











FriendFeed accepte de devenir l'ami de Facebook. » Non, ces quelques mots n'ont pas été laissé sur le « wall » du fondateur du célèbre réseau social, Mark Zuckerberg, ils ont juste été postés par Bret Taylor, le cofondateur de FriendFeed sur son blog.
Des mots pour saluer le rachat d'une plate-forme de micro-blogging, FriendFeed, par le premier des réseaux sociaux au monde, Facebook. Une opération évaluée, selon le Wall Street Journal, à 50 millions de dollars (15 millions en numéraire et 32,5 millions en actions), mais qui n'est pas un simple rachat de plus dans la Silicon Valley.
Car FriendFeed n'est pas n'importe quelle plate-forme de micro-blogging, c'est LE concurrent montant de Twitter, le service que les dirigeants de Facebook espère renvoyer au plus vite dans les oubliettes du Web (on peut toujours rêver).
Créé en 2007 par Bret Taylor et Paul Buchheit, respectivement concepteur de Google Maps et artisan du succès de GMail, FriendFeed est un service qui permet de rassembler sur une même page l'ensemble de ses publications postées, créées et rédigées sur Internet, que ce soit sur Youtube, Flickr, Twitter, Facebook ou Delicious...
Il s'agit donc d'un service qui s'adresse en priorité aux internautes les plus connectés, bref à tout ceux qui, même en vacances, ne décrochent jamais du Web, qui est devenu pour eux une forme incontournable et parfois même exclusive de la relation sociale. Un profil d'utilisateur que l'on retrouve couramment dans les médias et bien évidemment à San Francisco ainsi que dans la Silicon Valley.
Mais s'il ne semble peut-être pas encore vraiment grand public, FriendFeed préfigure peut-être le comportement Internet de masse de demain. Un positionnement symbolisé notamment par sa technologie de recherche qui permet de faire remonter en temps réel, c'est à dire à la seconde près ce qui buzz le plus sur le Web. Et ce sans attendre qu'un moteur de recherche vienne balayer le code source d'une page Web pour y détecter une nouvelle mise à jour.
« Google est le roi de la recherche sur Internet, FriendFeed [et ses 12 employés, NDLR] est le roi de la recherche en temps réel, cela nous promet une belle bataille », résume le blogueur Robert Scobble, interrogé par la BBC. « Jusqu'ici nous n'avons pas été très bon à développer des outils qui analysent le Web à la seconde près », concédait récemment Larry Page, le cofondateur de Google.
C'est l'un des relais de croissance potentiel que va maintenant tenter de saisir Facebook, le nouveau propriétaire de FriendFeed, en espérant à terme pouvoir s'opposer de manière frontale face à un certain Google.
Mais rien n'est fait, il ne s'agit pour l'heure que d'une simple acquisition. Et le plus dur reste à faire, notamment l'intégration des équipes de FriendFeed à celles de Facebook, sans parler des choix stratégiques, toujours très marqués chez Facebook par le caractère très prononcé de son fondateur, Mark Zuckerberg.
















