











Dans un pays comme les Etats-Unis, où une grande enseigne de vente de disques comme Tower Records a fait faillite, les consommateurs mélomanes soucieux de légalité se tournent visiblement de plus en plus vers les plates-formes payantes telles que iTunes d'Apple ou Amazon MP3.
Selon une étude publiée le 18 août 2009 par le cabinet spécialisé NPD, sur le premier semestre, aux Etats-Unis, le téléchargement payant a représenté 35 % du volume des ventes de musique, contre 20 % en 2007 et 30 % en 2008. Sur ce marché, c'est l'iTunes d'Apple qui tient la corde avec 69 % des transactions enregistrées, contre seulement 8 % à AmazonMP3 qui, il est vrai n'est pas aussi ancien que son rival (1).
Partant de ce constat, le NPD Group a fait ses projections et en déduit que si la tendance baissière des ventes de CD continue de se conjuguer avec une hausse des titres téléchargés, dès la fin de 2010, il en sera normalement fini du règne de la galette argentée sur les ventes de musique. A tout le moins sur le marché américain.
En France, le fossé entre le CD et le téléchargement (sur Internet, sur téléphone mobile), voire à titre marginal l'écoute de musique en streaming, est toujours une réalité. Même si elles connaissent des difficultés majeures, les grandes enseignes, comme la Fnac ou Virgin Megastore, sont toujours bien présentes sur le marché.
Selon le dernier baromètre du Syndicat national de l'édition phonographique qui porte sur le premier trimestre, les ventes numériques ne représentaient que 17,6 millions d'euros (en baisse de 1 % par rapport à l'année 2008), contre 101,1 millions d'euros pour les ventes physiques (en recul il est vrai de 18,5 % par rapport à l'année précédente).
La progression du téléchargement légal et payant telle qu'elle se profile aux Etats-Unis n'est toutefois pas forcément une bonne nouvelle pour les professionnels du disque, à commencer par les producteurs et les artistes. Car cette tendance de marché est portée par une échelle de prix révisée à la baisse (le titre à 0,99 euro) et calquée sur le modèle économique développé par Apple avec iTunes. Un prix qui, à en croire nombre de professionnels, profite en premier lieu aux distributeurs et fait peu de cas des coûts réels liés à la création artistique.
(1) En ce qui concerne les ventes physiques de CD outre-Atlantique, c'est le géant de la distribution Wal-Mart qui occupe la première place, avec 20 % du marché, devant Best Buy (16 %), Target et Amazon (10 % chacun).
















