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4 - Le processeur d'image

Parmi les composants d'un numérique, le processeur d'image est celui qui a connu les plus importantes évolutions.

Ils ont pour nom Canon Digic, Nikon Expeed, Pentax Prime ou Sony Bionz. Les processeurs d'image constituent le cœur de tout compact, bridge ou reflex numérique. Pour mesurer leur importance, rappelons rapidement le fonctionnement d'un appareil numérique. Lorsque l'on presse le déclencheur, des photons passent par l'objectif et viennent frapper le capteur (CCD ou Cmos), qui les traduit en informations électriques. Celles-ci sont ensuite dirigées vers un composant électronique qui convertit la tension électrique en signal numérique. C'est ici qu'intervient le processeur d'image. Il récupère le signal numérique et le convertit en coordonnées RVB. Mais pas seulement. Le processeur d'image va effectuer de nombreux traitements préalables à l'enregistrement de l'image, aux formats JPeg ou Raw. Il va notamment supprimer les aberrations chromatiques (franges de couleur séparant des zones fortement contrastées) ou appliquer des algorithmes de réduction du bruit numérique toujours plus efficaces.
C'est également ce composant qui garantit la réactivité de l'appareil, tant au niveau de l'allumage que de la mise au point ou du déclenchement en rafale. C'est enfin grâce à lui qu'il est aujourd'hui possible de filmer en HD 1080p et de profiter de la visée par l'écran LCD sur les reflex numériques.

Plus fort que les optiques

Depuis plusieurs années, la qualité des images produites par les APN n'a cessé d'augmenter. Pourtant, les optiques n'ont quasiment pas évolué. Simplement, le processeur d'image est aujourd'hui suffisamment puissant pour analyser et corriger presque instantanément tous les défauts des objectifs, tels que la distorsion ou le vignettage. C'est lui qui rend aujourd'hui possible l'intégration de zooms à amplitude exceptionnelle sur des compacts ou des bridges. En effet, sans un processeur d'image extrêmement puissant et rapide, les zooms 25-250 ou 28-560 mm ne pourraient prétendre à rien de plus que ce qu'ils sont réellement : de vrais culs de bouteille.

Canon EOS 500D

Ce reflex accueille le processeur Canon Digic 4. Principale innovation, l'EOS 500D dispose d'un mode vidéo Full HD 1080p. Seul bémol, l'autofocus n'est pas continu dans ce mode, contrairement à un caméscope. L'appareil intègre un capteur Cmos de 15,1 mégapixels et un écran de 7,6 cm de diagonale à visée directe.
Prix : 900 euros environ boîtier nu

Focus technique : un exemple de processeur, le Digic de Canon

À l’instar de tous les fabricants de reflex, Canon ne cesse d’améliorer le processeur d’image intégré à ses appareils. Son processeur Digic, pour Digital Imaging Core, équipe tous ses compacts, bridges et reflex depuis 2003. La première version s’occupait presque uniquement du traitement de l’image numérique. Néanmoins, sa rapidité permet l’amélioration du mode rafale. L’Ixus 400 est ainsi capable de shooter à 1,5 image par seconde, un score très impressionnant pour un compact. En outre, le Digic consomme moins d’énergie que l’ancienne génération, ce qui se traduit par une augmentation de l’autonomie de l’appareil. Ce modèle équipe notamment l’EOS 300D considéré comme le premier reflex grand public. Avec le Digic II, en 2005, Canon modifie totalement l’architecture du processeur. Les améliorations portent essentiellement sur le traitement de l’image (balance des couleurs, réduction du bruit numérique et des aberrations chromatiques). Toujours plus puissants, les processeurs Digic III et 4, lancés en 2007 et 2008, permettent l’ajout de nouvelles technologies, telles que la détection de visage, la réduction du bruit par faible luminosité, et plus récemment, l’intégration de la vidéo HD ou la détection automatique de scènes.

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