











Pourquoi donner dans la subtilité quand on peut sortir l'artillerie lourde ? Fidèle à sa réputation, et aux méthodes qui lui ont assuré une certaine renommée, la Free Software Foundation part en campagne contre Windows 7 la nouvelle génération de système d'exploitation signée Microsoft, attendue le 22 octobre.
L'organisation, dont l'objectif est la défense et la promotion du logiciel libre contre les tenants de l'ennemi honni, c'est-à-dire du logiciel propriétaire, incarné à merveille par Microsoft, a écrit aux dirigeants des 499 plus importantes entreprises de la planète pour les dissuader de basculer sur Windows 7. Pourquoi 499 ? Parce que, on l'aura deviné, la 500e n'est autre que Microsoft.
« Avec Windows 7 qui sera disponible en octobre, Microsoft commercialise cette nouvelle version en combinant la peur et les menaces. L'éditeur menace de ne plus supporter les anciennes versions de Windows à long terme et parce que leur logiciel est propriétaire (et non libre), votre entreprise est dépendante de lui pour vous fournir les mises à jour et les patchs nécessaires. Armé de cette menace, Microsoft vous enjoint d'adopter ce nouveau logiciel, même si vous n'en n'avez pas besoin », écrit la FSF.
Et comme si cet exposé ne suffisait pas, l'organisation a mis en ligne un site Web dédié à ce qu'elle nomme « les sept pêchés capitaux » de Windows 7. Sept travers déjà connus dont nous vous servons les meilleurs morceaux à titre de piqûres de rappel.
Tout d'abord, Windows 7 est comme ses grands ancêtres « néfaste à l'éducation des enfants », puisqu'aujourd'hui la majorité des écoliers qui apprennent à se servir d'un ordinateur reçoivent un enseignement à partir de machines fonctionnant sous Windows, sans avoir conscience qu'il existe une alternative à tout cela, à savoir LE logiciel libre.
Deuxième point, Windows 7 constituerait une menace pour la vie privée, car Microsoft commercialise des logiciels labellisés Windows Genuine Advantage lui permettant d'inspecter le contenu des disques durs des utilisateurs, affirme toujours la FSF.
Par ailleurs, Microsoft est l'ami des DRM précise le site. Et via son programme Windows Media Player, l'éditeur est aussi l'ami des grands groupes médias qui s'attachent à restreindre le mode d'utilisation des fichiers numériques.
Enfin, et terminons en par là, selon la FSF, le géant de Redmond est coupable de comportement monopolistique, car quasiment tous les PC achetés ont une version de Windows préinstallée, ne laissant guère de choix aux utilisateurs, et pénalisant de facto la diffusion des logiciels libres.
Avec ces arguments anti-Microsoft, la FSF est-elle le meilleur défenseur du logiciel libre ? A vous d'en débattre dans notre forum.




















