











Les principaux opérateurs de télécoms français ont dit à Reuters ne pas ressentir un impact notable de la crise sur leur activité, ce qui marque une différence du marché hexagonal par rapport à des pays plus durement touchés, comme l'Espagne ou le Royaume-Uni.
« Pour l'instant, cela n'a pas tellement d'impact », explique Emmanuel Forest, directeur général délégué et vice-président de Bouygues Telecom, troisième opérateur mobile français, qui participait à une conférence sur les télécommunications organisée par Les Echos.
Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free, a déclaré lui aussi ne pas percevoir d'incidence de la conjoncture, y compris dans les services à valeur ajoutée (télévision, vidéo à la demande), dont le chiffre d'affaires a augmenté de 44 % pour atteindre 115 millions d'euros au premier trimestre sur un total de 480 millions.
Frank Esser, PDG de SFR (groupe Vivendi) a déclaré en marge de la même conférence que l'opérateur avait réalisé un « très bon » deuxième trimestre tant dans la téléphonie mobile que dans la téléphonie fixe. « Nous avons gardé notre dynamique », a-t-il précisé, faisant notamment état de la vente de plus de 200 000 iPhone d'Apple depuis le lancement de l'appareil le 8 avril après la perte par Orange de son exclusivité.
Emmanuel Forest a affirmé de son côté que Bouygues Telecom attendait de voir l'évolution cet été des revenus du roaming, ces frais facturés aux clients pour passer des communications hors de leur pays d'origine. Ces revenus reculent sous l'effet conjugué de la diminution des déplacements, imputable à la crise, et de la baisse des tarifs menée tambour battant par l'Union européenne.
Stéphane Pallez, directrice financière déléguée de France Télécom, a confirmé lors de la conférence que le marché français des télécoms était « globalement résistant ». « Le marché français n'est pas préservé, mais c'est un marché dans lequel nous avons su gérer un ralentissement qui n'a pas été aussi brutal que dans d'autres pays », a-t-elle souligné.
France Télécom, tout comme ses concurrents, a en particulier subi au premier trimestre les répercussions de la crise économique en Espagne. Gervais Pellissier, directeur financier de l'opérateur français, avait déclaré fin mai à Reuters que la situation pourrait encore s'aggraver sur le marché espagnol.
Michel Combes, directeur général pour l'Europe de Vodafone, n'a pas souhaité faire de commentaire sur l'évolution au deuxième trimestre de ce marché, identifié par le premier opérateur mobile mondial en termes de chiffre d'affaires comme l'un des deux pays à problème pour lui au premier trimestre, avec la Turquie.
















