballmer
Et veux nous balancer des fenêtres à tire-larigo, gourmandes en ressources.
Pourquoi ?
Tant qu'a faire, dans 16 jours tu regarderas Windows 7 se vendre comme des petits pains (y'a qu'à voir le nombre de pré-commandes qui mises bout à bout fait déjà mieux que les 2% de pdm de Linux chez les particuliers) alors une sortie officielle ... heum heum.
L'effet bling bling de Compiz (qui n'est là que pour épater les copains) personne n'est dupe à par toi et tes quelques congénères.
C'est vrai
Bref on s'éloigne du sujet ...
Qu'en pensez vous ?
C'est vrai ET faux
Au moins un Nokia 97 (par ex.) tient dedans une poche et il ne faut pas le prendre pour autre chose que ce pourquoi il a été conçu. CE N'EST PAS un PC !
iPhone? Berk! dixit Steve B.
Ce type est tout sauf un visionnaire...Bill Gates, lui au moins ne se contentait pas d'imiter après avoir dénigré.
Franchement, le ver, c'est Ballmer et il n'est pas dans la pomme.


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