La high-tech devient écolo
Ce que veulent les consommateurs, ce sont des produits moins gourmands en énergie et plus respectueux de l'environnement. L'éco-conception devient une priorité pour les constructeurs. Tour d'horizon.
Une nouvelle couche d'isolation
Le classement vert des fabricants
Des factures électriques corsées
Des MacBook plus verts
Epinglé dans le classement Greenpeace, Apple a sorti une gamme d'ordinateurs portables moins polluants. Leur boîtier est en aluminium recyclable. L'écran, dépourvu de mercure, est conçu avec un verre sans arsenic. Des diodes électroluminescentes assurent le rétroéclairage. A l'intérieur, les câbles et les composants sont garantis sans PVC ni retardateur de flamme bromé. Ces MacBook portent le label Epeat Gold, la plus haute distinction décernée par l'organisme américain d'évaluation des performances écologiques.
Recycler coûte moins cher
Le fabricant HP a mis en place des structures pour récupérer les cartouches d'encre pour imprimante, une fois qu'elles sont vides. « En 2007, nous avons économisé 2 300 tonnes de plastique vierge grâce à la récupération de cartouches. Mais refaire un plastique identique à du neuf avec du recyclé est une chaîne très complexe », commente Pierre Sicsic, responsable environnemental de HP France.
Allô, la terre ?
Le Blue Earth de Samsung, qui sera bientôt disponible, est fabriqué en plastique recyclé à partir de bouteilles d'eau. Ce téléphone mobile se recharge grâce à un panneau solaire intégré. En cas de mauvais temps, il dispose quand même d'une alimentation électrique traditionnelle.
Un modèle à suivre
L'écran L2440x wide de Lenovo est le premier écran pour ordinateur dépourvu de PVC et de retardateur de flamme bromé et de produits toxiques. Il est aussi exempt de beryllium, de phtalates et d'antimoine, nocifs eux aussi. Ce qui lui vaut d'être cité en exemple par Greenpeace. En plus de classer les fabricants, l'association évalue aussi les produits soumis par les industriels. Le dernier rapport, sorti en décembre, est disponible en ligne.
La jungle des écolabels
Les écolabels sont décernés par des organismes indépendants, la plupart du temps sur la déclaration des constructeurs et parfois après une évaluation sur tests. Ils étudient l'impact environnemental des produits « du berceau à la tombe » et sont là pour guider le choix des consommateurs. Leurs critères sont remis à niveau régulièrement pour refléter les avancées technologiques et les nouvelles lois. Créé par le ministère de l'Environnement allemand, le label Der Blaue Engel s'applique aux ordinateurs depuis 1994. Le label américain Epeat comprend, lui, trois niveaux selon le nombre de critères respectés. Energy Star, autre label américain concernant uniquement la consommation électrique, est très présent en Europe. Par contre, le label européen Eco-Label n'a pas vraiment décollé dans le monde des produits électroniques.
Greenpeace note les bons et les mauvais élèves du high-tech
Tous les trois mois, l'association de défense de l'environnement Greenpeace publie un Guide pour un high-tech responsable. Il s'agit d'un classement des dix-huit plus grands fabricants de téléphones mobiles, d'ordinateurs, de téléviseurs et de consoles de jeux. Critères retenus : l'élimination des substances chimiques dangereuses, la gestion des déchets électroniques, la consommation énergétique des produits. Une manière de motiver les fabricants à mieux faire.

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