











YouTube, le premier site mondial de partage de vidéos, annonce qu'il va reverser une partie de ses revenus publicitaires aux utilisateurs dont les clips sont les plus populaires.
Le site, propriété du géant Google, compte étendre son programme de partenariat – créé en décembre 2007 – pour permettre aux particuliers de toucher des royalties lorsque leurs vidéos sont jugées éligibles, en fonction du nombre de visionnages et de leur diffusion dans la communauté des utilisateurs. Le nouveau programme démarrera aux Etats-Unis.
Certains actionnaires de Google s'étaient montrés très critiques vis-à-vis de YouTube ces derniers temps, lui reprochant son incapacité à transformer sa grande popularité en source de revenus. Le message a semble-t-il été entendu par la plate-forme de partage de vidéos.
Jusqu'à présent, les contributeurs réguliers pouvaient être rémunérés s'ils s'inscrivaient de manière formelle au programme de partenariat. Le site dit avoir distribué à certains auteurs de vidéos « plusieurs milliers de dollars ». Google n'a jamais fourni de chiffres sur la rémunération, se contentant d'indiquer qu'elle s'établissait sur la base d'un mélange de coût pour mille (CPM) et de coût par clic (CPC). Le programme avait été étendu à l'Hexagone en mai 2008.
Avec le nouveau système, dont on ne sait pas encore à quelle date il démarrera, si une vidéo devient populaire, YouTube enverra un courrier électronique à son auteur. Ce dernier verra aussi un bouton apparaître sur sa page, qui lui permettra d'« activer le partage de revenus » (voir capture d'écran à gauche). Pour déterminer la popularité d'une vidéo, YouTube appliquera plusieurs critères, comme le nombre de visionnages, sa « viralité » (le partage) et sa conformité aux conditions d'utilisation.
Cette nouvelle version du partenariat, en vigueur uniquement outre-Atlantique dans un premier temps, constitue la dernière tentative en date de YouTube pour dégager des profits à partir des milliers de vidéos mises en ligne chaque jour sur le site. « Nous pensons que nous pouvons engendrer des dizaines de milliers de partenariats supplémentaires », estime Tom Pickett, directeur des ventes en ligne de YouTube.
Selon Goldman Sachs, le site de vidéos devrait réaliser un chiffre d'affaires d'environ 300 millions de dollars (210 millions d'euros) cette année, et la banque estime que ce chiffre progressera d'au moins 40 % en 2010. Les analystes du Crédit suisse estiment néanmoins que YouTube pourrait subir une perte de près de 500 millions de dollars en 2009.
Dans sa quête de ressources, le site a tenté ces derniers mois d'accroître le nombre d'extraits de programmes télévisés et de films dans son catalogue afin d'attirer les annonceurs. La semaine dernière, YouTube s'est mis d'accord avec Time Warner pour accueillir des extraits de programmes des chaînes CNN, TNT ou encore Cartoon Network.















