











Mise à jour (lundi 3 aôut)
Vingt-quatre heures après la démonstration en public de la faille affectant son téléphone mobile, Apple a officiellement réagi en annonçant la publication d'un correctif destiné à l'iPhone OS (versions 1.0 à 3.0)
Mise à jour (vendredi 31 juillet)
Hier, jeudi 30 juillet, Charlie Miller a présenté devant un parterre de près de 4 000 spécialistes en sécurité ses travaux sur les failles affectant l'iPhone d'Apple. Il a rappelé que les deux vulnérabilités qu'il a découvertes permettent de planter le téléphone et de déconnecter ses fonctions de communication, et ce en envoyant de simples SMS.
Selon cet analyste, spécialiste de la sécurité dans le cabinet de conseil Independent Security Evaluators, ces failles ont été testées avec succès sur quatre réseaux d'opérateurs distincts en Allemagne ainsi que sur celui d'AT&T aux Etats-Unis. La méthode devrait fonctionner sur n'importe quel réseau dans le monde, estime Charlie Miller.
L'expert a ajouté que les téléphones fonctionnant avec l'OS Android de Google présentent les mêmes vulnérabilités, mais l'américain aurait déjà présenté un correctif. En revanche, c'est le silence radio chez Apple. Selon un responsable de l'opérateur O2, cité par la BBC, le fabricant devrait diffuser un correctif pour l'iPhone demain, samedi 1er août.
Première publication : jeudi 30 juillet
Les découvertes de failles de sécurité touchant l'iPhone se multiplient. La dernière en date a de quoi dérouter plus d'un possesseur du téléphone d'Apple. « N'importe qui peut rapidement prendre le contrôle de tous les iPhone dans le monde avec ma méthode », prétend Charlie Miller. Pour appuyer son propos, cet expert en sécurité travaillant pour la société Independent Security Evaluators doit présenter sa technique de piratage aujourd'hui au Black Hat USA, le grand rendez-vous estival de la sécurité informatique à Las Vegas.
La méthode, que le chercheur a résumée dans un document en ligne, s'appuie sur des failles touchant la gestion des SMS sur l'iPhone. Elle a été appliquée aux versions 2.2 et 2.1 du système d'exploitation de l'appareil, mais pas à la toute dernière mouture, la 3.0. Elle consiste à envoyer plusieurs centaines de SMS en apparence anodins (un seul de ces messages sera visible pour l'utilisateur et apparaîtra sous la forme d'un petit carré). En réalité, ils contiennent différentes parties d'un code malveillant. Lorsque tous les éléments sont dans la mémoire de l'iPhone, ce dernier interprète automatiquement les codes binaires de programmation contenus dans les SMS et les assemble. Puis le logiciel ainsi recomposé s'exécute.
Dans son exposé, Charlie Miller évoque deux types d'attaque par SMS ; la première conduit à planter totalement l'iPhone, la seconde à bloquer toutes les communications sur le téléphone. Mais la méthode permettrait tout aussi bien d'agir sur d'autres composants logiciels du terminal, afin par exemple d'activer le micro, la caméra, de lancer un appel téléphonique…
Cette méthode apparaît d'autant plus redoutable qu'il n'est pas nécessaire que l'utilisateur visualise le SMS, clique sur un lien Internet ni installe un fichier joint au fameux SMS. La seule parade pour éviter l'exécution du code consiste à éteindre son iPhone, selon Charlie Miller.
Les impacts de cette technique de piratage pourraient être très gênants pour les utilisateurs, à défaut d'être critiques. Charlie Miller indique avoir averti Apple il y a un mois environ de sa découverte. Aujourd'hui, la marque n'a toujours pas fait de commentaire, mais elle aurait publié un correctif juste avant l'intervention de l'expert au Black Hat. Un différend pourrait être à l'origine du silence d'Apple. Lors du CanSecWest 2009, une conférence sur la sécurité qui a eu lieu en mars dernier à Vancouver, cet expert a précisé que, dorénavant, il ne donnerait plus gratuitement aux éditeurs concernés les informations sur les failles qu'il découvre.
L'iPhone ne serait pas le seul concerné par cette attaque via des SMS. Selon Charlie Miller, les téléphones fonctionnant avec Windows Mobile et Android pourraient être affectés de la même façon. L'exploitation de SMS piégés commence d'ailleurs à se développer. Il y a quelques jours, Trend Micro et d'autres experts indépendants ont découvert un cheval de Troie permettant de prendre le contrôle d'un mobile utilisant Symbian. Dès qu'on se connecte à un site toujours en ligne, on peut télécharger un petit programme appelé sexySpace.sisx. Une fois installé, il récupère des données personnelles et peut envoyer aux contacts de l'utilisateur des SMS piégés invitant à installer… Sexy Space.
















