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L’Europe épingle les sites de vente de biens électroniques

Au terme d'une vaste enquête menée par la Commission européenne dans 26 pays, dont la France, 55 % des sites contrôlés présentent des irrégularités.

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Publicité mensongère, information erronée sur le prix total du produit, coordonnées du détaillant absentes ou incomplètes… la liste des irrégularités commises par les sites d'e-commerce high-tech est longue à en croire l'Union européenne.
Les services de Meglena Kuneva, commissaire européenne chargée de la protection des consommateurs, ont passé au crible 369 sites dans 26 pays. « Ont ainsi été examinés 200 des principaux sites de vente en ligne d'équipement électronique, ainsi que plus d'une centaine de sites choisis en fonction des plaintes de consommateurs », précise un communiqué. 

Les sites high-tech, mauvais élèves

Et Meglena Kuneva d'ajouter : « Nous avons ciblé notre enquête sur les sites de vente de biens électroniques car je sais d'après les courriers électroniques que je reçois […] que ces sites représentent une réelle source de problèmes pour les consommateurs. »
En France, seize e-commerçants ont été passés au crible, mais, à l'inverse de l'Islande, de la Lettonie et de la Norvège, les autorités n'ont pas choisi d'en dévoiler le nom. D'après les résultats de cet audit transfrontalier, 55 % des sites inspectés au niveau européen sont en infraction avec le droit communautaire.
Selon la législation européenne en vigueur, les sites ont pour obligation d'indiquer les modalités de rétractation. A savoir la possibilité pour le consommateur de retourner l'article dans un délai de sept jours, sans avoir à préciser son motif, et d'en obtenir le remboursement. En la matière, le droit français se montre plus drastique. La loi « pour le développement de la concurrence au service du consommateur », adoptée le 20 décembre 2007, prévoit que les marchands remboursent dans ce cas l'intégralité des frais assumés par le client, expédition incluse.
Ce qui ne signifie pas pour autant que tous les sites s'exécutent de bonne grâce : 66 % de ceux qui ont été observés à la loupe présenteraient des irrégularités sur ce point. « Les sites mentionnent par exemple que le produit ne peut être retourné ou que le remboursement ne peut se faire que sous forme de bon d'achat, et non par une restitution d'espèces », précise la Commission européenne dans un communiqué.
Autre obligation : fournir toutes les informations sur le prix total du produit (supplément et livraison inclus), et ce avant la validation du processus d'achat. Or, selon la Commission européenne, « les informations portant sur les frais de livraison supplémentaires sont par exemple inexistantes ou difficiles à trouver, et ces frais apparaissent dans la phase finale de paiement ».

Des sanctions, voire une fermeture des sites concernés

« C'est pratiquement toujours le cas chez les cybermarchands français, note Nicolas Godfroy, juriste à l'UFC-Que choisir. Un autre problème non pointé par la Commission européenne concerne les délais de livraison, qui peuvent être dans certains cas carrément mensongers. Or le délai est le deuxième vecteur d'achat derrière le prix. »
Les sites oublient également de mentionner « le droit de faire remplacer ou réparer un produit défectueux dans un délai de deux ans à compter de l'achat (le délai mentionné est par exemple d'un an) », explique encore la Commission européenne.
« Effectivement, la garantie légale de conformité doit s'appliquer dans un délai de deux ans, mais les consommateurs sont peu informés de cette garantie, et les professionnels peu motivés pour l'appliquer », explique Nicolas Godfroy. Dans les faits, il est convenu que le défaut est d'origine si la panne apparaît dans les six premiers mois de vie du produit. Au-delà, il revient au consommateur de le prouver en saisissant le plus souvent des experts et la justice.
La Commission europénne n'entend pas en rester à ces conclusions et va demander aux sites concernés de se mettre rapidement en conformité avec la réglementation. Dans le cas contraire, les contrevenants pourront être sanctionnés par une amende voire contraints à la fermeture.
25 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «L’Europe épingle les sites de vente de biens électroniques»

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En effet, il serait temps !

de silver84 , posté le 09 septembre 2009 à 20h58
Oui, le pot de terre contre ...

J'ai qques mails échangés avec des sites de ce genre, certains sont très "drôles".

Dommage en effet que la liste des sites Français ne soit pas publiée, avec bien entendu des droits de réponses (de part et d'autre)... mais chut, surtout pas de vagues :(

De toute façon, la grippe va gommer tout cela :)
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Exemple à suivre

de calderonido , posté le 09 septembre 2009 à 22h55
Oui, on ferait bien de prendre comme exemple, Norvège, Lettonie, Islande, qui, en véritable démocratie protègent leur consommateurs et non les intérêts commerçants...
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Article nul

de abcpc10 , posté le 10 septembre 2009 à 06h30
Si cet article a pour but de montrer que certains sites ne respectent pas la loi, ne les citant pas, il est nul.
Si cet article a pour but de démontrer que ces sites sont protégés aux dépends de l'acheteur, alors là, il est réussi
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De noms sinon ça ne sert à rien

de faninternet , posté le 10 septembre 2009 à 06h49
Sans connaissance du nom des sites concernés, aucun avantage pour le consommateur.
Messieurs de l Europe , allez au fond du probleme en devoilant le nom des sites concernés pour nous rendre service.
Merci.
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les noms? ca sert à rien

de trouloulou , posté le 10 septembre 2009 à 07h39
On les connait dèja les noms ! les plus grands sites de vpc sont, je suppose, concernés. Cdisount, rue du commerce, mistergood deal et autres du genre.

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d'accord

de jumper16 , posté le 10 septembre 2009 à 14h15
le 9 septembre 2008, Cdiscount a débité deux fois le montant de la facture j'attends toujours le remboursement de 136,35 €
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les noms? ca sert à rien

de trouloulou , posté le 10 septembre 2009 à 07h39
On les connait dèja les noms ! les plus grands sites de vpc sont, je suppose, concernés. Cdisount, rue du commerce, mistergood deal et autres du genre.

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